Thomas Voeckler a révélé le nom des sept coureurs qui accompagneront Paul Seixas sur la course en ligne des championnats du monde.
Les sélections françaises pour les championnats du monde de cyclisme ont été dévoilées ce vendredi 11 septembre. Du 24 au 27 septembre, les meilleurs coureurs et coureuses de la planète se retrouveront à Montréal pour se disputer le maillot arc-en-ciel. Avec un parcours exigeant autour du mont Royal, les équipes de France seront représentées dans toutes les catégories, des Juniors aux Élites. Parmi les principales cartes tricolores : Paul Seixas, engagé sur le contre-la-montre et la course en ligne chez les Hommes Élite, et Célia Géry, championne de France et leader annoncée du collectif féminin.
Montréal, un Mondial pour les coureurs complets
Les Championnats du monde 2026 proposeront un terrain particulièrement sélectif. Après une première partie disputée entre Brossard et plusieurs communes de la Montérégie, les courses en ligne Élite rejoindront Montréal et le circuit final du mont Royal par le pont Samuel-De Champlain. Le dénivelé est essentiellement concentré sur les tours du circuit final (long de 13,4 km pour 269m D+), et la première partie en ligne plutôt plate, mais eu égard à son exposition au vent elle n’a rien d’anodin : les entraîneurs de l’Équipe de France sont unanimes sur ce point.

Crédit : Décathlon CMA CGM / Getty Images
Le circuit sera parcouru à huit reprises par les Femmes Élite et douze fois par les Hommes Élite. La voie Camillien-Houde sur le Mont-Royal, le chemin de la Polytechnique – avec des passages à plus de 11 % – et le faux plat montant de l’avenue du Parc, où sera jugée l’arrivée, constitueront les principales difficultés du tracé. Au total, les hommes devront couvrir 273,7 kilomètres et 3 803 mètres de dénivelé, contre 180,4 kilomètres et 2 570 mètres pour les femmes. Le parcours « peut ne pas être si difficile, mais peut aussi l’être à l’extrême si la course est engagée, car alors il n’y a pas de temps de récupération », commente Thomas Voeckler. Le contre-la-montre Élite se disputera quant à lui sur un parcours de 39,2 kilomètres pour 220 mètres de dénivelé, avec notamment le Vieux-Montréal, le circuit Gilles-Villeneuve et le parc Jean-Drapeau au programme.
La France ambitieuse sur le relais mixte
La France aura également une carte à jouer dans le contre-la-montre par équipes en relais mixte, une discipline dans laquelle le collectif tricolore s’est régulièrement illustré ces dernières années. « Depuis l’apparition de la spécialité en 2019, c’est une volonté de la part de la DTN de l’investir à fond – elle crée beaucoup d’émulation, rapproche les athlètes et les staff. Nous avons manqué la victoire de peu, de 7 secondes à Glasgow et de 4 au Europe : sur une heure d’effort, c’est assez peu ! » fait remarquer Paul Brousse.
Médaillée d’argent aux Championnats du monde de Glasgow en 2023, où elle avait décroché le premier podium mondial de son histoire dans cette spécialité, puis championne d’Europe en 2025 en Drôme-Ardèche, l’Équipe de France abordera une nouvelle fois l’épreuve avec de solides ambitions. Pour cette édition montréalaise, le relais sera composé de Juliette Berthet, Marion Borras et Cédrine Kerbaol pour les femmes, et de Bruno Armirail, Rémi Cavagna et Jordan Labrosse pour les hommes. Un savant mélange d’expérience et de jeunesse, avec plusieurs spécialistes du contre-la-montre et des coureurs capables de maintenir une très haute vitesse sur l’ensemble du parcours.
Paul Seixas, une carte française de premier plan
Chez les Hommes Élite, tous les regards français se porteront notamment sur Paul Seixas. À 19 ans, le coureur de Decathlon-CMA CGM arrive à Montréal avec une première expérience du plus haut niveau particulièrement solide : il a terminé quatrième du Tour de France 2026, à l’issue de son premier Grand Tour, et s’est également classé deuxième du classement des jeunes. Il a notamment pris la troisième place de la 14e étape au Markstein, à l’issue de laquelle il s’était emparé du maillot blanc. Le profil du Mondial montréalais semble naturellement correspondre à ses qualités de grimpeur-puncheur. Surtout, Seixas aura deux occasions de se mettre en évidence puisqu’il disputera le contre-la-montre puis la course en ligne.
Il sera accompagné sur le chrono par Bruno Armirail, tandis que la course en ligne réunira, autour de lui, un collectif expérimenté : Pavel Sivakov, Bruno Armirail, Jordan Labrosse, Valentin Paret-Peintre, Louis Barré, Nicolas Prodhomme et Alex Baudin. Sur un circuit qui devrait se durcir tour après tour, la capacité de cette équipe à accompagner Seixas le plus loin possible dans la course pourrait être déterminante. Et au regard de sa saison 2026 et de sa performance sur le Tour, le jeune Français apparaît comme l’une des cartes tricolores à suivre de très près pour une place parmi les meilleurs.
Célia Géry, le maillot tricolore comme point d’appui
Chez les Femmes Élite, Célia Géry tiendra le rôle central au sein du collectif français. À seulement 20 ans, la coureuse de FDJ United-Suez a d’ores-et-déjà livré une saison 2026 confirmant un réel changement de dimension. Après avoir déjà remporté le titre national en cyclo-cross, être devenue championne de France sur route à La Tour-du-Pin en juin, l’Ardéchoise a ensuite découvert le Tour de France Femmes – et cette première participation à une Grande Boucle a encore renforcé son expérience du très haut niveau.
Puncheuse capable de passer les difficultés et de produire son effort dans les moments décisifs, Géry dispose d’un profil particulièrement intéressant pour Montréal. Sur un parcours qui ne devrait laisser que peu de chances aux pures sprinteuses, elle sera vraisemblablement la leader du groupe France, avec un collectif de grand luxe à son service : Juliette Berthet, Léa Curinier, Marie Le Net, Evita Muzic, Cédrine Kerbaol et Maëva Squiban. Juliette Berthet et Cédrine Kerbaol seront également engagées dans le contre-la-montre.
Une génération U23 ambitieuse
La France alignera également des équipes complètes chez les U23.Chez les Femmes U23, Julie Bego, Marion Bunel, Ema Comte, Amandine Muller et Titia Ryo prendront le départ de la course en ligne. Amandine Muller disputera également le contre-la-montre. L’expérience récente de Marion Bunel au plus haut niveau, notamment, constitue un atout pour ce jeune collectif. Déjà habituée aux grandes courses internationales, elle a terminé 35e du Tour de France Femmes 2026 et septième du classement des jeunes.
Chez les Hommes U23, la France pourra compter sur Aubin Sparfel, Rémi Arsac, Pierre-Henri Basset, Victor Loulergue, Ugo Fabries et Timothée Coudière-Cantin dans la course en ligne. Arthur Blaise sera le représentant tricolore dans le contre-la-montre. Parmi eux, Aubin Sparfel arrive avec de solides références en 2026. Le coureur de 20 ans a notamment terminé quatrième du Giro Next Gen en juin, après avoir remporté une étape et le classement de la montagne du Tour d’Italie U23. Il s’est également illustré au Tour de Bretagne.
Les Juniors également au rendez-vous
Enfin, les jeunes générations françaises seront représentées dans les deux épreuves sur route.Chez les Juniors femmes, Justine Baud, Thaïs Poirier, Lise Revol et Sidonie Vachet défendront les couleurs tricolores dans la course en ligne. Le choix de ne pas sélectionner de fille sur le contre-la-montre, eu égard au projet de Zoé Bihan, focalisée sur la piste, avec les résultats que l’on sait. Chez les Juniors hommes, Lancelot Gayant disputera à la fois le contre-la-montre et la course en ligne. Il sera accompagné sur l’épreuve sur route par Simon Defrance, Matisse Bonnet, Bastian Lafitte et Célian Rolland.





