Le parcours du Giro d’Italia 2027 a été dévoilé ce mardi. Monte Zoncolan, double ascension du Mortirolo,… Voici le profil des 21 étapes. 

Dix jours après le Tour de France, le parcours officiel de la 110e édition du Giro d’Italia a été dévoilé ce mardi à Rome. 3 418,9 kilomètres et 50 250 mètres de dénivelé positif, avec au programme 6 étapes pour les sprinteurs, 8 étapes accidentées, 5 étapes de montagne et 2 contre-la-montre individuels. Tel est le tracé du premier Grand Tour de la saison, qui s’élancera de Trieste le samedi 8 mai pour s’achever à Rome le dimanche 30 mai. Le Passo Gavia sera la « Cima Coppi » (le sommet ayant la plus haute altitude), tandis que le Mortirolo, gravi à deux reprises, sera la « Montagna Pantani » (ascension la plus emblématique). Après six ans d’absence, le Monte Zoncolan fait son retour au programme, avec une ascension abordée depuis le versant d’Ovaro.

Le parcours du Giro d’Italia 2026

Première semaine

La première semaine proposera un mélange d’opportunités pour les sprinteurs, de terrains vallonnés et des premières ascensions significatives. La 1re étape débutera et s’achèvera dans la capitale du Frioul, avec une incursion en Slovénie et trois ascensions exigeantes dans les 40 derniers kilomètres. La deuxième étape, reliant Ljubljana à Koper, se déroulera intégralement sur sol slovène, avant que la course ne revienne en Italie pour une troisième étape de 163 kilomètres entre Cervignano et Possagno, sur un tracé exigeant. Le Giro mettra ensuite le cap sur l’Émilie-Romagne pour l’étape Argenta–Misano Adriatico, où le circuit mondial Marco Simoncelli devrait offrir un terrain propice à une arrivée au sprint. Le premier test majeur pour les prétendants au classement général aura lieu lors de la 5e étape, reliant Filottrano — où le Giro d’Italia rendra hommage à Michele Scarponi, dix ans après sa disparition — à Sarnano-Sassotetto.

Longue de seulement 139 kilomètres, cette étape affiche tout de même 3 300 mètres de dénivelé positif, un profil qui pourrait déjà creuser des écarts importants. La course poursuivra son chemin le long de la côte adriatique avec l’étape Alba Adriatica–Lanciano, avant d’aborder un contre-la-montre individuel se terminant en montée. Cette épreuve de 19,6 kilomètres reliera Sulmona à Campo di Giove. Durant le week-end, le Giro fera étape à Naples pour la sixième année consécutive, avant de remonter vers le nord le dimanche 16 mai, à l’occasion de l’étape Itri–Subiaco-Monte Livata. Cette arrivée au sommet, déjà présente lors du Giro Next Gen l’an dernier, viendra conclure neuf journées de course éprouvantes.

Deuxième semaine

Après la première journée de repos, la course reprendra dans le Latium avant de se diriger vers les Apennins centraux. L’étape Palombara Sabina–Norcia s’étendra sur 218 kilomètres avec 3 600 mètres de dénivelé positif, sur un parcours ponctué de nombreuses ascensions et descentes. Le lendemain, l’étape reliant Gualdo Tadino à Scarperia, avec une arrivée sur le circuit du Mugello, sera la plus longue de la course et offrira une nouvelle occasion aux sprinteurs. La course se poursuit en Toscane avec une arrivée en altitude inédite lors de l’étape entre Montecatini Terme et Zeri.

La 13e étape, entre Borgo Val di Taro et Reggio Emilia, présente un profil nettement plus abordable ; ses 176 kilomètres constituent une nouvelle opportunité pour les sprinteurs. Le deuxième week-end s’annonce crucial pour le classement général : au programme du samedi, une étape de 187 kilomètres avec un dénivelé important de 4 900 mètres, reliant Cantù Arena à Piani di Bobbio/Valtorta. En chemin, les coureurs graviront successivement les ascensions du Ghisallo, du Culmine di San Pietro, de Miragolo San Salvatore et d’Alino. Le dimanche sera marqué par un contre-la-montre individuel de 37,3 kilomètres entre Monza et Milan, dont le départ sera donné au sein même de l’Autodromo Nazionale.

Troisième semaine

Après la deuxième journée de repos, le Giro entame sa phase décisive avec une étape de 192 kilomètres entre Sondrio et Aprica, cumulant 5 700 mètres de dénivelé. Ces chiffres en font l’une des journées les plus exigeantes de tout le parcours. Il s’agira d’une étape clé pour les prétendants à la victoire finale, avec une double ascension du Mortirolo – la « Montagna Pantani » – et du Gavia, classé « Cima Coppi ». Le lendemain, une nouvelle chance se présentera pour les sprinteurs lors de l’étape entre Chiari et Vo’, avant que la course ne retrouve la haute montagne pour l’étape Rovereto–Madonna di Campiglio, qui marquera la septième arrivée au sommet de cette édition. Suivra l’étape de 199 kilomètres entre Rovereto et Sacile, avec 3 000 mètres de dénivelé, offrant une occasion idéale aux spécialistes des échappées avant l’ultime arrivée au sommet.

Six ans après la victoire de Lorenzo Fortunato, le Giro d’Italia est de retour au Monte Zoncolan. L’étape, qui s’élance de Pordenone, propose l’ascension de ce sommet des Alpes carniques — abordé par le versant d’Ovaro —, là même où Chris Froome s’était imposé en 2018. L’épreuve s’achèvera par le désormais traditionnel circuit final à Rome. Pour la cinquième année consécutive, le vainqueur de la « Corsa Rosa » brandira le « Trofeo Senza Fine » vers le ciel dans la Ville éternelle.

 

Antonio Tiberi (Bahrain Victorious) :

« Le parcours me plaît beaucoup, surtout la première partie, qui propose des étapes très intéressantes. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de l’étape du Monte Livata, qui passe tout près de chez moi. En la découvrant, j’en ai eu la chair de poule : enfant, je rêvais de courir un jour sur mes routes, près de chez moi, et de vivre une étape du Giro à deux pas des lieux où j’ai grandi. Ce sera, à coup sûr, un moment très particulier pour moi. »

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