Après les contrôles antidopage nocturnes de Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard qui font polémique, l’UCI réagit. 

À la suite de plusieurs réactions suscitées ces derniers jours par des contrôles antidopage inopinés menés par l’International Testing Agency (ITA) pendant le Tour de France – et notamment à la suite du communiqué publié par l’association des coureurs professionnels (CPA) –, l’Union Cycliste Internationale (UCI) souhaite réagir via un communiqué et réaffirmer que la lutte contre le dopage est une priorité absolue.

Le communiqué de l’UCI :

« L’UCI reconnaît bien entendu que les contrôles effectués de nuit peuvent perturber le repos et la récupération des coureurs, et tient à rappeler que le recours à ces contrôles en dehors des heures habituelles demeure une mesure exceptionnelle, réservée à des circonstances limitées et justifiées. Même si elle a pleinement conscience du caractère contraignant d’une telle mesure pour les coureurs, l’UCI souligne néanmoins que ces contrôles répondent à un intérêt prépondérant, celui de la lutte antidopage.

En 2021, l’UCI a confié à l’ITA la gestion de son programme antidopage – notamment la planification et la réalisation des contrôles – pour en garantir l’indépendance et en maximiser l’efficacité. Dans cette optique, elle soutient pleinement l’utilisation par l’ITA de tous les moyens à sa disposition pour mener au mieux sa mission, dans le respect, naturellement, du Code mondial antidopage de l’Agence mondiale antidopage (AMA), des Règlements UCI, et de la législation applicable dans chaque pays pour la réalisation de contrôles (comme dans le cas présent avec l’approbation du juge compétent) et/ou l’obtention de renseignements.

Crédit : ASO

L’UCI juge fondamentaux l’union de toutes les parties prenantes et leur soutien au programme antidopage en place dans le cyclisme, reconnu aujourd’hui par les instances sportives compétentes comme une référence en la matière.

L’exigence d’indépendance, de rigueur et d’efficacité de son programme antidopage a un coût pour le cyclisme, assumé collectivement par l’ensemble de ses parties prenantes : chaque année, plus de 10 millions d’euros sont investis dans la collecte, l’analyse et la réanalyse d’échantillons, mais aussi dans le renseignement, sur les épreuves relevant de la compétence de l’UCI, dont le Tour de France. Cet investissement illustre la détermination de l’UCI à protéger les coureurs respectueux des règles et à poursuivre, sans relâche, le renforcement de l’efficacité de son arsenal de lutte contre les tricheurs.

L’UCI continuera à soutenir l’ITA dans l’exercice de sa mission, dans le respect plein et entier de son indépendance, au service d’un cyclisme plus propre et plus crédible. »