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Interview de Cédric Vasseur (Cofidis)

Publié le 02/05/2002 10:30

Interview de Cédric Vasseur : "on devrait avoir le système italien, où toutes les équipes du pays sont qualifiées."
Interview de Cédric Vasseur (Cofidis) : "on devrait avoir le système espagnol ou italien, où toutes les équipes du pays sont qualifiées."


© Cofidis
Cédric, quel bilan tirez-vous après 4 mois passés chez Cofidis ?
"Je pense que sur le plan personnel, c'est très positif, je suis ravi de mon retour en France, l'équipe me permet de m'exprimer. Tout n'a pas été parfait mais il y a déja des comportements positifs même si je m'attendais à un peu mieux sur l'Amstel (45ème), la Flèche Wallonne (36ème) ou Liège-Bastogne-Liège (49ème). Il ne me manque pas grand chose pour accompagner les meilleurs, ça me concerne personnellement même si c'est aussi lié à l'équipe. A partir de maintenant, j'arrive sur des courses qui me conviennent mieux. N'oublions pas que l'objectif de Cofidis, c'est la Grande Boucle, on devra mettre le feu et ça c'est un peu mon rôle. Dès maintenant, j'ai besoin d'être devant, et avoir des résultats."

Et du point de vue de l'équipe, quel est le bilan ?
"Pour Cofidis, ce qui nous manque c'est une belle victoire. On tourne souvent autour, que ce soit avec Chris Peers ou Jo Planckaert. En plus, on a cumulé les chutes, Chris Peers aux Trois Jours de la Panne alors que Nico Mattan arrive en forme un petit peu trop tard et David Millar a eu une mononucléose. Malgré cela, Cofidis doit être à la 4ème place par équipes à la Coupe du monde, David moncoutié a gagné au Critérium International, il manque une très belle victoire pour que le bilan soit très positif. C'est un petit déclic qui peut tout déclencher, il faut rentrer dans cette spirale de victoires, comme l'a très bien fait la Française des Jeux."

Le fait que Cofidis soit déja qualifié pour le Tour a-t-il joué ?
"Sans doute inconsciemment, on a peut être eu un comportement moins offensif même si selon moi, être bon sur les courses d'un jour en février ne signifie rien pour une épreuve de trois semaines en juillet. Chez Cofidis, on a des vainqueurs de classiques mais malheureusement, on n'a pas eu la chance avec nous."

Un petit pronostic sur les équipes qui auront les dernières invitations jeudi ?
"C'est un petit peu aberrant de devoir prouver sur l'Amstel ou le Tour des Flandres que l'on est capable pour une course comme le Tour de France. Ce qu'il faut regarder c'est le potentiel. Bonjour, Crédit Agricole, Française des jeux en seront tout comme la Saeco avec Gilberto Simoni qui est là pour faire barrage à Lance Armstrong. En fait, j'espère que la société du Tour de France va en prendre six voire sept avec les six équipes françaises. Même si des équipes françaises sont moins fortes sur le papier, on a vu en 2001 que certains coureurs émergent car ils ont la culture du Tour, et le sens de l'animation. On devrait avoir le système espagnol ou italien, où toutes les équipes du pays sont qualifiées."

Sur le Tour de France, après la révélation d'Andrei Kivilev en 2001, visez-vous plus haut ?
"On n'a pas une équipe pour gagner le Tour, mais Andrei peut accrocher le podium cette année. Par ailleurs, David Millar, après ses performances sur la Vuelta, peut se révéler au plus haut niveau. Après tout, Lance Armstrong a d'abord émergé dans la Vuelta avant le Tour. Le Tour, c'est maintenant qu'on doit l'avoir en tête, car les courses qui viennent sont dans nos cordes, à commencer par les Quatre Jours de Dunkerque. C'est une montée en pression, on a les cartes en main, à nous de jouer maintenant !"

Vous parliez de David Millar, comment est-il ?
"Il a repris la compétition au Tour d'Aragon, aujourd'hui il attaque le Tour de Romandie. Son objectif est surtout de retrouver son coup de pédale, je pense qu'on pourra tirer un bilan complet début juin, là on verra pour le Tour de France. En tout cas, sur le Tour d'Aragon, il a suivi et c'est encourageant."

Vous faites référence à Lance Armstrong, que retirez-vous de votre passage à l'US Postal ?
"Ce fut très enrichissant, c'est moi qui ai fait la démarche. Aller dans une équipe étrangère, apprendre une autre langue, ce n'est pas évident, et c'est une expérience positive même si elle s'est mal terminée. Bizarrement en 2000, je n'avais pas bien marché et je fais le Tour, en 2001 je marche mieux et je suis absent. J'ai beaucoup appris en regardant Lance Armstrong et le comportement de l'équipe par rapport à lui, même sur l'Amstel le week-end dernier lors de certaines bordures."

Si vous deviez souligner un point fort de Lance Armstrong, ce serait lequel ?
"C'est le fait qu'il n'envisage jamais l'échec, le vélo c'est extrêmement difficile mais lui ne doute jamais. On a toujours un litige financier ensemble mais je reconnais qu'il a cette faculté non seulement dans le vélo mais aussi dans la vie en général."

La France est secouée par le résultat du premier tour des présidentielles, qu'en est-il du peloton ?
"On en a beaucoup discuté à l'Amstel Gold Race avec les coureurs étrangers. Ils ne connaissent pas le passé des hommes politiques français et ont du mal à comprendre toutes ces manifestations et le fait que Le Pen soit présenté comme dangereux."

On entend beaucoup de sportifs s'exprimer sur le 5 mai, et peu de cyclistes, quel est votre message ?
"J'apprends que Zinédine Zidane s'est exprimé, je ne peux que l'approuver. On a la chance de pouvoir voter pour élire un président, c'est le fondement de la démocratie. J'espère que tous les manifestants sont allés voter le 21 avril, en Belgique, on prend une forte amende quand on ne vote pas. Pour ce week-end, il faut aller voter et on verra ce qui sortira des urnes. J'ai la chance d'être chez moi et j'effectuerai mon devoir de citoyen."

Propos recueillis le 29 avril 2002.

Campagnolo Août

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