Le Tour de France 2026 s’élance ce samedi 4 juillet de Barcelone. Voici le parcours et le profil des 21 étapes détaillées.
La carte du Tour de France 2026
Le profil des 21 étapes du Tour de France 2026
Samedi 04/07 : 1ère étape (CLM par équipe) : Barcelone-Barcelone (19,6 km)
Christian Prudhomme : « Le Tour de France 2026 débute par une innovation. Le dernier chrono collectif s’est joué lors de l’édition 2019 à Bruxelles, mais c’est cette fois-ci sur une modalité bien différente que les formations se départageront. L’idée du contre-la-montre par équipe pour lequel les temps individuels sont pris en compte a été testée avec succès sur Paris-Nice depuis 2023. Il est certain que sur cet exercice, les favoris ne pourront pas se cacher : le final de Montjuïc mettra en évidence les plus forts. »
Dimanche 05/07 : 2ème étape : Tarragona -> Barcelone (168.5 km)
« La colline de Montjuïc fait partie des incontournables de la planète vélo, principalement pour l’accueil traditionnel de l’arrivée finale du Tour de Catalogne. Les puncheurs les plus puissants y sont à leur aise : les trois derniers vainqueurs sur le promontoire, à savoir Primoz Roglic (2025), Tadej Pogacar (2024) et Remco Evenepoel (2023), dessinent le portrait-robot du vainqueur potentiel. D’autant plus que la concentration des difficultés dans les derniers kilomètres rend le circuit encore plus irrespirable que sur le rendez-vous catalan du printemps. »
Lundi 06/07 : 3ème étape : Granollers -> Les Angles (195.9 km)
« L’attaque du massif pyrénéen au troisième jour de course promet un changement d’acteurs, mais le profil du jour se prête davantage à la formation d’une échappée de solides baroudeurs qu’à la mobilisation des meilleurs grimpeurs du monde. En dépit des 3 950 m de dénivelé positif sur l’étape et de l’escalade du col de Toses avant de quitter l’Espagne, la visite des plateaux qui entourent Font-Romeu et la montée aux Angles (1,7 km à 7 % de pente moyenne) seront plus probablement un tremplin pour un invité surprise. »
Mardi 07/07 : 4ème étape : Carcassonne -> Foix (181.9 km)
« La traversée du pays cathare puis la confrontation avec les plus accessibles des reliefs ariégeois ouvrent des perspectives variées. On peut même imaginer un match tendu entre un groupe de baroudeurs et les plus résistants des sprinteurs dans les bosses. Mais au moment de passer le col de Montségur à 34 km de l’arrivée, un premier tri aura déjà été fait parmi les prétendants à la victoire au pied du château de Foix. »
Mercredi 08/07 : 5ème étape : Lannemezan -> Pau (158.3 km)
« Il faut remonter jusqu’en 2015, puis en 1992 pour l’occurrence précédente, déjà après un Grand Départ depuis l’Espagne, pour trouver trace d’un Tour de France sans sprint massif jusqu’au cinquième jour de course. Un parcours sans réelles aspérités a donc été tracé pour permettre aux fonceurs de s’exprimer sur la place de Verdun. Les équipes des principaux intéressés, impatients d’en découdre, feront certainement le nécessaire pour contrôler les échappés du jour. »
Jeudi 09/07 : 6ème étape : Pau -> Gavernie-Gèdre (186.2 km)
« L’étape la plus sélective du séjour pyrénéen associe le classique et l’inédit. Une explication entre les grands favoris du Tour est bien envisageable dans l’ascension du col d’Aspin puis au col du Tourmalet. À condition qu’ils choisissent de lancer les grandes manœuvres avant les quarante derniers kilomètres de l’étape. Dans le cas contraire, la décision se fera entre les meilleurs grimpeurs d’une échappée dans le cadre somptueux du cirque de Gavarnie, où l’on accède après une montée longue mais roulante : 18,7 km à 4 % de pente moyenne. »
Vendredi 10/07 : 7ème étape : Hagetmau -> Bordeaux (175.1 km)
« Pour mettre le cap sur Bordeaux en quittant les Pyrénées, le peloton s’offre une traversée de la forêt landaise qui laisse peu de prise à des coureurs échappés pour piéger les équipes des cadors du sprint. Si elles sont appliquées et concentrées sur cet objectif, les trains arriveront à l’heure sur les quais de la Garonne pour une explication à haute vitesse devant la place des Quinconces. Un classique du genre. »
Samedi 11/07 : 8ème étape : Périgueux -> Bergerac (180.4 km)
« Le changement de décor ne s’accompagne pas toujours d’un bouleversement de scénario. La plongée dans le département de la Dordogne, avec un clin d’œil à la grotte de Lascaux et une virée à Sarlat par exemple, ne change pas radicalement le dénivelé positif du jour, limité à 1 150 m. Les battus de la veille sur le sprint de Bordeaux devraient avoir une chance de prendre leur revanche et les candidats au maillot vert auront à nouveau deux bonnes raisons de se mobiliser en cours de route. »
Dimanche 12/07 : 9ème étape : Malemort -> Ussel (185.5 km)
« Les billets de l’échappée du jour devraient coûter cher pour cette expédition en Corrèze avec 3 300 mètres de dénivelé positif. Et ils seront réservés à des gabarits susceptibles d’encaisser la répétition d’ascensions. Peu après la mi-course, la pente très irrégulière menant au Suc au May se chargera quoi qu’il arrive d’une sélection, amenée à se poursuivre en s’attaquant au Mont Bessou. Il ne restera alors que 25 kilomètres et encore quelques toboggans, pour rallier Ussel. »
Lundi 13/07 : Premier jour de repos
Mardi 14/07 : 10ème étape : Aurillac -> Le Lioran (166.6 km)
« Le rendez-vous est très souvent fixé aux grimpeurs avec le plus grand sérieux lors des étapes cantaliennes. Cette fois-ci, leur scène se corse au moment de monter au col de la Griffoul, inédit au programme du Tour, puis avec la perspective du Pas de Peyrol, qui sera cette fois-ci abordé par Murat. Il y aura encore matière à s’expliquer à l’assaut du col de Pertus, une route suffisamment raide pour lâcher ses derniers rivaux. Mais la station du Lioran peut aussi servir de cadre à un match serré entre les maîtres du jeu. »
Mercredi 15/07 : 11ème étape : Vichy -> Nevers (161.3 km)
« Les sprinteurs sont invités à reprendre du service. Les volontaires pour l’échappée sont prévenus que sur ce type de terrain, les statistiques ne sont pas en leur faveur. Mais certains tableront tout de même sur une belle sortie à l’avant de la course pour traverser l’Allier puis la Nièvre. La marge qui leur sera accordée sera peut-être minime, mais pourquoi ne pas profiter d’un concours de circonstances en vue de l’avenue qui borde le parc des expositions de Nevers ? »
Jeudi 16/07 : 12ème étape : Circuit de Nevers Magny-Cours -> Chalon-sur-Saône (179.1 km)
« Sur sa route en direction de Chalon-sur-Saône, le peloton enjambera comme la veille la Loire du côté de Decize, visitera Montceau-les-Mines puis le Sud-Morvan, mais toujours avec un œil attentif à la marge dont disposent les échappés, Même avec l’aide de la côte de Montagny-lès-Buxy (2,6 km à 4,3 % de pente moyenne), il restera peu d’espoir aux attaquants pour résister aux équipes de sprinteurs dans le vignoble chalonnais. »
Vendredi 17/07 : 13ème étape : Dole -> Belfort (205.8 km)
« Une seule étape dépasse la barre des 200 kilomètres sur le Tour 2026. Son profil atypique favorise les baroudeurs, mais la formation d’une échappée pourrait mettre du temps à se décanter. Il faudra attendre de passer Besançon, puis de saluer Thibaut Pinot dans son fief de Mélisey, avant d’entrevoir la grande difficulté du final. C’est en allant chercher le Ballon d’Alsace, 121 ans après la première étape de montagne du Tour, qu’il sera possible de faire la différence pour plonger en vainqueur sur Belfort. »
Samedi 18/07 : 14ème étape : Mulhouse -> Le Markstein (155.3 km)
« On entre très rapidement dans le vif du sujet en quittant Mulhouse pour monter le Grand Ballon et passer une première fois sur la ligne d’arrivée, mais ce n’est que le début du festival de grimpette qui se dessine. Car cette longue boucle cache l’une des pépites du parcours 2026 : la montée du Haag, un chemin forestier aménagé en voie cyclable, serpentant sur 11,2 kilomètres à 7,3 %, sur un rythme particulièrement irrégulier. Il restera ensuite six kilomètres pour aller chercher le Markstein. »
Dimanche 19/07 : 15ème étape : Champagnole -> Plateau de Solaison (183.9 km)
« La scène est dressée pour une grande étape de montagne susceptible de sélectionner définitivement les prétendants au Maillot Jaune. La bataille sera forcément engagée en montant au Salève par le col de la Croisette, avec près de 5 km d’une montée intraitable à 11,2 % de moyenne. Pour l’explication finale, on atteint le plateau de Solaison par une route étroite à travers les villages du massif des Bornes, longue de 11, 3 km à 9,1 % de dénivelé moyen. Un tremplin vers la gloire. »
Lundi 20/07 : Deuxième jour de repos
Mardi 21/07 : 16ème étape (CLM individuel) : Évian Les-Bains -> Thonon Les-Bains (26.1 km)
« Une fois les enseignements du week-end décortiqués pendant la journée de repos, la reprise donne l’occasion aux battus des cimes vosgiennes et alpines de se refaire entre deux stations thermales. Pour autant le profil n’a rien d’une promenade sur les rivages du lac Léman. Un tiers de montée, un tiers de descente, un tiers de plat : un cocktail explosif que seuls les rouleurs complets peuvent digérer. »
Mercredi 22/07 : 17ème étape : Chambéry -> Voiron (174.7 km)
« Les sprinteurs de la troisième semaine du Tour sont par définition tenaces et ne devraient pas se laisser intimider par les montées, somme toute modestes, avec lesquelles il leur faudra composer dans le massif des Bauges puis dans la Chartreuse avant de s’expliquer à Voiron. »
Jeudi 23/07 : 18ème étape : Voiron -> Orcières Merlette (185.2 km)
« Les places sur le podium final ne sont pas forcément réparties à ce stade de la course. En revanche, les grimpeurs nettement distancés au classement général sont clairement identifiés, dont certains encore en grande forme. C’est l’heure pour eux d’aller chercher la victoire qui s’est refusée jusqu’ici, ou pourquoi pas de récidiver. Une explication entre aiglons est donc à prévoir en montant à Orcières-Merlette. »
Vendredi 24/07 : 19ème étape : Gap -> Alpe d’Huez (127.9 km)
« La montée à l’Alpe d’Huez montre pour la première fois deux visages et offre pourquoi pas la possibilité de rebattre les cartes sur deux jours. Les exercices imposés sont bien différents, avec dans ce premier volet un tracé ultradynamique qui tentera peut-être certains de se projeter dès la montée au col Bayard, puis à tenir le choc au col du Noyer et au col d’Ornon. Il restera alors la célèbre montée des 21 virages à dompter. Un sacré défi pour les ambitieux. »
Samedi 25/07 : 20ème étape : Le Bourg d’Oisans -> Alpe d’Huez (170.9 km)
« La plus grosse étape de montagne du Tour, avec 5 600 mètres de dénivelé positif cumulé, se présente pour la première fois à la veille de l’arrivée finale. Et l’énoncé des ascensions donne déjà le vertige : après s’être hissé au col de la Croix de Fer, il faudra s’attaquer au Télégraphe et au toit du Tour, le Galibier. Puis la montée dans la station iséroise se fera par une route uniquement empruntée en 2013 dans le sens de la descente, en passant par le col de Sarenne. Terrain vierge, histoire à construire. »
Dimanche 26/07 : 21ème étape : Thoiry -> Paris (133 km)
« Le potentiel d’explosivité de la rue Lepic, découvert à l’occasion des Jeux Olympiques en 2024, a jailli dans le cadre d’un combat de chefs sur la dernière étape du Tour 2025. Un dénouement en forme de classique, voilà ce qui attendra à nouveau les coureurs avec trois passages sur la Butte Montmartre. Mais cette fois-ci, la ligne d’arrivée des Champs-Élysées sera située à quinze kilomètres du Sacré-Cœur. Les plus forts des sprinteurs auront encore leur chance. »

Crédit : ASO





















