Paul Seixas revient sur sa folle journée sur les routes du Tour Auvergne-Rhône-Alpes : « on descendait à 70 km/h et j’ai glissé sur le goudron ».
Paul Seixas s’est fait une belle frayeur. Victime d’une chute en début de 7ème étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, le Lyonnais est resté au sol quelques minutes avant de repartir. Attendu par ses coéquipiers, qui ont livré un superbe travail collectif, le maillot blanc a pu réintégrer le peloton au prix d’une longue poursuite. Dans l’ascension finale du Grand Colombier, Paul Seixas a payé ses efforts. Il s’est néanmoins battu jusqu’au bout en prenant la 7ème place de l’étape. Le grimpeur de 19 ans a été récompensé en recevant le prix de la combativité sur cette 7ème étape.
Paul Seixas :
« C’était une erreur de ma part, je n’ai aucune excuse. Je suis arrivé trop vite dans un virage, j’ai pris l’habitude de doubler des coureurs en descente pour reprendre des positions sans forcer mais c’est une stratégie qui n’est pas sans risques. Aujourd’hui je l’ai payée, j’ai pris trop de risques. J’ai mal jugé un virage et je m’excuse auprès de tous les coureurs que j’ai pu mettre en danger. Je me suis retrouvé entre le fossé et des graviers, on descendait à 70 km/h et j’ai glissé sur le goudron, je me suis brûlé un peu partout. J’ai cru que je n’allais pas repartir, j’étais vraiment défoncé, j’avais peur de m’être fait vraiment mal. Je suis reparti trois ou quatre minutes derrière, je me suis dit : voilà c’est fini, on ne va jamais rentrer. »

Crédit : ASO / Gaetan Flamme
« Mais ces mecs de mon équipe sont fous, ils m’ont attendu. Dan Hoole et Stefan Bisseger ont fait un énorme boulot sur le plat, c’était incroyable. Ensuite Aurel a fait la montée pleins gaz, il était très solide. J’ai tellement souffert dans les descentes. En tout cas ils se sont donnés à 200 % à cause d’une connerie que j’ai faite. Je me suis accroché dans la montée finale, j’ai essayé de reprendre des forces. Je n’arrivais pas bien à m’appuyer sur mes bras mais je me suis dit « je vais le faire quand même peu importe la douleur ». Il y a cinq mecs qui se sont sacrifiés pour moi alors qu’ils auraient pu me laisser dans la pampa, c’était tout ce que je méritais. Chapeau à eux, il faut qu’ils sachent que je les aime tous ».