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Tour de Rio - Le reportage (2/6)

Publié le 09/08/2011 11:00

Le Tour de Rio s'est déroulé du 27 au 31 juillet dernier. Soleil, chaleur, exotisme et bien sûr cyclisme étaient au rendez-vous. Deuxième volet de notre reportage.

Victoire d'Edgardo Simon sur la première étape du Tour de RioVictoire d'Edgardo Simon sur la première étape du Tour de Rio | © Brice de Singo

Au début de la première étape qui relie Rio à Angra dos Reis, le peloton parti pour 150 km s’est d’abord et logiquement donné le temps du round d’observation. La route empruntée quitte la mégalopole vers l’ouest, longe d’abord la plage. C’est dire si c’est d’abord plat. Un temps. Cela ne dure pas. Contre toute surprise, c’est le Rwandais Nicodem Habiyambere qui, impatient, pressé d’en découdre, met le premier le feu aux poudres.   Mais, dès que l’on quitte le rivage, que l’on pénètre dans les terres, la route épouse le relief et s’élève. Jusqu’à la ligne d’arrivée qui reviendra sur le rivage, la deuxième partie du parcours n’est qu’un enchevêtrement de collines, de montagnes russes. Aux remontées de tire-fesses s’enchainent les toboggans.

La circulation n’est pas fermée. Motos et motards de police fraient le passage au travers du trafic ambiant. Les sirènes américaines vocifèrent, les klaxons hurlent. Les Harley pétaradent comme à la parade. Certaines traversées de bourgades donnent à sourire. Certains vélos passent devant les voitures ouvreuses. L’insolent Rwandais est vite repris et plusieurs autres échappées sont tout aussi vaines….  Le vent ambiant ne se prête guère aux velléités en solitaire, ou en duo. Et puis, le revêtement n’est pas toujours en bon état. Le réseau est en pleine réfection. Des bulldozers bordent la chaussée. Les bas côtés regorgent de terre rouge brique. Le revêtement est truffé de trous, de nids de poule. Pas facile.

Dans ces conditions mal aisées, le peloton finit par se scinder. Pour jouer la gagne, il fallait faire partie du groupe qui cette fois est parvenu à s’échapper. Edgardo Simon, la locomotive argentine en a pris l’initiative et sous son impulsion, il emporte avec lui une trentaine de wagons. Sur les bosses de plus en plus importantes, l’échappée creuse un écart suffisant sur les poursuivants puis s’égrène. De trente, le groupe ne compte plus que onze coureurs vaillants aux abords de la grande descente de trois kilomètres qui mène à l’arrivée. Chronique d’un sprint annoncé. Rafael Andriato, Brésilien parti chercher fortune en Italie et arborant les couleurs d’une équipe de son adoption, Petroli Firenze, se lance le premier. Il se voit déjà franchir en vainqueur la ligne, toute proche. Plus que trente mètres. Mais un dos d’âne sournois le surprend et le fait déchausser. Son coup de pédale n’est plus, pour un instant, aussi fringant. Il se fait dépasser. Edgar Simon n’en demandait pas tant. Il vainc et revêt sur le podium la tunique jaune du premier leader. L’équipe colombienne attendue place cinq de ses six coureurs dans le groupe des onze premiers. Onze coureurs comptent déjà plus de deux minutes d’avance au général.

Un reportage de Brice de Singo

Classement 1ère étape :

1. Edgardo Simon (ARG) les 150 km en 3h12'25"  
2. Rafael Andriato (BRA) m.t.  
3. Marco Coledan (ITA) m.t.
4. Jaime Alberto Castaneda Ortega (COL, EPM-UNE) m.t.  
5. Andrei Nechita (ROU)  m.t.
6. Antonio Xavier Nascimento (BRA, Funvic-Pindamonhangaba) m.t.  
7. Juan Pablo Suarez Suarez (COL, EPM-UNE) m.t.  
8. Robigzon Leandro Oyola Oyola (COL, EPM-UNE) m.t.
9. Renato Seabra (BRA, Clube Dataro De Ciclismo-Foz Do Iguacu) m.t.  
10. Eduard Alexander Beltran Suarez (COL, EPM-UNE) m.t.

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