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Interview de Sandy Casar (FDJeux.com)

Publié le 20/07/2004 17:08

Interview de Sandy Casar (FDJeux.com) : "l'objectif principal, ça sera d'avoir le maillot blanc à Paris".
Interview de Sandy Casar (FDJeux.com) : "l'objectif principal, ça sera d'avoir le maillot blanc à Paris".

Comment vous sentez-vous après deux semaines de course ?
"J'étais vraiment fatigué après l'étape des Pyrénées, comme tout le monde je pense. C'est vrai qu'on a fait le plus facile, mais par rapport à l'année dernière, c'est beaucoup mieux; j'avais trop roulé avant. Ici, la journée de repos fait du bien (NDLR : ils sont allés rouler le matin deux heures, pour surtout éviter la rétention d'eau), la dernière semaine s'annonce dure, mais on peut faire quelque chose et je vais essayer."

Les Pyrénées se sont avérées difficiles quand même ?
"Oui, bien sûr ! Mais quand on regarde bien, le seule étape vraiment dure, c'était le plateau de Beille, la Mongie c'était une montée, point !
Là, on va enchaîner trois jours de haute montagne, avec le chrono de l'Alpe d'Huez au milieu, et même l'étape Annemasse-Lons le Saulnier n'est pas toute plate non plus. La moindre défaillance se paiera donc cash. Pour la première place, c'est joué, pour tout le reste ça peut bouger."

Qu'est-ce-qui vous fait le plus peur : les contre-la-montre ou les autres étapes ?
"Le contre-la-montre, non, on a les jambes ou on ne les a pas. Ce qui ma fait le plus peur, c'est l'étape du lendemain, le Glandon, la Croix Fry, la Madeleine, c'est la plus dure, une journée très longue, avec 180 km."

Le fait que la votre équipe n'ait pas encore gagner d'étape créé-t-il une pression supplémentaire ?
"C'est une légère pression, on est une équipe française, on a envie d'une victoire d'étape mais ce n'est pas pour ça qu'on n'a pas fait un bon tour. On n'a pas eu la chance de notre côté, on fait deux places de 3, on était présent dans les échappées. On n'est pas encore à Paris, il reste des possibilités, notamment pour Baden (NDLR : Cooke) sur les Champs-Elysées, il nous a manqué l'étincelle qu'on avait en 2003."

Vous êtes dans le top 10, quel est votre objectif à venir ?
"Déjà, je serai content d'être dans les 15, j'avais pris de l'avance, j'en ai perdu et il y a encore de grands grimpeurs qui sont derrière moi, pas trop loin au classement. Je vais essayer de finir dans les 15, mais surtout l'objectif principal, ça sera d'avoir le maillot blanc à Paris même si ça va être dur de déloger Thomas (NLDR : Voeckler)."

Le maillot blanc, c'est l'objectif premier ou la victoire d'étape ?
"La victoire d'étape, ça viendra avec. Si on est devant, on peut jouer la victoire d'étape, donc le maillot se rapproche automatiquement."

Vous êtes plus Alpes ou Pyrénées ?
"Je préfère quand même les Alpes. Les Pyrénées, ce sont des cols un peu plus larges, et un peu plus roulants où il faut un peu plus de force. Je préfère les Alpes où c'est plus raide avec de plus petites routes."

Aujourd'hui, on parle de la prise de pouvoir des jeunes coureurs français, vous en avez été le précurseur, comment analysez-vous cette nouvelle donne ?
"C'est quelque chose de naturel, il y avait Jalabert, Virenque, Moreau et entre les deux, un trou énorme. C'est normal que ça se renouvelle, on est de cette génération qui arrive à maturité maintenant. Dans la génération précédente, il y a eu seulement David Moncoutié qui est discret, moins médiatque donc moins mis en avant."

La domination de l'US Postal, elle est vraiment écrasante ?
"Oui, c'est un bloc, tous les équipiers pourraient être leaders dans une autre équipe ! Quand ils se mettent à rouler, ça va vite, pour les attaquer c'est pratiquement mission impossible."

Chacun évoque une stratégie d'attaque sur toute une étape, qu'en pensez-vous ?
"Selon moi, ça n'est pas réalisable par une seule équipe. Déjà, il faut user les hommes un par un, il faut lancer la bagarre de loin, à partir d'une coalition de plusieurs leaders. C'est certain qu'attendre le dernier col est voué à l'échec !"

L'étape de jeudi : Bourg d'Oisans-Le grand Bornand, c'est l'étape type ?
"Vu le classement actuel, ça sera dur de le déloger, avec une telle marge; il peut gérer."

Le maillot à pois, c'est une distinction qui vous intéresse pour l'avenir ?
"Pourquoi pas, mais quand on vise ce maillot, il faut oublier le général. C'est trop dur de viser les deux."

Après le Tour, quels seront vos objectifs ?
"Quelques critériums, bien récupérer, et puis pourquoi pas les championnats du monde que je n'ai jamais faits en pro, c'est important pour moi."

Propos recueillis le 19 juillet 2004.

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