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VTT

Retour sur le Roc Gravel Origins 83

Publié le 15/10/2019 04:30

Le Gravel Origins 83 du Roc d'Azur, c'était pas moins de 268km en deux jours dans les magnifiques décors du Var. Retour sur cette épreuve avec Patrick Campays qui nous parle de cette discipline en pleine évolution.

Après 2 jours sur les sentiers Gravel du Roc d’Azur, qu’est-ce qu’on peut en conclure ?

Cette année l’organisation a innové, c’est quelque chose de bien car ça évite de se retrouver sur les mêmes parcours tels que ceux de l’an passé. Par contre les circuits étaient les mêmes mais dans la boucle inverse. Le premier jour c’était du beau et bon Gravel avec des paysages magnifiques. 

Combien de kilomètres, de dénivelé, et quel pourcentage de macadam/Gravel vendredi et samedi ?

Hier vendredi, il y avait 118 km avec 2600 m de dénivelé, beaucoup de pistes, environ 70% contre 30% de route, ce qui rendait la course agréable. Aujourd’hui on est passé à 148km où la difficulté était de sortir des Gorges du Verdon et donc d’emprunter énormément de route. On a fini sur le massif d’Esterel où le Gravel était majoritaire. Je pense qu’aujourd’hui c’était plutôt l’inverse avec donc 40% Gravel et 60% route. 

Des paysages à couper le souffle dans le VarDes paysages à couper le souffle dans le Var | © ROC D'AZUR

Ici dans les Maures on va dire que le Gravel c’est plus que du chemin avec du caillou, c’est du chemin large en terre battue ?

Oui, chez nous on appelle ça les charretières : ce sont des pistes forestières exploitaient soit pour les feux soit pour les chasseurs. En principe, toutes les pistes qu’on emprunte sont carrossables.  

Vous étiez un peu plus d’une centaine au départ, pourquoi selon toi il n’y a pas eu de progression entre 2018 et 2019 ?  

On ne peut pas dire qu’il n’ait pas eu de progression puisque l’an passé sur les 100 personnes présentes, il y avait 40 personnes en VTT. Cette année, je pense que ça a été bénéfique car il y avait essentiellement du Gravel et ça, ça montre bien que les 40 personnes qui étaient en VTT ont acheté un Gravel ou alors ont été remplacé par quelqu’un en Gravel. C’est un succès pour l’organisateur.

Les participants du Gravel Origins au départLes participants du Gravel Origins au départ | © Thomas Maheux

Le profil du pratiquant au niveau vestimentaire c’est plutôt cuissard court-maillot court ou short-baggy plutôt débridé ? 

Parmi tous les participants, on va dire qu’il y en avait 5% en short tranquille tandis que le reste était vraiment habillé en coursier. Maintenant, il y a beaucoup de marques qui permettent d’évoluer quelques soit les conditions météorologiques. Ce matin il faisait 6 degrés au départ, il fallait avoir du matériel vestimentaire en conséquent.

Sur une épreuve comme celle-là du Gravel, quel pourcentage de filles et d’hommes au départ ?  

Malheureusement, comme dans beaucoup de disciplines et surtout dans celle-là qui démarre, il y avait peu de filles. Elles devaient être 4 au départ. C’est une discipline nature, de découverte, ça va augmenter. Les filles avec qui je le pratique adorent ça. 

Les filles sont présentes sur les chemins du GravelLes filles sont présentes sur les chemins du Gravel | © A.Vialatte

Le niveau de ceux qui se trouvent en tête de course, ce sont des bons crossmen, routiers, vététistes ? 

Le pilotage, le vélo et la durée de l’effort sont différents que celui du cyclo-cross donc on ne peut pas faire de véritable comparaison. La vitesse rentre en jeu donc on retrouve essentiellement des gens qui ont pratiqué la route, le vtt et qui trouvent un compromis idéal entre ces deux disciplines.  

Combien de temps avez-vous mis pour accomplir ces 118km ?  

Pour la première étape j’ai mis moins de 6 heures, 5h50 très exactement.

Au niveau réparation matériel et ravitaillement avec quoi prends-tu le départ ? 

J’ai eu tellement de galères que maintenant je prends mon petit sac à dos. Je mets le stricte nécessaire : 2 chambres à air et une pompe adéquate. Comme le Gravel est en pleine évolution, on a des difficultés à trouver le bon pneumatique.  

Il faut rouler en tubeless ou chambre à air ? 

Je trouve étrange de voir des gens en chambre à air sur du Gravel. On emprunte des pistes qui sont carrossables certes mais on utilise aussi des chemins où il y a des gros blocs, des petits rochers qui peuvent vite nous faire pincer en chambre à air. 

Les chemins carrossables du Gravel Origins 83Les chemins carrossables du Gravel Origins 83 | © A. Vialatte

On sent bien que la discipline se cherche avec d’un côté le Gravel Origins, non chronométré et de l’autre côté le Roc Gravel qui, lui, est chronométré. Où est la vérité ? 

Je ne me permettrais pas de dire où se trouve la vérité, on peut dire que dans la même discipline il en existe 2. Je pense que le public Gravel s’oriente davantage sur du long, de la découverte, des paysages. Et à côté de ça, il y a les coursiers ; mettre un dossard et faire un temps. Je respecte tout à fait ça. Les parcours sont différents et la recherche aussi.  

Tu privilégies donc l’esprit aventure avec ce Gravel Origins non chronométré juste une trace GPX que l’on suit ? 

Oui, je pense que le fait d’être autonome, d’avoir cette trace GPX, ça nous permet de faire des erreurs mais surtout de pouvoir gérer son effort. On ne peut pas partir sur 150km de la même façon que lorsque l’on part sur un « petit » parcours chronométré. Il faut aussi être au top niveau orientation. 

Après 2 ans sur le Gravel Origins, on peut se demander s’il y aura le « jamais 2 sans 3 »..

Oui oui on reviendra ! J’ai trouvé sympa de voir un parcours changé et évolué pour découvrir de nouvelles vallées.  

Tu ne te vois donc pas participer au Roc Gravel qui part de la base nature le samedi matin ?

Non. Même si j’arrive à rouler correctement, vu mon âge avancé je préfère rester sur le Gravel Origins.

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