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Interview de Fabien Patanchon (Française des Jeux)

Publié le 14/01/2006 12:32

Interview de Fabien Patanchon : "on n'aborde pas une première année pro sans éprouver une petite appréhension."
Interview de Fabien Patanchon : "on n'aborde pas une première année pro sans éprouver une petite appréhension."

Stagiaire professionnel en fin de saison dernière au sein de la Française des Jeux à l'issue d'une saison 2005 particulièrement convaincante (succès sur Paris-Tours Espoirs et sur le très coté Soulor-Aubisque), le jeune Bordelais Fabien Patanchon ne s'est pas fait prier pour répondre positivement aux propositions de Marc Madiot. L'ancien double vainqueur de Paris-Roubaix reste fidèle, on le voit, à la ligne qu'il s'est tracé depuis son arrivée dans le peloton professionnel, à savoir faire confiance aux jeunes dans un groupe à moyenne d'âge très basse si l'on excepte son trio d'aînés constitué par Christophe Mengin, Ludovic Auger et Frédéric Guesdon.
Fabien, votre victoire magnifique sur Paris-Tours Espoirs a-t-elle été l'élément déterminant à l'origine de la proposition de Marc Madiot en 2006 ?
"En fait, j'ai reçu la proposition de rejoindre la Française des Jeux par Yvon Madiot, le lundi précédent ma participation à Paris-Tours. On peut imaginer que ma période de stagiaire entamée auprès d'eux courant août, assortie de prestations somme toute assez réussies lors d'épreuves comme le Tour de Poitou-Charente et le Tour de l'Ain par exemple, sont à l'origine de ma signature."

Allez-vous mener de pair une activité sur la piste avec la route ?
"Non, pas vraiment. Je continuerai seulement à pratiquer le cyclisme sur piste dans le cadre de ma préparation à la saison routière. Ce sera donc plutôt un outil où je cultiverai mon adresse par exemple."

N'étiez-vous pas trop déçu en septembre dernier de ne pas avoir été sélectionné en équipe de France pour les Championnats du Monde Espoirs ?
"C'est sûr que l'on est toujours un peu déçu de rater un tel rendez vous, mais d'un autre côté le fait de m'être vu proposer un contrat à la Française des Jeux m'a assez vite fait oublier ma non-sélection. J'ajouterai que la façon dont s'est déroulée l'épreuve pour notre sélection n'a pas été dans le sens d'attiser mes regrets."

Avez-vous effectué une préparation spécifique avant de rejoindre vos nouveaux coéquipiers ici en stage ?
"C'est vrai qu'on n'aborde pas une première année dans le milieu des pros sans éprouver une petite appréhension. Cela dit, la Française des Jeux m'a adressé, comme à mes autres coéquipiers, un plan de préparation très utile. Il m'est arrivé d'en rajouter un petit peu. Cela n'a pas été très facile par le fait qu'en Aquitaine on a eu pas mal de mauvais temps. Le fait d'avoir eu plus de froid que de pluie a quand même permis de travailler. Tout compte fait, j'ai accompli une bonne préparation et je suis plutôt satisfait."

Quelle est la première appréciation que vous portez sur les contacts avec vos nouveaux coéquipiers ?
"Très bons. J'avais déjà pu rencontrer une partie du groupe lors de mon premier stage à l'automne et sur certaines épreuves sur lesquelles j'avais été engagé. "

Vous êtes-vous déjà vu proposer un calendrier des épreuves auxquelles vous participerez lors de la saison ?
"Je devrais d'abord être aligné au Tour du Qatar avant de poursuivre par des épreuves
au Portugal et sur la Classic Haribo."

Votre brillante performance lors de Soulor–Aubisque vous permet-t-elle de vous classer dans la catégorie des grimpeurs ?
"Non car la différence est trop nette entre le milieu amateur et professionnel. Ma participation au Tour de l'Ain a servi de révélateur pour affiner mon jugement. Le fait de briller sur une course comme Soulor-Aubisque ne peut suffire pour se classer comme grimpeur. Bien que mes prestations dans ce domaine chez les amateurs aient été plutôt bonnes, j'ai déjà montré mes limites lorsque les ascensions sont trop longues."

Une carrière du type de celle effectuée par David Moncoutié, voire Richard Virenque, vous fait-elle rêver ?
"Je ne pourrai jamais, a priori, tabler sur une carrière dans leur catégorie. Peut-être serais-je plutôt baroudeur."

Avez-vous un certain plaisir de faire partie du même groupe que Mickaël Delage et bien sûr Mathieu Ladagnous au sein de la Française des Jeux ?
"Mickaël a couru avec mon petit frère, c'est pour dire. C'est vraiment génial de se retrouver sous le même maillot dans le milieu professionnel. Les souvenirs en commun sont légions. Quant à Mathieu Ladagnous, c'est vrai que nous étions encore sous le même maillot l'an dernier au sein de l'Entente Sud Gascogne."

Dominique Arnaud, votre ancien directeur sportif au sein de l'Entente Sud Gascogne restera-t-il cette année un de vos principaux conseils ?
"Dominique est un ami. C'est quelque chose au niveau mental qu'il est difficile de définir en peu de mots. Ses conseils et son contact seront toujours les bienvenus pour moi."

Quelle victoire vous fait le plus rêver alors que vous aborder le milieu professionnel ?
"J'ai toujours eu une certaine attirance pour Paris-Roubaix, bien que je ne possède aucune expérience de course sur des secteurs pavés. C'est pour moi une course mythique."

Auriez vous eu plaisir à côtoyer Lance Armstrong dans le peloton ?
"J'aurais eu, c'est vrai, un certain plaisir à côtoyer, ne serait-ce qu'une fois, un grand champion comme Lance Armstrong. Il reste pour moi un grand professionnel qui mérite l'admiration et le respect pour la dose de travail qu'il a dû fournir pour se tailler le palmarès qui est le sien."

Propos recueillis par Jean-François Modery le 13 janvier 2006.

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