Alberto Contador. Alberto Contador (Tinkoff-Saxo) se souviendra longtemps de cette 16ème étape du Tour d’Italie. Victime d’une crevaison dans la descente d’Aprica, l’Espagnol a bouché seul les 50 secondes qui l’ont séparé de Fabio Aru dans le Mortirolo avant de distancer définitivement le grimpeur sarde de la lutte pour le maillot rose. « Je me sens fier d’avoir été l’un des protagonistes de cette étape, se félicite El Pistolero. C’était une étape difficile. Tout allait pour le mieux avant ma crevaison. Ivan Basso m’a donné sa roue et j’ai intégré le groupe de chasse. Quand j’ai vu qu’Astana s’organisait à l’avant, je savais que j’allais commencer le Mortirolo avec un déficit de temps. J’ai roulé à mon rythme dans la montée. Je savais qu’il s’agissait d’une sorte de course contre la montre. Je ne pouvais pas me permettre de perdre mon calme. »
Mikel Landa. Sacrifié dans le Mortirolo pour rester aux côtés d’un Fabio Aru en difficulté, Mikel Landa (Astana) a reçu le feu vert de ses dirigeants pour jouer sa carte. Le Basque a réussi à suivre l’accélération d’Alberto Contador dans le Mortirolo avant de se faire tracter pendant 35 kilomètres pour mieux porter l’estocade à 4 kilomètres de la ligne à Aprica. 2ème du classement général, l’Espagnol est devenu la menace la plus sérieuse pour son compatriote. « Je ne sais pas encore si Fabio Aru roulera pour moi, affirmait pourtant le double vainqueur d’étape. Il faudra voir comment Fabio va récupérer. Le mieux serait de travailler tous les deux contre Contador. Si j’étais venu en tant que leader, je n’aurais peut-être rien réussi. Cette situation est nouvelle pour moi. Il faut maintenant voir comment tout cela se terminera. »

Sébastien Reichenbach. La première expérience de Sébastien Reichenbach (IAM Cycling) en tant que leader sur une course de trois semaines se termine prématurément. Le Suisse, 28ème au général à la fin de la deuxième semaine, n’aura parcouru que les 15 premiers kilomètres de la 16ème étape hier, vaincu par des troubles digestifs. « J’ai connu une nuit difficile, explique le coureur de 25 ans. Je me suis levé avec des sensations bizarres. J’ai tout de même voulu prendre le départ. Dès le début de l’étape lors de la première ascension, j’avais la nausée et j’étais incapable de suivre le rythme du gruppetto. J’ai vraiment donné le maximum mais j’étais sans force. Cela n’avait pas de sens de continuer dans de telles conditions. C’est une grosse déception car j’espérais vraiment arriver au bout de mon premier Giro. »
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