
Sylvain Chavanel. C’est un incident mécanique qui a coûté du temps, 57 secondes, à Sylvain Chavanel (IAM Cycling) hier. Les efforts consentis par l’ancien champion de France pour revenir dans le peloton juste avant le Mont Brouilly sont venus pénaliser le chef de file tricolore dans une ascension menée tambour battant. Eddy Seigneur a expliqué ce mauvais scénario. « Nous sommes déçus car l’équipe a bien travaillé. L’incident mécanique est tombé au plus mauvais moment. Et même si nous avons pu ramener Sylvain en bonne position avant la bosse, il n’est pas arrivé à tenir la roue des meilleurs quand les favoris ont accéléré. Avec les 57 secondes concédées, il lui sera difficile de jouer le général mais une victoire d’étape est toujours envisageable. » Mardi à Nevers, Sylvain Chavanel avait déjà perdu 7 secondes sur le peloton, gêné par une chute survenue dans le dernier virage, ce que les commissaires n’avaient pas considéré.

John Degenkolb. Vous êtes ce matin 43 % à estimer que Paris-Nice constitue cette année une meilleure préparation que Tirreno-Adriatico à Milan-San Remo. Un choix que partage en tout cas John Degenkolb (Giant-Shimano), qui a marqué les esprits hier à une dizaine de jours de la Primavera. Distancé sur les hauteurs du Mont Brouilly, le sprinteur allemand a réalisé une véritable démonstration pour ramener son groupe sur les talons du peloton des favoris dans les 10 derniers kilomètres. Faute de beaucoup de soutien, John Degenkolb a dû rendre son maillot jaune pour 3 secondes, mais il a prouvé qu’il serait un candidat sérieux dans un Milan-San Remo qu’on annonce moins dur que les précédents et plus favorable aux sprinteurs. A condition de franchir les capi, la Cipressa et le Poggio. Au vu de ce qu’il a démontré hier dans la quatrième étape de Paris-Nice, John Degenkolb a soigné sa cote à une semaine et demie de la classique.