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Interview de Geoffroy Lequatre (Agritubel)

Publié le 30/01/2008 00:02

Interview de Geoffroy Lequatre : "l'équipe Agritubel m'a servi un discours séduisant et des perspectives encourageantes."
Interview de Geoffroy Lequatre (Agritubel) : "l'équipe Agritubel m'a servi un discours séduisant et des perspectives encourageantes."

L'année dernière, Geoffroy Lequatre a découvert le Tour de France, l'évènement que tout coureur cycliste rêve de connaître, ne serait-ce qu'une fois dans sa carrière. Et si le coureur du Gâtinais avait l'ambition de le boucler jusqu'à son terme, la guigne en a voulu autrement. Sanguinolent, à terre, c'est à la souffrance que l'athlète de Cofidis se fit un devoir de rejoindre la ligne d'arrivée au terme de la cinquième étape, qui conduisait à Autun. Hors délais, mais repêché, c'est sur les conseils des médecins qu'il quitta la Grande Boucle au matin de l'étape qui partait de Semur-en-Auxois. Mais voilà, Geoffroy, ne baisse pas les bras, c'est un guerrier, nanti de plus d'un tempérament de bagarreur. Recruté depuis par Denis Leproux dans l'équipe Agritubel, l'Orléanais affiche sans ambiguïté ses ambitions.
Geoffroy, vous appartenez à première vue à la catégorie des grands malchanceux ?
"C'est vrai que je collectionne les chutes. Je n'arrive plus trop à les comptabiliser. Et encore, l'année dernière, ça a continué. D'abord sur les routes italiennes lors de Tirreno-Adriatico, avec une fracture de la clavicule, et puis sur le Tour, où c'était la ruine de tous mes espoirs."

Avez-vous failli tout laisser tomber ?
"Non. Mon arrêt ne m'a pas empêché à participer à la fin de saison. C'est certain que ma non sélection pour Paris-Bourges et surtout Paris-Tours m'a quand même énormément déçu. Mais j'ai été beaucoup plus marqué par ma chute sur la Vattenfall Cyclassics de Hambourg l'année précédente. Là, oui, j'ai pensé à tout laisser tomber."

Vous avez décidé de quitter Eric Boyer et Cofidis pour rejoindre Agritubel. Pourquoi ?
"D'abord parce que la proposition de Denis Leproux était séduisante. Deux ans de contrat, c'est quand même plus sécurisant qu'une seule année. Ensuite, c'était l'occasion de rejoindre Denis, qui est depuis longtemps un ami, lié avec moi depuis que nous portions les couleurs du Cercle Gambetta d'Orléans. Un discours séduisant et des perspectives encourageantes."

L'assurance peut-être aussi de participer à votre second Tour ?
"La perspective peut-être, mais l'assurance non. Au sein de notre formation, personne, hormis Christophe Moreau et peut-être Jimmy Casper, n'a cette certitude. Rien n'est acquis. Ce sont les résultats obtenus lors des premiers mois qui parleront."

Vous avez peut-être aussi ressenti l'idée de vous relancer, après les longues années au Crédit Agricole, et l'intermède Cofidis ?
"C'est juste qu'il est bon de se relancer avec un changement de maillot parfois. Je rejoins aussi un coéquipier comme Romain Feillu, avec lequel j'ai plus que des liens régionaux. La perspective de pouvoir l'emmener sur les sprints entre dans mes ambitions. L'équipe a franchi un palier en recrutant un coureur comme Christophe Moreau. Je sens que le groupe est armé pour réaliser une grosse saison."

Votre programme suivra-t-il la même trajectoire que celui de Romain Feillu ?
"Oui et non. En ce qui me concerne, je débuterai sur La Marseillaise, pour enchaîner sur le Tour Méditerranéen. J'espère recueillir ensuite la sélection sur Paris-Nice, pour aborder les classiques belges que j'affectionne, comme le Het Volk, Kuurne-Bruxelles-Kuurne, et les Coupes de France, qui me réussissent assez bien. Il sera temps de faire le point ensuite, avant le Championnat de France et le Tour."

Quelle est votre position au regard de la richesse de l'équipe de la Vienne en sprinters ?
"Travailler et emmener Romain Feillu sur les lignes, mais aussi Mikel Gaztanaga et Jimmy Casper. Effectuer un grand travail collectif au profit de ces coureurs afin d'apporter ma pierre d'achoppement aux résultats de toute l'équipe."

Va-t-on vous en demander un peu plus que ces dernières années et en particulier chez Cofidis ?
"Je sais qu'on me fera confiance pour travailler efficacement. Je n'aurai cependant pas de pression supplémentaire. Je sais me mettre à plat ventre comme toujours lorsque le besoin se fait sentir."

Vous abordez de ce fait la saison avec optimisme ?
"Je suis en parfaite osmose avec l'équipe et le staff. Si j'arrive à éloigner tous les pépins collectionnés ces dernières années, alors je serai capable d'aller chercher de bons résultats et même individuels lorsqu'on me laissera carte blanche."

Où en est la condition physique aujourd'hui à la fin de ce second stage avec Agritubel ?
"Excellente. Le travail collectif a été en tous points excellent. Nous avons peaufiné la préparation sur les routes du Var, que je connais fort bien. A la Londe, tout à été parfait, si l'on excepte l'indisposition de Romain Feillu, qui a dû nous quitter en début de semaine."

Vous avez quitté l'Orléanais depuis de longues années maintenant ?
"C'est juste. J'aborde ma sixième année éloigné des miens. Cinq dans la région de Montpellier et désormais la Côte d'Azur, dans les environs immédiats de Nice. C'est pour suivre mon amie, employée sur la Principauté, que j'ai pris cette décision. Cela dit, les routes accidentées sont légions, et j'ai un bon environnement pour parfaire ma condition."

Propos recueillis par Jean-François Modery à Toulon le 26 janvier 2008.

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