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Interview de Rémi Pauriol

Publié le 05/03/2013 14:34

Sojasun - "Je savais que je risquais de ne pas faire le Tour en signant chez Sojasun, mais je ne le regrette pas. Je pense sincèrement qu'on aura notre place."

Rémi PauriolRémi Pauriol | © Vélo 101

Rémi, comment s'est passé votre transfert chez Sojasun ?
Je suis très heureux d'arriver dans cette équipe. J'ai été très bien accueilli, il y a une très bonne ambiance. C'est une structure un peu moins grosse que la FDJ ou le Crédit Agricole. C'est une équipe de deuxième division avec un peu moins de coureurs. C'est un peu plus convivial et familial. J'aime ce genre d'équipes.

Votre décision est-elle liée au fait de ne pas avoir participé au dernier Tour de France ?
Un peu, mais il y a pas mal de grands sprinteurs à la FDJ. Je prenais moins de plaisir à faire un travail d'équipier sur le plat plutôt que de jouer ma carte sur les parcours vallonnés. Chez Sojasun, nous avons un groupe homogène où beaucoup de coureurs ont leur chance. On fait confiance à ceux qui sont en forme et ceux qui sont devant. C'est dans ce genre d'équipes que j'aime évoluer, où on peut attaquer et faire et une course de mouvement.

D'autant plus qu'il n'y a pas de vrais leaders donc chacun aura sa chance...
Tout à fait. C'est ce qui m'a poussé à signer dans cette équipe. Je peux avoir ma chance à tout moment. L'équipe est tournée vers l'offensive, on n'a ni de grands sprinteurs, ni de grands leaders.

Auriez-vous été tenté par une aventure à l'étranger ?
Il y a de très belles structures en France. J'aurais pu partir à l'étranger, mais j'ai choisi de rester en France pour cette raison. Et puis, j'aime bien courir les épreuves en France et je me plais bien dans les équipes françaises.

Sojasun fait un très beau début de saison, à quand votre tour ?
Ça me soulage parce que Jonathan Hivert a déjà trois victoires. On a moins de pression sur le déblocage du compteur. J'espère que mon tour viendra assez vite. Je voudrais rapporter un bouquet rapidement pour ma nouvelle équipe.

Le fait de changer d'équipe vous a-t-il poussé à changer votre préparation hivernale ?
Pas tellement, on m'a demandé d'avoir Paris-Nice comme premier objectif. Il y a des années où j'arrivais en forme plus tôt, dès le GP La Marseillaise ou le Tour Med. Cette année, j'ai essayé de garder de la fraîcheur, de ne pas trop en faire pendant l'hiver. C'est à partir de Paris-Nice que j'espère exploiter 100% de mon potentiel.

Vous connaissez les points clés de Paris-Nice, le général se dessinera-t-il à la Montagne de Lure ?
Oui, c'est l'arrivée au sommet donc c'est l'étape qui devrait décanter le général. Ce n'est pas aussi dur que le Mont Ventoux, mais ça reste une montée difficile. Il y a quatre ans, Contador était arrivé seul donc on peut y faire des écarts. Il y a une étape piégeuse en Ardèche, et le chrono du col d'Eze fera la décision si les premiers se tiennent en une poignée de secondes.

Rémi PauriolRémi Pauriol | © Christophe Mury/Vélo 101

Avez-vous travaillé le contre-la-montre cet hiver ?
Non, on verra la stratégie d'équipe si on veut se concentrer sur le classement général ou pas. Je suis plus dans un état d'esprit offensif pour gagner une étape. Je ne suis pas passé loin il y a deux ans à Paris-Nice où je termine deuxième d'une étape derrière Voeckler. Je m'étais consolé avec le maillot de meilleur grimpeur. Je pense avoir la possibilité de gagner une étape sur Paris-Nice. C'est dans cette optique-là que je me place. On verra si l'opportunité est là de jouer le général mais c'est la route qui décidera.

Quel sera votre programme par la suite ?
Je devrais courir le Critérium International, puis au mois d'avril les manches de Coupe de France et les Ardennaises si on est invités.

Devoir attendre les wild cards ne vous dérange pas ?
Non je préfère, car on n'a que quelques objectifs à cibler, quelques grandes courses. C'est beaucoup plus facile que d'être toute la saison sur des courses WorldTour qui sont parfois mal placées sur le calendrier. C'est très difficile de faire tout le programme. Il y a les trois Grands Tours, des courses sur tous les continents, c'est très fatigant et très difficile de cibler tous ces objectifs. Avec Sojasun, on ne postule qu'aux épreuves WorldTour françaises plus le Tour de Catalogne car Julien Simon a gagné deux étapes là-bas. Cibler ses courses est quand même un avantage pour l'entraînement. Bien sûr, on est tributaires des invitations d'ASO. Mais on est assez bien servi et j'espère qu'on pourra courir le Tour de France et de belles courses.

Le WorldTour est passé à dix-neuf équipes avec le retour de Katusha, cela vous met-il une pression particulière ?
Non on n'a pas de pression. Évidemment nous attendons la sélection pour le Tour avec impatience. On est motivés pour faire des résultats, pour montrer qu'on a notre place. On espère tous que Sojasun sera sélectionnée. Je savais que c'était un risque à prendre en rejoignant Sojasun, mais je ne le regrette pas. Je pense sincèrement qu'on aura notre place. On a déjà trois victoires depuis le début de saison. On espère faire un bon Paris-Nice et faire de belles courses tout au long de la saison.

Il n'y a que trois invitations et Cofidis et Europcar sont pratiquement assurées de participer au Tour, quel est votre sentiment ?
Je ne suis pas persuadé qu'on jouera la troisième place. Europcar me semble au-dessus du lot. Il reste deux places à prendre pour cinq équipes, on verra comment ça va se passer. On est encore en début de saison, les sélections se feront en avril. On se concentre sur la route pour essayer de faire les meilleures performances possible. C'est une sélection. Il y aura forcément des heureux et des déçus.

Propos recueillis à Loriol le 22 février 2013.

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