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L'actu du 7 avril

Publié le 07/04/2016 11:11

Cavendish de retour à Roubaix, Kittel ne court pas après les records, Rolland s'est rassuré, Elissonde va reprendre à Denain, Jarrier convoqué à Valenciennes.

Mark CavendishMark Cavendish | © SirottiMark Cavendish. Battu par Marcel Kittel à l'arrivée du GP de l'Escaut, Mark Cavendish (Dimension Data) a pu utiliser l'épreuve anversoise comme préparation à Paris-Roubaix. Le Britannique prendra en effet le départ de l'Enfer du Nord pour la deuxième fois de sa carrière. Sa précédente expérience en 2011 s'était soldée par un abandon. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir voulu y participer, notamment pendant les trois années qu'il a passées dans la formation, spécialiste de l'épreuve, Etixx-Quick Step. "À cette époque, je ne pouvais pas prendre le départ. Au sein de mon ancienne équipe, je n'avais pas une si bonne relation avec Wilfried Peeters qui composait la sélection, explique Mark Cavendish. Je n'ai certainement pas la possibilité de l'emporter. Je suis surtout heureux de pouvoir disputer encore une fois cette classique."

Marcel Kittel. Lui qui détenait le record de victoires avec Mark Cavendish est désormais seul au panthéon du GP de l'Escaut. En s'imposant pour la quatrième fois de sa carrière à Schoten après 2012, 2013 et 2014, Marcel Kittel (Etixx-Quick Step) s'est offert un joli record tout en redonnant le sourire à une équipe Etixx-Quick Step très en deçà de ses attentes sur les premiers rendez-vous flandriens. "Je ne cherche pas à courir après les records, affirme pourtant le sprinteur allemand. Je cherche juste à gagner des courses. J'ai lancé mon sprint à 200 mètres de la ligne. Quand Cavendish est revenu à mon niveau, j'ai réussi à conserver un léger avantage. C'est ma plus grande victoire cette saison. En regardant la liste de départ qui comprenait pratiquement tous les plus grands noms du sprint, cela me donne d'autant plus de confiance."

Pierre Rolland, leader de CannondalePierre Rolland, leader de Cannondale | © ASO/G.DemouveauxPierre Rolland. Depuis qu'il a franchi l'Atlantique pour rejoindre Cannondale, Pierre Rolland s'était fait plus que discret. Gêné par une sévère bronchite sur Paris-Nice dont il avait fait le grand objectif de son début de saison, l'Orléanais était en proie au doute, mais a finalement resurgi hier. Son offensive dans le final de la 3ème étape du Tour du Pays Basque s'est avérée vaine, mais elle démontre que les efforts consentis sur ce début de saison complètement réétudié finissent par payer. "On m'a conditionné pour travailler très dur, je l'ai fait, explique-t-il à L'Equipe. Il faut que ça marche au Tour de Romandie, sinon je changerai mon approche du Tour." Son programme de début de saison avait été allégé, les stages en altitude étant préférés aux compétitions. Avant le Tour, il ne devait participer qu'au Dauphiné et aux Championnats de France.

Kenny Elissonde. Opéré du genou à la mi-janvier, Kenny Elissonde (FDJ) a vu sa préparation hivernale perturbée. Ce n'est que jeudi prochain que le grimpeur francilien fera son retour dans les pelotons... sur une épreuve destinée aux sprinteurs. L'ancien vainqueur d'étape à l'Angliru sur la Vuelta a en effet choisi le GP de Denain pour effectuer sa reprise. Il prendra dans la foulée la direction de la Bretagne pour participer au Tour du Finistère le samedi. Kenny Elissonde retrouvera ensuite son terrain au Tour de Romandie où il devra épauler Thibaut Pinot. Le grimpeur de 24 ans restait sur une belle fin de saison 2015, 16ème de la Vuelta, 13ème du Tour du Gévaudan et 7ème des Trois Vallées Varésines.

Un passage à niveau bloque l'échappéeUn passage à niveau bloque l'échappée | © Ansa-Peri ZennaroBenoît Jarrier. Avant de se présenter au départ du GP de Denain jeudi prochain, Benoît Jarrier (Fortuneo-Vital Concept) devra faire un crochet par le commissariat de Valenciennes. Le Sarthois a en effet été convoqué pour répondre de ses actes sur le dernier Paris-Roubaix quand il avait franchi, comme une bonne partie du peloton, le passage à niveau dans le secteur du Pont Gibus à Wallers. Il sera accueilli par les policiers nordistes dès sa sortie du train. "Je leur dirai combien c'était bien sûr dangereux de franchir ce passage à niveau, que j'ai fait une connerie comme la cinquantaine d'autres coureurs", explique l'intéressé à Ouest-France. Afin d'éviter que les barrières ne s'abaissent à nouveau devant les coureurs ce dimanche, les organisateurs de Paris-Roubaix ont adapté l'horaire de départ en fonction du trafic ferroviaire.