
Code Mondial Antidopage. Le passage en 2015 a induit l’entrée en vigueur du nouveau Code Mondial Antidopage. Parmi ses changements significatifs figurent l’allongement de la période de prescription (dix ans au lieu de huit) et la possibilité de suspendre un coureur qui s’associerait à un personnage formellement disqualifié. Les sanctions seront elles aussi plus sévères. Ce ne sont plus deux mais quatre ans de suspension qui attendront tout athlète contrôlé positif à une substance lourde (stéroïdes, hormones de croissance, EPO, dopage sanguin…). Les coureurs contrôlés positifs après avoir ingéré une substance contaminée se verront bénéficier d’une flexibilité accrue allant de l’avertissement à une suspension de deux ans. Enfin l’UCI a adopté de nouvelles mesures liées aux équipes : suspension de 15 à 45 jours en cas de deux contrôles positifs, jusqu’à un an à la troisième infraction ; et amende s’élévant à 5 % du budget annuel.

Christian Prudhomme. Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a salué le retour d’ARD pour deux ans au moins. Le groupe télévisuel public allemand, qui boycottait la diffusion du Tour en direct depuis 2007 et de nouvelles affaires de dopage, a choisi d’en reprendre la programmation en 2015 et 2016. « L’Allemagne est un grand pays de cyclisme, a déclaré Christian Prudhomme. Je me souviens de la formidable ferveur populaire que nous y avions rencontrée en 2005 à l’occasion du dernier passage du Tour de France. Le cyclisme allemand dispose aujourd’hui de deux équipes cyclistes de premier plan, d’une génération de coureurs exemplaires et talentueux. Je me réjouis que le public allemand puisse suivre le Tour de France sur la télévision publique, en clair, en direct, et chaque jour. » Rappelons que plusieurs villes allemandes, dont Münster, sont candidates à l’organisation prochaine d’un Grand Départ.