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L'actu du Giro # 3

Publié le 10/05/2010 09:20

Cadel Evans juge l'étape ridicule, Ivan Basso grappille son retard, Carlos Sastre peiné d'avoir perdu du temps, Dominique Arnould furieux, le road-book de la 3ème étape.

Le champion du monde Cadel Evans change de couleursLe champion du monde Cadel Evans change de couleurs | © SirottiCadel Evans. Le champion du monde Cadel Evans (BMC Racing Team) ne s'attendait pas à prendre si tôt possession du Maillot Rose qu'il aspire à ramener à Vérone fin mai. Hier pourtant, il a échappé aux nombreux accidents qui ont marqué le final pour se présenter avec les premiers sur la ligne d'arrivée. "Cette étape a été la plus ridiculement dangereuse et tendue que j'ai courue de toute ma carrière, n'a pas hésité à déclarer l'Australien. Je ne sais pas pourquoi tout le monde était si tendu. C'est peut-être un peu le manque d'expérience ou comme si vous preniez une équipe de Grand Tour et la lanciez sur ces routes qui constituent davantage le terrain de jeu des coureurs de classiques. Je pense qu'il faut être bon du début à la fin de n'importe quel Tour de trois semaines. J'ai perdu le Tour pour 23 secondes, je porte un regard différent."

Ivan Basso. Vigilant aux avant-postes de la course hier, Ivan Basso a fait rouler son équipe Liquigas-Doimo dans les derniers kilomètres afin de s'éviter de nouvelles chutes massives... et de grappiller du temps à ceux qui l'avaient précédé dans le contre-la-montre d'Amsterdam. Il a ainsi repris 34 secondes à des coureurs comme Wiggins, Sastre et Cunego. "Ca a été une étape plus rude que prévue à cause des conditions climatiques. Nous savions ce qui nous attendait et l'impératif était de courir en tête du peloton pour éviter les chutes ou de dangereuses pertes de temps. Un travail de l'équipe a été nécessaire dans le final pour nous protéger, moi et Vincenzo Nibali. Une étape semblable nous attend encore aujourd'hui. Il va falloir garder les yeux ouverts et maintenir une vigilance maximale."

Carlos Sastre. Parmi les coureurs retardés par la grosse chute collective intervenue à 7 kilomètres de l'arrivée hier figurait Carlos Sastre (Cervélo TestTeam). Le coureur a cédé 34 secondes à des coureurs comme Evans, Vinokourov et Basso. "Je suis peiné parce que j'ai toujours été bien placé, concentré, à essayer d'éviter d'être impliqué dans une des nombreuses chutes qui se sont produites, mais dans le final c'est tombé juste dans la première partie du peloton, où je me situais. Je suis reparti avec un troisième groupe. L'équipe a alors été à 100 % avec moi, nous sommes parvenus à rejoindre le deuxième peloton, dans lequel il y avait Wiggins, et à perdre le moins de temps possible afin de ne pas perdre d'options sur le Giro." Désormais, l'Espagnol accuse un retard de 57 secondes sur le porteur du Maillot Rose.

Thomas Voeckler au départ du Giro 2010Thomas Voeckler au départ du Giro 2010 | © SirottiDominique Arnould. Le directeur sportif des Bbox Bouygues Telecom s'est insurgé contre le final dessiné par l'organisation du Tour d'Italie. "C'est inadmissible, s'exclame-t-il sur le site de sa formation, dont aucun coureur n'a pu terminer l'étape dans le peloton. Ce n'est pas digne d'un Grand Tour ce qu'on a vu à Utrecht. Les 30 derniers kilomètres en ville, ce n'est pas sérieux. Il était écrit que des coureurs partiraient à la faute. Le parcours était bien trop dangereux. Il y a d'ores et déjà des coureurs qui ne verront pas l'Italie (NDLR : c'est le cas de Martin Kohler, de BMC, qui a dû se retirer la clavicule fracturée). Tous nos coureurs étaient du mauvais côté quand c'est tombé. Le final est catastrophique pour nous. Commencer dans ces conditions, c'est loin d'être idéal. Heureusement, personne n'est blessé chez nous. C'est un moindre mal."

Le road-book :

La 3ème étape du GiroLa 3ème étape du Giro | © RCS3ème étape : Amsterdam-Middelburg (224 km). Le Tour d'Italie conclura aujourd'hui son périple aux Pays-Bas en quittant pour de bon la capitale néerlandaise afin de rallier Middelburg, d'où commencera pour les suiveurs un épuisant transfert jusqu'en Italie. Cette étape devrait être sensiblement similaire à celle d'hier. Gare aux chutes et aux bordures, donc, dans une course qui longera la Mer du Nord et ne présentera pas la moindre difficulté topographique. A noter d'ailleurs que cette étape, qui passera par Rotterdam, empruntera les routes exactes de la première étape du Tour de France durant une soixantaine de kilomètres. La course se terminera dans le centre historique de Middelburg, longeant le canal jusqu'à 250 mètres de l'arrivée. Les derniers hectomètres seront dallés et la dernière ligne droite longue de 100 mètres.

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