Au lendemain de l’arrivée sur les Champs-Élysées, voici nos tops et nos flops du Tour de France 2026. 

Nos tops

Décathlon CMA CGM

L’équipe française a franchi un nouveau cap cette année et ça s’est traduit sur ce Tour de France 2026. Dès la cinquième étape et la victoire d’Olav Kooij à Pau, la formation a fait le plein de confiance. Au classement général, Paul Seixas, longtemps à la lutte pour le podium, a pris la quatrième place finale. Une performance remarquable pour le Lyonnais, qui découvrait la plus grande course du monde à 19 ans.

Crédit : Décathlon CMA CGM

En montagne, Seixas a pu compter sur un effectif très solide à ses côtés. Tiesj Benoot ou encore Nicolas Prodhomme ont réalisé un excellent Tour de France au service de leur leader. Quant à Matthew Riccitello, après un début de Tour décevant, il a retrouvé des sensations en troisième semaine. Alors que l’équipe était orienté pour le général, on a bien vu sur la 21ème étape à Paris que tout le collectif travaillait pour Olav Kooij, dont Paul Seixas. C’est un Tour de France très encourageant pour la Décathlon CMA CGM, qui joue désormais dans la cour des grands.

Richard Carapaz

Comment ne pas mettre Richard Carapaz dans nos tops ? Toujours à l’attaque et ne comptant pas ses efforts, quitte à tout perdre, l’Équatorien a été fidèle à lui même sur ce Tour de France 2026. Cela nous rappelle son Tour de France 2024, où il avait terminé très fort en troisième semaine en remportant une étape après avoir pris l’échappée lors des quatre dernières étapes de montagne. En 2024, comme en 2026, il a été élu super combatif du Tour de France tout en ramenant le maillot à pois.

Crédit : ASO

Cette année encore, son panache a été récompensé avec deux victoires d’étape à la clé dont l’étape reine à l’Alpe d’Huez. Coureur explosif, ne comptant pas ses efforts, Carapaz prouve qu’il figure toujours parmi les meilleurs coureurs mondiaux en montagne à 33 ans. Le leader de la formation EF Education-EasyPost avait déclaré forfait pour le Giro mais a parfaitement su rebondir sur la Grande Boucle.

Mathieu van der Poel

Bien que ce ne soit pas sur les Grands Tours qu’il prenne le plus de plaisir, Mathieu van der Poel a très efficace sur ce Tour de France 2026. Sur la 2ème étape à Barcelone, le Néerlandais n’a pas été en mesure de jouer la victoire face au rythme insoutenable des UAE. Sur la 9ème étape, le leader de la formation Alepcin – Premier Tech s’impose à Ussel, la première fois qu’il remporte une étape sur la Grande Boucle issu d’une échappée.

Crédit : A.S.O. / Ashley & Jered Gruber

Lors des arrivées massives, Mathieu van der Poel lance Philipsen, mais le Belge tombe sur plus fort sur ce Tour de France : Tim Merlier. Sur la 17ème étape, Mathieu van der Poel prend l’échappée pour la deuxième fois et lance une nouvelle fois le sprint pour Philipsen, qui s’impose à Voiron. MVDP achève ce Tour de France en s’imposant au bout du suspense et au bout de l’effort sur les Champs-Élysées, une étape qu’il avait coché depuis longtemps. Avec ces deux succès et un gros travail pour Philipsen, Mathieu van der Poel a plus que réussi son Tour de France et peut désormais se focaliser sereinement sur son prochain grand ojectif : les championnats du monde de VTT.

Nos flops

Netcompany Ineos

La formation britannique n’a pas existé sur ce Tour de France 2026. Sans leader au classement général et sans sprinter, on pesanit alors que la Netcompany Ineos allait tout miser sur les échappés. En montagne, Thymen Arensman et Egan Bernal étaient trop justes pour suivre les meilleurs grimpeurs lorsque la route s’élève, en témoigne la 18ème étape entre Voiron et Orcières-Merlette, où les deux coureurs étaient présents à l’avant avant d’être distancé.

Crédit : Netcompany Ineos

Pas au mieux physiquement, Kévin Vauquelin n’est pas parvenu à faire mieux qu’une sixième place sur la 4ème et la 13ème étape. Après une chute sur la 12ème étape, Dorian Godon n’a jamais vraiment récupéré, gêné au niveau du buste. Sur le CLM individuel, Joshua Tarling et Filippo Ganna n’ont pas réussi à faire mieux que 10 et 11ème. La meilleure performance de la Netcompany Ineos sur ce Tour de France restera la deuxième place décrochée sur le CLM par équipe à Barcelone lors de la première étape.

Matteo Jorgenson

Après avoir abandonné l’Amstel Gold Race après une chute et une fracture de la clavicule, Matteo Jorgenson avait réussi son retour sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, en prennant la quatrième place du classement général. Sur ce Tour de France, l’Américain n’a jamais semblé à son meilleur niveau. Il n’a jamais été en mesure d’aider Jonas Vingegaard en montagne, en étant distancé par les équipiers de Tadej Pogacar.

Crédit : Team Visma | Lease a Bike

Après l’abandon du Danois, Jorgenson avait carte libre pour aller dans les échappés et tenter de sauver le Tour de France de la Visma | Lease a Bike. Malgré une troisième place à Orcières-Merlette, Jorgenson n’a jamais été en mesure de jouer face à Carapaz pour décrocher la victoire. Les espoirs de la formation néerlandaise se sont vite tournés vers Sepp Kuss.

Groupama-FDJ United

Sans leader pour le classement général, la Groupama-FDJ United se focalisait sur les victoires d’étape. Malgré un très bon CLM par équipe inaugural à Barcelone, la formation française n’a jamais été en mesure de jouer la victoire. Clément Russo s’est tout de même mêlé aux sprints massifs à de nombreuses reprises en intégrant le top 10 à cinq reprises.

Crédit : Groupama-FDJ United

Le champion de France Romain Grégoire a connu un Tour de France compliqué. Pourtant, ça avait bien commencé à Barcelone en terminant le CLM par équipe en boulet de canon et en prennant la 7ème place de la deuxième étape. Malheureusement, sur les reste du Tour de France, le Bisontin n’a pas semblé à son avantage, se glissant dans quelques échappés, mais sans briller.