Malgré une chute au pied de la Cipressa, Tadej Pogacar a remporté Milan – Sanremo pour la première fois de sa carrière.
Il en rêvait, il le poursuivait, il le maudit même – mais au final, il l’a fait. Tadej Pogačar a remporté Milan-San Remo 2026. Dans une édition des plus difficiles, où tout semblait perdu après sa chute juste avant la Cipressa. Pourtant, l’homme au maillot arc-en-ciel a prouvé non seulement sa force, mais aussi la ténacité d’un véritable combattant. De retour sur son vélo, de retour dans la course, et quelques kilomètres plus tard, déjà à l’attaque, il disloquait le peloton comme l’an dernier. Une fois de plus, la victoire s’est jouée entre trois coureurs : Mathieu van der Poel, lui aussi tombé plus tôt dans la journée, et un Tom Pidcock exceptionnel. Mais cette fois, sur le Poggio, Van der Poel a craqué. Pidcock a tenu bon, est resté collé à Pogačar, et les deux hommes ont filé jusqu’à la Via Roma. Milan-San Remo 2026, Tadej Pogačar remporte la Classicissima Un sprint final haletant – épaule contre épaule, roue contre roue – et cette fois, pour seulement 4 centimètres, Pogačar l’emporte.
💥 CHUTE DE POGACAR ! Le champion du monde finit au sol, en compagnie de Wout van Aert ou Biniam Girmay à 32 kilomètres de l’arrivée de #MilanoSanremo ! pic.twitter.com/PzSaIBwXue
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La malédiction est brisée. Un nouveau chapitre s’écrit dans une légende déjà bien entamée. Six heures et demie plus tôt, neuf coureurs s’étaient détachés : Martin Marcellusi, Manuele Tarozzi, Lorenzo Milesi, Manlio Moro, Andrea Peron, David Lozano, Alexy Faure Prost, Dario Igor Belletta et Mirco Maestri, portant leur avance à environ 6’30 ». La course se déroula ensuite régulièrement, jusqu’à ce que les chutes commencent à faire des ravages – Jan Christen et Michał Kwiatkowski parmi les coureurs contraints à l’abandon. Puis survint le tournant : une chute massive juste avant la Cipressa, emportant la quasi-totalité des favoris, dont Pogačar, Van der Poel, Wout van Aert et bien d’autres. Le chaos – mais de courte durée. Car dès que la route s’éleva, ils revinrent tous, plus motivés que jamais.
Pogacar passe à l’attaque ! Le champion du monde accélère dans la Cipressa et seuls Van der Poel et Pidcock parviennent à prendre sa roue.
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Avec un maillot arc-en-ciel déchiré et maculé de boue, Pogačar n’hésita pas. Lancé par Brandon McNulty et Isaac del Toro, il attaqua de nouveau dans la Cipressa – et ça fonctionna. Van der Poel et Pidcock pouvaient suivre. Au sommet, ils comptaient plus de 30 secondes d’avance sur le peloton, mené par Lidl-Trek puis Visma. L’Aurelia les mit à l’épreuve, l’écart se réduisant à seulement 9 secondes au pied du Poggio. Mais dès le début de l’ascension, Pogačar passa à un niveau supérieur. Sa première attaque lâcha Van der Poel, son principal rival au sprint. Pidcock, lui, tint bon. Pas de risques dans la descente, tout était gardé pour le sprint. Face à face. Roue contre roue. Épaule contre épaule. Et Pogačar l’emporte. Derrière, Van Aert, au bon moment, place une attaque magistrale et prend la troisième place. Pour Pogačar remporte son 11e Monument – seul Eddy Merckx en compte plus, avec 19. Il ne lui reste plus que Paris-Roubaix pour compléter la collection.
👑 IL L’A FAIT ! Tadej Pogacar remporte #MilanoSanremo en domptant Tom Pidcock au sprint ! #LesRP pic.twitter.com/rU4O85UqjB
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Tadej Pogacar :

Crédit : Milan – Sanremo
« Quand j’ai chuté, j’ai cru un instant que c’était fini. C’est arrivé à Imperia, juste avant le moment le plus important de la course. Ce n’était pas idéal. Heureusement, je suis vite remonté sur le vélo. Il n’y avait pas trop de dégâts, ni pour moi ni pour le vélo. J’ai ensuite aperçu mes coéquipiers Florian [Vermeersxh] et Felix [Grossschartner]. Ils se sont démenés pour me ramener en tête. Ils m’ont redonné espoir. Sans équipe, je serais allé directement à Sanremo pour assister à l’arrivée. Avant le Poggio, il y avait un peu de vent de face. Ce n’était pas aussi idéal que l’an dernier. J’avais un peu peur de Tom Pidcock. Il a fait une course incroyable lui aussi, et c’était très serré. On sait tous qu’il est explosif et rapide. Je ne pouvais pas trop attendre, alors j’ai lancé le sprint, mais chapeau à lui aussi ! »