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Bilan 2013 — 2013 dans le rétro : épique !

Publié le 22/12/2013 06:52

En mars, Milan-San Remo entre plus que jamais dans la légende. La classicissima est frappée par les intempéries neigeuses qui donnent lieu à une course épique.

Les conditions sont terriblesLes conditions sont terribles | © SirottiL'hiver s'éternise. Et il est rude, très rude. Les conditions climatiques sont détestables depuis le début de la saison. Vent glacial ou pluie diluvienne ont défié la bravoure des cyclosportifs sur les premiers mois de l'année. Les pros n'y échappent pas. La neige qui s'invite un peu partout en Europe a déjà eu raison de plusieurs épreuves : la Drôme Classic, Kuurne-Bruxelles-Kuurne et le Grand Prix de Lugano ont renoncé un mois plus tôt. Idem courant mars pour A travers Drenthe et Nokere Koerse. Aussi, quand intervient Milan-San Remo, la classique baptisée Primavera du fait qu'elle annonce le printemps, personne n'imagine le chaos que vont provoquer les flocons qui s'invitent en abondance au rassemblement des coureurs sur la Piazza Castello de Milan.

300 kilomètres attendent les courageux qui s'élancent chaudement vêtus. Et en dépit des conditions climatiques extrêmes, il n'est pas question pour les organisateurs de toucher à un cheveu de la classicissima. Pourtant, à mesure que progresse la course dans un paysage de désolation, il faut bien se rendre à l'évidence. Les routes enneigées et le froid glacial rendent impossible le franchissement du Turchino, la première difficulté. Après 117 kilomètres, la décision est prise de neutraliser la course. Les coureurs mettent pied à terre pour rentrer au chaud dans les bus. Ils effectueront plusieurs dizaines de kilomètres jusqu'à Arenzano, la Manie ayant à son tour été effacée de la liste des difficultés.

Gerald Ciolek vainqueur d'une édition qui restera dans les annalesGerald Ciolek vainqueur d'une édition qui restera dans les annales | © SirottiUn nouveau départ est donc donné à 116 kilomètres de l'arrivée et après une heure et demie d'arrêt. Plusieurs favoris renonceront à reprendre la route dans cette course complètement faussée. Les six coureurs qui s'étaient échappés dans le premier tronçon (Bak, Belkov, Fortin, Lastras, Montaguti et Rosa) repartent avec l'avantage de 7'10" qu'ils étaient parvenus à obtenir dans la plaine du Pô. Pour les revoir si près de l'arrivée, le peloton devra faire fi du froid qui le tenaille. Mais de nombreux favoris frigorifiés continuent d'arracher leur dossard avant même l'enchaînement décisif des capi.

Les derniers échappés sont ravalés au pied de la Cipressa, à une vingtaine de kilomètres du but. Les muscles complètement gelés, de nombreux coureurs cèdent sur les rampes de la colline, après laquelle Sylvain Chavanel (Omega Pharma-Quick Step) et Ian Stannard (Team Sky) se portent en tête de course. Le Poitevin et le Britannique abordent le Poggio devant, mais ils s'exposent à une réaction des meilleurs dans les pourcentages les plus difficiles. Fabian Cancellara (RadioShack-Leopard), Gerald Ciolek (MTN-Qhubeka), Luca Paolini (Team Katusha) et Peter Sagan (Cannondale) rejoindront le duo de tête au prix d'une descente acrobatique du Poggio. Les six hommes se disputeront une victoire d'anthologie. Mais quand chacun se focalise sur les grands favoris que sont Sagan et Cancellara, c'est l'ancien grand espoir du sprint allemand Gerald Ciolek qui boucle victorieusement une édition de Milan-San Remo entrée ce jour-là dans la légende.

Le climat rigoureux, lui, se poursuivra quelques semaines encore. Gand-Wevelgem devra réduire son parcours de 55 kilomètres tandis que plusieurs étapes du Giro seront tronquées par d'abondantes chutes de neige, obligeant même les organisateurs à annuler l'étape devant franchir le Gavia puis le Stelvio.

Ça s'est passé en mars :

• vendredi 1er mars : six mois après être devenue championne olympique à Londres, Julie Bresset reçoit à l'Elysée la Légion d'honneur et l'Ordre national du Mérite.
• dimanche 3 mars : le Breton David Lappartient est porté à la présidence de l'Union Européenne de Cyclisme avec 73,91 % des suffrages face à Andreï Tchmil.
• mercredi 6 mars : Michael Boogerd reconnaît s'être dopé au cours de sa carrière, entre 1997 et 2007, à de l'EPO, des transfusions sanguines et de la cortisone.
• dimanche 10 mars : en jaune à compter de la Montagne de Lure, l'Australien Richie Porte écrase Paris-Nice dans la montée chronométrée du col d'Eze.
• lundi 11 mars : Laurent Jalabert est percuté par une voiture alors qu'il s'entraîne autour de Montauban. Il souffre de plusieurs fractures nécessitant une opération.
• mardi 12 mars : Vincenzo Nibali fait dérailler les Sky sur Tirreno-Adriatico, dont il empoche une seconde édition après avoir dépossédé Chris Froome du maillot jaune.
• mardi 12 mars : au lendemain d'un énième abandon, Andy Schleck est retrouvé ivre dans un hôtel de Munich. "Il ne tenait plus debout", déplore un témoin de la scène.
• dimanche 17 mars : Gerald Ciolek est le vainqueur d'un Milan-San Remo chaotique tronqué par la neige, dont les coureurs doivent parcourir une partie dans les bus.
• dimanche 17 mars : après Milan-San Remo, le Français Sylvain Chavanel devient le nouveau leader de l'UCI WorldTour. Pour une épreuve seulement.
• mercredi 20 mars : après quatre ans de sponsoring, l'entreprise RadioShack annonce qu'elle ne renouvellera pas son sponsoring avec la formation luxembourgeoise.
• dimanche 24 mars : dans le froid qui nécessite d'amputer l'épreuve de 55 kilomètres, Peter Sagan s'offre Gand-Wevelgem, sa première grande classique.
• dimanche 31 mars : Fabian Cancellara enlève son second Tour des Flandres quand Tom Boonen abandonne après 19 kilomètres. L'inverse exact de la situation de 2012.
• dimanche 31 mars : Julien Absalon et Julie Bresset confirment leur suprématie dans l'Hexagone en s'imposant à Cap Esterel en ouverture de la Coupe de France XC.

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