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Interview de Frédéric Bessy (Cofidis)

Publié le 27/01/2006 00:05

Interview de Frédéric Bessy : "je vais de mieux en mieux. Il y a encore le temps de progresser sur les deux mois à venir."
Interview de Frédéric Bessy : "je vais de mieux en mieux. Il y a encore le temps de progresser sur les deux mois à venir."

Cofidis a renouvelé son effectif a presque 100 % ces deux dernières saisons. Parmi les fidèles, deux irréductibles font aujourd'hui figure de capitaines de route, David Moncoutié et Frédéric Bessy. Bonne occasion en ce début de saison de faire le point avec le second, qui a terminé l'année par une fracture de la clavicule.

Frédéric, bonne année, bonne santé, comment allez-vous ?
"De mieux en mieux. 2005 s'est mal terminée avec ce petit accident qui est un contre-temps, pas trop important compte-tenu de la période. Les choses sérieuses commencent vraiment maintenant. Mon programme de courses est un petit peu décalé pour le mois de mars. Je recommence de rouler normalement,
des sorties de trois-quatre heures chaque jour. Il y a encore le temps de progresser sur les deux mois à venir."

Clavicule cassée avant Noël, ça n'empêche pas trop de lever les verres quand même ?
"Je suis droitier, alors avec la main gauche, on s'habitue. J'ai malgré tout fait plus attention que les autres années. Ce n'est pas la peine de se mettre du handicap supplémentaire avec du poids en surplus. La diététique a été plus importante donc ce que je mettais dans les verres aussi. Malgré tout, on en profite un petit peu. J'en profite pour souhaiter une bone année aux lecteurs de Vélo 101."

La calcification se passe bien ?
"Oui, j'ai passé une radio de contrôle quatre semaines après l'accident, juste avant ce stage. On m'a demandé d'être très prudent pendant deux semaines et une nouvelle radio, juste après ce stage. Tout devrait être consolidé et je pourrai rouler sans appréhension de retomber. Le chirurgien m'avait recommandé la prudence absolue, il m'avait réduit la durée de l'arrêt de travail, ce qui m'a permis de remonter sur mon vélo plus rapidement, à la condition d'éviter la chute."

Sur un stage comme en ce moment, avez-vous un programme différent ?
"Il était convenu avec le staff que j'aurais un programme adapté. Je suis arrivé sur le stage avec seulemnt quatre sorties d'entraînement sur route, donc pas question de suivre le groupe sur quatre-cinq-six heures, de façon intensive pour certains qui font déjà du spécifique en vue des compétitions qui sont toutes proches. Automatiquement, on a réduit. Je suis sur une période de travail foncier sur des séances de trois-quatre heures. Je pars avec le groupe et je rentre seul à l'hôtel."

Quels sont les changements dans le programme sportif prévu ?
"Initialement, je devais débuter au Tour d'Algarve. Malheureusement, l'équipe Cofidis n'a pas été retenue par les organisateurs. Au mois de mars, il était convenu que je sois sur Paris-Nice, ce ne sera pas le cas, ce qui est regrettable pour moi, car j'avais joué un rôle pour que la course passe par mon village (étape Juliénas-Saint-Etienne, avec le col de la Croix de Chobouret dans le final). Sans moi dans le peloton, dommage. Par la suite, le programme sera classique, ce n'est qu'un décalage de rentrée."

Pour revenir à l'équipe, comment sentez-vous ce groupe 2006 ?
"Plein de promesses, c'est la saison. Il y a eu pas mal de remaniements. Près de la moitié de l'effectif a été renouvelé. Beaucoup de jeunes, 25 ans ou moins pour presque 50 % de l'effectif. Mais des jeunes qui sont déjà un peu aguerris, avec une ou deux années pros derrière eux, et on pourrait avoir de très belles surprises du côté des Etats-Unis ou de l'Australie car Farrar ou Sutton sont très doués. Côté Français, Tristan Valentin ou Sébastien Minard sont pétris de qualités et peuvent nous apporter de belles surprises sur les courses françaises dans un premier temps."

Qu'est ce que des coureurs anglo-saxons apportent à des coureurs européens ?
"Cofidis a toujours été ouvert aux coureurs étrangers : Italiens, Belges, Espagnols… On est dans un cyclisme qui s'internationalise dans le recrutement. La nationalité n'a plus d'importance, on va chercher les talents là où ils sont. On a deux jeunes coureurs de classe mondiale dans la catégorie espoirs, dont on attend beaucoup dès cette année. A côté de ces jeunes, on a aussi des coureurs plus aguerris, comme Rik Verbrugghe qui a les moyens de nous apporter de grosses satisfactions sur les grands tours, notamment sur les prologues. On a Bradley Wiggins qui va réorienter son programme vers la route. Il a fait un hiver très studieux, il est déjà en excellente condition et pourra réserver de bonnes surprises ces prochaines semaines."

Propos recueillis aux Issambres le 16 janvier 2006.

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