FLASHS

Pros

Interview de Gianni Savio, DS de Colombia-Selle Italia

Publié le 26/07/2004 00:05

Interview de Gianni Savio (Selle Italia) : "j'ai bon espoir de monter une équipe de Première Division en 2006."
Interview de Gianni Savio (Colombia-Selle Italia) : "j'ai bon espoir de monter une équipe de Première Division en 2006."

Gianni Savio est un personnage hors normes dans le milieu des directeurs sportifs. Très cultivé puisque Docteur en Economie et Commerce, il est entré dans le circuit professionnel en 1985 en tant que manager de la Cierre-Conti-Galli. Après avoir occupé ce poste chez Isoglass (1988) et Eurocar (1989), il dirige la Colombia-Selle Italia depuis 1990. Sa recherche de talents sur le continent sud-américain et la participation de son équipe aux courses exotiques tels que les Tours de Tachira, de Colombie, de Langkawi, du Sénéral et du Faso, ont permis à son équipe de recueillir beaucoup de sympathie et de favoriser l'éclosion de jeunes talents dans des pays défavorisés. Nous l'avons rencontré sur le Tour de France, où il officiait en qualité de consultant de la RCN (Radio Télévision Colombienne).

Monsieur Savio, quelles sont les perspectives pour votre équipe en prévision de la prochaine saison ?
"J'ai actuellement un bon espoir d'obtenir le soutien d'une multinationale sud-américaine qui me permettrait de monter une équipe de Première Division en 2006."

Aurez-vous toujours une connotation sud-américaine avec l'appoint de cette fameuse multinationale ?
"Oui. C'est la caractéristique de mon action dans le cyclisme. Ma raison d'être en quelque sorte."

Pourriez-vous nous rappeler les grands coureurs que vous avez découverts ?
"Le premier a été Leonardo Sierra, un Vénézuélien, et puis Cheppe Gonzalez, Hernan Buenahora, Freddy Gonzalez, maillot du meilleur grimpeur au Giro 2001 et 2003. Cette année, c'est Marlon Perez, qui nous vient du Team 05 Orbitel."

Où en est justement le recrutement de nouveaux talents, qui fait le piment de votre formation, et en particulier en direction de coureurs cubains très en vue lors des Tours de Tachira, de Colombie et de Cuba ?
"J'ai eu des problèmes avec la fédération cubaine de cyclisme. J'avais encore tout récemment établi un contact sérieux en vue de recruter deux jeunes talents cubains qui me semblaient pouvoir percer dans le milieu professionnel. J'ai dû m'avouer vaincu face aux tracasseries administratives. L'affaire est tombée à l'eau. C'est particulièrement déplorable au siècle où nous sommes de faire barrage à l'éclosion de talents dans le monde cycliste à cause de sombres histoires de politique !"

Dans votre équipe présente au Giro, on a noté l'absence de votre grand espoir Vénézuélien José Rujano, quelles en étaient les raisons ?
"Il a dû malheureusement subir une opération au genou gauche en mars dernier. La récupération de tous ses moyens n'étant pas complète à quelques jours du départ, il a été préférable de lui épargner une rechute."

Votre retour sur la Grande Boucle sera envisageable après 2006 ?
"J'espère bien. Vous savez que le recrutement et les éventuels résultats sont exclusivement une histoire de budget. J'ai de par la composition de mon équipe l'obligation, pour pérenniser notre présence au sein du peloton professionnel, de trouver un nouveau coureur. Mais ce n'est pas facile, croyez-moi. Il y a un certain décalage entre le cyclisme tel qu'il se pratique en Europe et celui qui est pratiqué en Amérique latine."

Propos recueillis par Jean François Modery le 23 juillet 2004.

Maillon_Octobre 2019

Sport 101 Facebook V4

INSCRIPTION EN LIGNE