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Publié le 13/11/2007 10:00

Paris-Nice quitte la capitale, les projets de Pensec, l'Angliru fait son retour, Rabobank dément les mots de Rasmussen.
Paris-Nice quitte la capitale, les projets de Ronan Pensec, l'Angliru fait son retour, la Rabobank dément les propos de Michael Rasmussen.

La société Amaury Sport Organisation (ASO) semble déterminée à casser les rituels. Après avoir présenté un parcours du Tour de France inédit, elle a annoncé que Paris-Nice ne partirait pas de la capitale l'an prochain, comme il en était de coutume. Longtemps organisé à Issy-les-Moulineaux, où siège la société ASO, sur les bords de la Seine, le prologue de Paris-Nice aura lieu l'an prochain à Amilly, dans le Loiret. Le Grand Départ de la course au soleil sera donné le dimanche 9 mars. Le prologue sera deux fois plus long que les précédents puisqu'il atteindra la distance de 9,3 kilomètres, ce qui laissera supposer l'enregistrement d'écarts plus importants au premier jour de course. La première étape en ligne s'élancera elle aussi d'Amilly le lundi 10 mars, pour prendre la direction de Nice, que les coureurs atteindront le dimanche 16 mars.
Le Finistérien Ronan Pensec a quitté son poste de président de Bretagne-Armor Lux, mais c'est pour mieux revenir. A 44 ans, l'ancien coureur professionnel a un projet à cœur. Il rêve de monter une nouvelle structure professionnelle sur le modèle de ce qui se fait dans les grands sports collectifs comme le football. Concrètement, Ronan Pensec souhaiterait s'investir dans la création d'un groupe sportif, à l'horizon 2009, dont les coureurs seraient rassemblés autour d'un service-course, ce qui faciliterait les contacts et permettrait de limiter certaines dérives. Les coureurs habiteraient dans un rayon proche du siège de l'équipe, laquelle disposerait d'un centre de formation. Le projet de Ronan Pensec est très sérieux. Le Breton a ainsi rencontré hier le secrétaire d'Etat aux sports Bernard Laporte pour lui faire part de son intention.

Parce qu'on ne combattra pas le dopage en éliminant toutes les difficultés qui ont fait la renommée du cyclisme mais en offrant davantage de récupération aux concurrents, les organisateurs du Tour d'Espagne ont opté pour un retour de l'Angliru au programme de leur prochaine édition. Monstre des Asturies, le col espagnol (12,9 km à 9,6 %, avec surtout un passage à 23,6 %) sera bel et bien inscrit au menu de la Vuelta 2008. Les organisateurs espagnols, qui dévoileront leur parcours le 5 décembre, ont accordé deux étapes importantes aux Asturies, puisque sont annoncées deux arrivées à l'Angliru et dans la station de Fuentes de Invierno. L'Alto de l'Angliru avait fait son apparition sur le parcours du Tour d'Espagne en 1999, suscitant la controverse en raison de ses pentes vertigineuses. La Vuelta y était retourné en 2001 et 2002.
Au lendemain du rapport de la commission indépendante réunie par le groupe bancaire Rabobank pour étudier en détail l'affaire Rasmussen dont elle a été victime l'été dernier, le groupe sportif a démenti les accusations de l'ancien coureur danois. Jeudi dernier, Michael Rasmussen a admis qu'il avait menti à l'Union Cycliste Internationale sur ses lieux d'entraînement en juin, avec le consentement de son encadrement, qui lui aurait payé ses voyages en France alors qu'il devait soi-disant se trouver au Mexique. L'équipe Rabobank a confirmé qu'aucun des membres de sa direction n'était au courant que Michael Rasmussen ne s'entraînait pas au Mexique au mois de juin, mais bel et bien en Italie et en France, où il a pu ainsi échapper aux contrôles antidopage inopinés. Michael Rasmussen doit donner une nouvelle conférence de presse mercredi.