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Interview de Sandy Casar (Française des Jeux)

Publié le 10/05/2005 15:05

Interview de Sandy Casar : "le Giro correspond au type d'épreuve qui peut me replacer dans l'optique du Tour."
Interview de Sandy Casar : "le Giro correspond au type d'épreuve qui peut me replacer dans l'optique du Tour."

Considéré à l'aube de la saison 2003 comme l'un des plus sûrs espoirs du cyclisme français, le Francilien Sandy Casar (Française des Jeux) est toujours en quête d'une victoire probante qui le révèlerait au grand public. Seizième du dernier Tour de France, le protégé de Marc Madiot, qui semble disposer encore, à 26 ans, d'une certaine marge de progression, a relevé le gant et répondu présent à la sélection opérée pour le 88ème Tour d'Italie.

Sandy, votre sélection pour le Giro était-elle prévue de longue date ou s'est-elle tout simplement décidée il y a peu par le fait de l'indisposition de Philippe Gilbert ?
"Il faut dire que j'ai eu beaucoup de problèmes depuis le début de saison. La disparition de mon père m'a énormément affecté tout d'abord, et tout s'est enchaîné par la suite : une grippe, une tendinite. J'essaie de retrouver la condition. Le Tour d'Italie correspondait tout à fait au type d'épreuve qui pouvait me replacer correctement dans l'optique du Tour de France."

Vous doubleriez donc cette saison les deux épreuves, comme en 2003 ?
"Oui absolument. Cette année-là, j'avais même enchaîné tout de suite avec le Tour de Suisse. Un peu de trop dès lors que les résultats avaient été moins probants sur le Tour. Il faut dire que j'aborde le Giro avec un autre esprit qu'il y a deux ans. Ma présence n'ayant pour but que de retrouver la confiance plutôt que de viser le général. Il faudrait des circonstances très particulières pour que je me reprenne au jeu."

Votre excellent Trophée des Grimpeurs semble déjà préfigurer votre retour au premier plan ?
"C'était pour moi une reprise après trois semaines de break. C'est déjà pas trop mal. Notre équipe à très bien marché. Je me suis retrouvé derrière, je n'ai jamais eu à rouler. Il y avait Philippe Gilbert devant. C'est grâce à tout cela qu'il y a eu une place à l'arrivée."

Avez-vous un certain feeling sur le Giro, où vous avez obtenu une excellente 13ème place au classement final à Milan en 2003 ?
"J'aime bien les épreuves italiennes. La façon dont elles se déroulent et leur ambiance. Ce n'est que mon deuxième Giro mais le scénario habituel me plait. En général, cela part lentement au début et cela ne s'anime que sur la fin, où les plus costauds s'expliquent. Cela dit, je le répète, je ne pense pas réaliser une aussi bonne place à Milan dans la mesure où ma motivation est différente. Mais il y a peut-être une victoire d'étape à viser. Cela sera surtout mon objectif."

Quels souvenirs conservez-vous de l'ascension du Zoncolan (remportée par Gilberto Simoni) que d'aucuns à l'époque comparaient à l'Angliru en Espagne ?
"Cela reste un grand souvenir, même si cela a été très dur. Les masses de tifosi, la difficulté... Sur le Giro, vous avez les commissaires sur des scooters, et ceux-ci n'arrivaient pas à se hisser au sommet tant la pente était raide. Ils avaient besoin d'être poussés pour rester avec les coureurs. C'est pour dire..."

Votre double participation cette année-là au Giro et au Tour n'avait-elle pas été une erreur ?
"Oui, mais cette année le Giro possède plus d'intervalle avec le Tour de France. Donc il y aura la possibilité de récupérer entre les deux."

N'y a-t-il pas un petit manque de victoires à votre palmarès ?
"C'est vrai que c'est quand même ce qu'il y a de plus important. J'en conviens."

La presse spécialisée vous a opposé il y a deux ans à Sylvain Chavanel en tant que plus grand espoir du cyclisme français. Qu'en est-il aujourd'hui ?
"Je pense que nous ne jouons pas dans la même catégorie. Sylvain est performant sur les épreuves d'une semaine comme le Circuit de la Sarthe ou les Quatre Jours de Dunkerque et sur les grandes classiques alors que pour ma part j'évolue mieux sur les courses de trois semaines. La résistance fait peut-être partie de mon potentiel."

Quelle est la durée actuelle du contrat qui vous lie à la Française des Jeux ?
"Encore deux saisons et demi puisque celle-ci est déjà entamée."

Avez-vous un statut de coureur protégé au sein du groupe sur les grandes épreuves du calendrier ?
"Oui parfois, mais ce n'est pas une règle. Bradley McGee recueille souvent cette étiquette car il a énormément de qualités. Ce n'est pas un problème pour moi de l'aider lorsque le besoin s'en fait sentir."

Pensez-vous que le Giro prendra une autre tournure avec la mise en place du ProTour ?
"Oui c'est possible. D'ailleurs, il faut dire que depuis la mise en place de celui-ci toutes les épreuves ressemblent à un Championnat du Monde."

Avez-vous eu le temps d'étudier le parcours ?
"Dans la mesure où cela ne fait que huit jours que j'ai appris ma sélection, je n'ai pas trop eu le temps de le faire. Cela dit j'ai commencé à plancher dessus avec Martial Gayant et je ne devrais pas être pris au dépourvu. J'étais demandeur pour participer à cette course mais c'est vrai que cela s'est décidé tardivement. Je voulais faire des kilomètres sur une grande épreuve. Je pense avoir trouvé le compromis et cela me convenait."

Quelle est la grande victoire à laquelle vous êtes passé le plus près ?
"Il y en a tellement dont on passe à côté qu'il est difficile de la cibler. Avec des si on fait beaucoup de choses. Je vais quand même dire l'étape de Chartres du Tour de France l'an dernier où je fais trois. On arrive à cinq et je suis devancé par Stuart O'Grady et Jakob Pill. Mais c'est le passé et je regarde plutôt en direction de l'avenir."

Propos recueillis le 9 mai 2005 par Jean-François Modery.

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