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World Tour Matériel 101 #8

Publié le 16/04/2019 08:20

World Tour Matériel 101, épisode 8. Cette semaine, c’est bien Paris-Roubaix qui a attiré tous les regards des amateurs de cyclisme et de matériel.

En effet, si le Tour du Pays Basque a continué d’offrir de gros pourcentages aux coureurs préparant les Ardennaises avec des développements réduits à la clé, c’est bien la classique française qui a mobilisé le plus d’énergie et de savoir-faire.

 

Paysages Paris-RoubaixPeloton encore groupé sur Paris-Roubaix | © ASO / P. Ballet 

 

« A tout seigneur tout honneur », Philippe Gilbert le vainqueur utilisait un Specialized… Roubaix. D’ailleurs, ce vélo équipait 5 coureurs parmi les 10ers ! Il s’agit là d’un nouveau cadre avec une excroissance au niveau du serrage de la tige de selle (où vient se loger un petit amortisseur) mais utilisant toujours un système d’amortissement « maison » baptisé Future Shock au niveau de l’avant du vélo. Cette suspension est blocable et les téléspectateurs ont pu remarquer que le coureur bloquait ou ouvrait selon qu’il se trouvait sur la route ou les pavés. Parmi les particularités de Philippe Gilbert, citons sa section de boyaux de 26 mm alors que la plupart de ses adversaires ou coéquipiers préfèrent les 28 ou 30 mm. La pression quant à elle restait de 5,5 bars environ.

 

Gilbert ajoute un 4ème Monument à son palmarèsGilbert ajoute un 4ème Monument à son palmarès | © Getty Sport 

Parmi les points remarquables de ses concurrents, Sep Vanmarcke (Education First) avait un vélo à disques alors qu’il était en patins la semaine dernière sur le Tour des Flandres. Peter Sagan (Bora Hansgrohe) avait lui aussi un Specialized Roubaix de nouvelle génération alors qu’il roulait encore en Tarmac sur le Ronde. Avec une taille inférieure (54 contre 56), certainement pour retrouver un allongement similaire. La transmission Shimano Di2 a aussi laissé place à une transmission plus classique en mécanique. Un choix plus sage sur les pavés, si on en juge par les petits soucis notés ça et là (Sep Vanmarcke ou Wout Van Aert pour ne citer que les plus visibles) par les coureurs restés en transmission électrique. D’ailleurs le coureur d’Education First a déclaré avoir eu la victoire à sa portée mais qu’elle s’est envolée du fait du mauvais fonctionnement de son dérailleur arrière bloqué sur le 11 dents dans le final, pendant une dizaine de kilomètres avant qu’on ne lui change son vélo. Ceci lui aurait littéralement « cassé les jambes ».

 

Arenberg_01Trouée d'Arenberg | © ASO / P. Ballet

 

Parmi les spécificités matériel de Paris-Roubaix, certaines méritent d’être détaillées :

-          Après avoir mixé des sections de boyaux en 28 mm et 26 mm sur le Tour des Flandres, Oliver Naesen (AG2R La Mondiale) a ici utilisé 30 mm devant et 28 mm derrière. La recherche de confort et d’adhérence semble bien être la 1ère motivation.

-          De nombreux coureurs utilisent 2 épaisseurs de guidoline pour amortir les vibrations et avoir une meilleure préhension du cintre.

-          Wout Van Aert a utilisé un Bianchi Infinito à la place du Oltre XR4 avec lequel il court habituellement. Et en spécialiste du cyclo cross, il a demandé à ses mécaniciens un levier de frein additionnel en haut du cintre. Autre particularité de ses vélos : il utilisait un groupe Shimano Dura 9000, qui n’est plus le dernier modèle. Autre coureur de 1er plan à utiliser un vélo plus confortable que sur les autres courses : Greg Van Avermat (CCC) roulait en Giant Defy à disques. Les équipes Lotto Soudal ou encore Astana ont également fait le choix de cadres plus souples pour Paris-Roubaix, sauf pour certains coureurs qui ont préféré conserver leur cadre habituel.

-          Plusieurs équipes ont utilisé des porte bidons Elite Ciussi dont les petits élastomères évitent aux bidons de sortir de leur emplacement sur les secteurs pavés.

-          Les périphériques (tige de selle et cintre) sont souvent en aluminium quand les autres courses enregistrent leur équivalent en carbone.

-          Pour une équipe comme Groupama FDJ, Paris-Roubaix représentent un total de 60 roues spécifiquement préparées pour la course. Les coureurs disposent de 2 vélos de rechange en plus de celui qui leur permet de prendre le départ. Continental leur livre 100 boyaux Compétition RBX en 28 mm pour l’épreuve. Sur l’édition 2019 et pour l’ensemble des 7 coureurs, seules 2 crevaisons ont été enregistrées.

 

 

Avec la victoire sur Paris-Roubaix et celles obtenues sur le Tour du Pays Basque, Specialized/Shimano/Roval creuse encore l’écart sur les poursuivants.

 

Le podium World Tour Matériel 101Le podium World Tour Matériel 101 | © Vélo 101 

 

Pour toute remarque ou suggestion, n’hésitez pas à nous contacter sur materiel@velo101.com.

 

 

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