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Cyclo-cross

Steve Chainel "une véritable année de folie"

Publié le 10/01/2019 10:52

Champion de France de cyclo-cross 2018, Steve Chainel revient sur son année en bleu blanc rouge avant de remettre son titre en jeu dimanche à Besançon. Entretien.

Steve Chainel La MézièreSteve Chainel La Mézière | © Olivia Nieto

Bientôt 1 an que tu portes le maillot tricolore. Est-ce quelque chose de spécial ? 

J’ai vécu une année absolument fantastique, porter ce maillot tricolore était pour moi un rêve. C’était l’objectif de ma carrière, peut-être même l’objectif unique de ma vie de sportif. C’est désormais fait, chaque course alaquelle j’ai pris part, je me regardais avec les tenues, mon casque… J’étais le champion de France, celui que j’ai toujours voulu être pendant quasiment 17 ans. C’était une véritable année de folie. 

Quel bilan tires-tu de ta saison pour le moment ? 

Pour l’instant la saison est plutôt bonne. J’avais comme objectif de rentrer dans le top 10 d’une Coupe du Monde, cela a été fait sur la manche de Berne en Suisse assez tôt dans l’hiver. Malheureusement je n’ai pas confirmé derrière, j’ai connu des petits pépins physiques qui m’ont fait passer un mois de décembre assez loin du niveau auquel je voulais évoluer. Maintenant le bilan est correct, j’ai remporté le Roc Gravel, je me suis exporté au Japon où j’ai gagné un cyclo-cross international et je pense avoir été un excellent ambassadeur du cyclo-cross à travers l’ensemble des Coupes du Monde auxquelles j’ai pris part. 

Tout le monde connaît le fameux circuit de Besançon sur le site de la Malcombe. Comment le trouves-tu ? Il peut te convenir ? 

Effectivement je le connais très bien ce circuit. D’ailleurs le dernier vainqueur, c’est moi. C’était en septembre 2017, mais contrairement à dimanche il faisait 30 degrés, c’était sec et ultra rapide. En revanche en 2016 lors du dernier championnat de France là-bas, les conditions étaient terribles, je crois même avoir terminé 27ème, très loin de Francis Mourey qui avait remporté l’épreuve. Le parcours, ce n’est pas mon préféré mais c’est à moi de m’adapter et pas l’inverse, c’est pour tout le monde pareil. De toute façon depuis le mois de juin je me prépare pour être au top de ma forme sur ce mois de janvier. La forme est là, je vais tout donner et faire de mon mieux afin d’aller chercher une médaille, voir mieux histoire de ne pas changer totalement ma garde-robe. 

Steve Chainel à FlamanvilleSteve Chainel à Flamanville | © Audrey Waltispergere

Dimanche tu remets ton titre ton jeu. A quoi penseras-tu sur la ligne de départ ? 

Je serai comme d’habitude, très excité et envieux. C’est la première fois que je porterai le dossard 1 mais pour autant je n’ai pas l’impression d’être l’homme à battre voir l’homme qu’on attend au tournant. J’ai pris un énorme recul par rapport à ce titre, qui était vraiment l’objectif de ma carrière. Très honnêtement je n’ai qu’une envie, c’est faire une très belle saison.

La course semble plutôt ouverte. Quelles seront tes ambitions ? 

En effet, c’est extrêmement ouvert. Je crois même qu’elle n’a jamais été aussi ouverte. J’ai d’ailleurs dans ma tête une liste de neuf noms et prénoms de coureurs qui se présenteront à Besançon avec j’en suis sûr l’idée de devenir Champion de France. Mes ambitions sont évidemment élevées. Je ne vais pas à Besançon pour un simple top 10, le but est de réaliser la plus belle performance possible et pour moi ce serait déjà d’être sur le podium. 

Quel sera la suite de ton programme pour le mois de janvier ? 

Le mois de janvier est toujours le plus important dans une saison de cross. Il y a le championnat national, des Coupes du Monde et le championnat du monde. Il restera 3 courses après Besançon, la Coupe du Monde à Pontchâteau, celle à Hoogereide et le mondial. Je me suis préparé en conséquence, c’est un mois important qui permet de finir la saison avec les plus gros objectifs et j’espère les meilleurs résultats. 

Un collectif avant toutUn collectif avant tout | © Cassandra Donne

Tu es à l’initiative du team Chazal-Canyon, es-tu satisfait de l’évolution de cette aventure ? Sur quels points travailles-tu pour améliorer d’avantage la structure ? 

C’est assez incroyable l’évolution de l’équipe. Chaque année nous progressons en termes de résultats purs et cette saison ne déroge pas à la règle avec un Antoine Benoist qui nous a déjà décroché trois podiums en Coupes du Monde, un podium international et un classement général de Coupe de France. Mais également mes trois autres coureurs qui défendent et se battent avec leurs armes pour être les meilleurs ambassadeurs du team. Chaque jour je m’imagine être manager à 100%, avoir une équipe de 8 à 10 coureurs spécialistes du cyclo-cross, et qui seraient dans les mêmes conditions que nos voisins belges. A savoir professionnel à 100%, être payé pour faire du vélo et avec un staff que j’aurais choisi ultra-compétent. Pour cela je n’ai d’autre choix que de trouver des partenaires financiers forts, voire très forts. Car aujourd’hui notre structure ne peut payer le staff et l’ensemble des coureurs. Mon unique but est de trouver un partenaire qui adhérera à mon projet. Avec l’envie sur les six mois de la saison dans les sous-bois d’être présent sur de nombreuses courses, en Belgique, en France, en Suisse, en République Tchèque voir même à travers le monde comme j’ai pu le faire au Japon. Pour cela l‘argent est vraiment le nerf de la guerre, qui peut déboucher sur une équipe continentale un jour. En tout cas, c’est mon objectif. 

Tu  formes de jeunes pépites avec Antoine Benoist et Mickaël Crispin, que peux-tu nous dire sur ces garçons ? 

Ce sont de véritables pépites. Ils sont bien éduqués, avec un talent et un potentiel qui, je pense, peut les emmener très loin dans la discipline. Pour cela il faut les accompagner au mieux, les aider dans la recherche de la performance mais aussi et surtout essayer de les comprendre et tenter de leur apporter ce qui leur convient le mieux. D’ailleurs ils ont deux caractères totalement opposés, c’est pour moi le charme du management. Un bon manager c’est quelqu’un qui sait comprendre la personne, sait lui apporter les bonnes choses. Il faut avant tout connaitre le bonhomme avant de connaitre l’athlète car je pense que pour qu’un sportif soit performant, il faut que l’homme se sente bien… Et pas l’inverse. C’est pour cela que je veux connaitre les personnes avant de connaitre les coureurs, surtout s’ils veulent intégrer ma structure. 

Par Maëlle Grossetête 

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