Antidopage. Après avoir soigneusement examiné le rapport et les recommandations de la Commission Indépendante de Réforme du Cyclisme (CIRC), l’Union Cycliste Internationale a annoncé une série de mesures visant à renforcer son dispositif antidopage et sa gouvernance. Parmi les points annoncés, une collaboration plus étroite avec l’Agence Mondiale Antidopage, une approche de l’antidopage plus qualitative et plus ciblée, un contrôle du personnel employé par les équipes et le recours à des contrôles nocturnes lorsque cea est estimé nécessaire. « Je suis absolument déterminé à utiliser le rapport de la CIRC pour m’assurer que le cyclisme poursuive le processus engagé afin de regagner pleinement la confiance des fans, des diffuseurs et de tous les coureurs propres », a rappelé le président de l’UCI Brian Cookson.
Affaire Mertens. Les cas des coureurs suspectés d’être liés au docteur Chris Mertens, soupçonné d’utiliser des méthodes interdites pour améliorer les performances des athlètes en ayant notamment recours à l’ozonothérapie, seront traités le mois prochain s’agissant de Tom Meeusen (Telenet-Fidea) et Greg Van Avermaet (BMC Racing Team). Le cyclo-crossman sera entendu par la commission de discipline de la Royale Ligue Vélocipédique Belge (RLVB) le jeudi 2 avril. Greg Van Avermaet sera quant à lui entendu le jeudi 16 avril, soit après la campagne des classiques flandriennes qu’il pourra courir dans leur intégralité. Le cas de Bart Wellens (Telenet-Fidea), qui a mis fin à sa carrière à 36 ans, sera quant à lui traité le jeudi 4 juin.

Davide Cimolai. On présentait la cinquième étape de Paris-Nice hier entre Saint-Etienne et Rasteau comme la plus proche du tracé de Milan-San Remo, avec un ensemble de courtes difficultés dans le final. Déjà vainqueur en février du Trophée Laigueglia, que l’on présente comme la petite sœur de la Primavera puisque disputée sur une partie de ses routes, Davide Cimolai (Lampre-Merida) a marqué de précieux points dans la perspective de la classicissima dans huit jours. « Avec cette victoire j’espère obtenir un statut de leader sur Milan-San Remo, confirme le finisseur de 25 ans, déjà 2ème mercredi à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Milan-San Remo, c’est la course qui me fait rêver, mais je garde les pieds sur terre car c’est tout de même un monument. Je voulais gagner cette étape, et j’ai réussi. Ça me donne confiance et ça me conforte dans mon choix d’avoir participé à Paris-Nice plutôt qu’à Tirreno-Adriatico comme les années précédentes. »

Thomas De Gendt. Auteur d’une échappée de 185 kilomètres hier, vingt-quatre heures après un raid de 190 kilomètres, Thomas De Gendt (Lotto-Soudal) a conforté hier son maillot à pois de meilleur grimpeur sur Paris-Nice. Il ne lui a manqué que 200 mètres pour ajouter une victoire d’étape à son palmarès. « La déception est bien présente lorsque vous passez si près, a-t-il déclaré à Rasteau. C’est dommage, mais nous ne pouvons rien y changer. Le plan était de prendre le plus de points possibles lors de la première ascension. Je suis sorti assez facilement du peloton au moment où beaucoup de coureurs ont dû lâcher prise. J’ai pris les points. Ensuite, j’y suis allé pour la victoire d’étape. J’étais très proche, mais cela n’a pas fonctionné. Je suis bien installé en tête du classement de la montagne mais tout reste possible. Nous devrons être attentifs lors des deux premières ascensions afin de voir si quelqu’un est un danger. »
