Specialized présente le nouveau S‑Works Tarmac SL9, qui atteint les objectifs de souplesse et de rigidité du SL8 tout en offrant des améliorations aérodynamiques mesurables.

Specialized a dévoilé, ce mardi, le tout nouveau S-Works Tarmac SL9, le vélo de route le plus rapide jamais fabriqué par la marque américaine. À la fois plus léger, plus aérodynamique et plus maniable sur la route que son prédécesseur, le SL8, il offre le temps de parcours le plus court en conditions réelles de tous les vélos de route jamais fabriqués. Le Tarmac SL9 sait encore mieux transformer l’effort en vitesse pure, une performance validée sur de véritables parcours de course, en conditions réelles et par de véritables cyclistes. Ce nouveau modèle sera utilisé par les équipes Red Bull Bora-Hansgrohe et Soudal Quick-Step sur les routes du Tour de France 2026.

Les gains aérodynamiques ne sont pertinents que s’ils ne s’accompagnent pas d’une augmentation de la masse. Le Tarmac SL9 améliore ses performances aérodynamiques sans compromettre le poids du système. Avec un poids de 687 grammes pour le cadre S-Works, le SL9 se hisse au sommet de la catégorie des vélos de course aérodynamiques tout en permettant des montages complets dès 6,5 kilogrammes. Cette prouesse est rendue possible par la conception « Flow State Design », où la forme assure la reprise des charges et le positionnement des plis de carbone est guidé par des schémas de déformation mesurés. L’efficacité structurelle permet de réduire la quantité de matière sans sacrifier la rigidité ni la qualité de pilotage. Le SL9 atteint les objectifs de souplesse et de rigidité du Tarmac SL8 tout en offrant des améliorations aérodynamiques mesurables.

Né pour franchir la ligne le premier

La validation basée sur le temps de parcours fait passer l’analyse de mesures théoriques à des résultats déterminants pour l’issue de la course. Au lieu de mesurer le gain aérodynamique d’un vélo à une vitesse donnée, ce modèle calcule le temps nécessaire pour boucler une course complète dans des conditions réalistes. L’Équation de la vitesse a été utilisée pour évaluer le SL9 sur des profils de course représentatifs du World Tour. Cette équation intègre divers paramètres — tels que la répartition du dénivelé, la variabilité du vent, la puissance du coureur et les caractéristiques de l’ensemble du système — pour fournir un résultat unique.

L’une des méthodes d’évaluation repose sur un parcours de 100 km statistiquement représentatif, dont la répartition des pentes est calquée sur celle des Grands Tours de ces dernières années, en y associant des hypothèses concernant le coureur. Dans l’une des comparaisons internes effectuées, ces hypothèses prenaient en compte une masse du coureur de 65 kg, une masse de l’équipement de 1 kg, une masse volumique de l’air de 1,225 kg/m³, un coefficient de résistance au roulement de 0,005, un rendement de transmission de 0,98 et une puissance du coureur de 390 watts. Pour ce scénario défini, le temps de parcours est calculé pour chaque système complet (vélo et coureur).

Plus efficace dès les premiers reliefs

Un léger avantage aérodynamique sur terrain plat peut être annulé par un écart de poids important dès que la pente s’accentue et que les accélérations se cumulent. Dans cette même analyse interne, l’avantage du S5 ne se manifeste que sur des pentes très faibles. Au-delà d’une inclinaison d’environ 1,4 %, le SL9 devient le plus rapide du groupe, tandis que le SL8 reste compétitif même sur des pentes plus raides.

Chaque simulation compare le Tarmac SL9 à ses principaux concurrents, testés dans la propre soufflerie de Specialized avec les mêmes configurations que celles utilisées par les athlètes professionnels. L’objectif n’est pas de viser des valeurs de puissance isolées, mais de comprendre comment de petits gains s’additionnent — lors des échappées, des ascensions et des heures passées au sein du peloton — pour obtenir le meilleur temps de parcours en conditions réelles, là où les courses se jouent véritablement.

4 watts de traînée aérodynamique en moins

Repensez à la dernière étape du Tour de France Femmes 2024, lorsque Demi Vollering a lancé son échappée décisive de 80 kilomètres sur un parcours alternant reliefs vallonnés et sections planes, pour finalement gravir l’Alpe d’Huez jusqu’à la ligne d’arrivée. Elle a accompli cet exploit légendaire au guidon du Tarmac SL8. Mais que se serait-il passé si elle avait roulé sur le Tarmac SL9 ? Specialized a simulé l’intégralité de l’étape grâce à son modèle « Equation of Speed ​​», en intégrant les paramètres suivants :

  • 4 watts de traînée aérodynamique en moins
  • Un cadre de 687 grammes
  • Un poids total du système de 6,8 kg
  • Des données réelles ultra-précises issues de la compétition (« Made In Racing »)
  • Des profils de puissance de coureuses d’élite

Le résultat ? Elle aurait gagné 14 secondes. Un gain de 14 secondes sur un Tour qui s’est joué à 5 secondes près. La différence entre perdre le classement général… ou le remporter avec 9 secondes d’avance. La différence entre la déception et l’histoire.