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Interview d'Hervé Duclos-Lassalle (Cofidis)

Publié le 20/01/2006 13:58

Interview d'Hervé Duclos-Lassalle : "j'aimerais pouvoir briller sur les épreuves où mon père a bâti son palmarès."
Interview d'Hervé Duclos-Lassalle : "j'aimerais pouvoir briller sur les épreuves où mon père a bâti son palmarès."

Passé dans les rangs de l'équipe Cofidis en fin d'année 2004 après deux années accomplies dans les rangs de la pouponnière Espoirs du Crédit Agricole, Hervé Duclos-Lassalle a été victime d'une vilaine chute l'an dernier à même époque, qui a eu pour effet de perturber ostensiblement sa saison abordée pourtant avec plein d'ambitions. Résultat du film, plusieurs semaines d'immobilisation qui ne lui ont permis d'atteindre sa pleine mesure qu'à la fin du mois de mai. Remplaçant au pied levé de Stuart O'Grady sur le Tour d'Espagne, le coureur Béarnais a justifié par la suite toute la confiance accordée par ses dirigeants en apportant une aide précieuse à ses leaders désignés, Luis Perez et Daniel Atienza.
Hervé, vous êtes sur le point d'achever votre stage d'avant-saison dans une bien meilleure condition physique qu'il y a un an...
"C'est vrai qu'alors j'ai perdu un mois et demi dans ma préparation à cause d'une chute et d'un genou abîmé. Pour l'instant, on va dire que je touche du bois de ne pas avoir connu la même mésaventure. C'est vrai que la forme commence à arriver et c'est tant mieux."

Cette saison 2006 ne revêt-elle pas une importance capitale pour votre avenir sur le circuit ?
"Etant en fin de contrat, on peut dire ça. Mais d'un autre côté, je ne me mets pas la pression. Ce serait peut-être encore plus néfaste. Les résultats viendront d'eux-mêmes si je m'entraîne sérieusement, si je fais bien mon métier. Après, ce sera à moi de les provoquer sur les courses. La chance sourit aux audacieux."

Votre gabarit physique proche de celui de votre père vous permet d'espérer de bons résultats sur les terrains sur lesquels il a brillé ?
"C'est vrai qu'en tant que coureurs, nous avons un peu le même style. Nous affectionnons les mêmes courses, c'est-à-dire les flandriennes. Cela ne me dérange pas du tout de courir dans le nord de la France ou en Belgique. J'aimerais, j'avoue, pouvoir briller sur les mêmes épreuves où il a bâti son palmarès. Cela sera peut-être difficile. D'un autre côté, je donnerai un maximum au cours de cette saison."

Quelles sont vos références sur les épreuves comportant des secteurs-pavés ?
"J'ai participé sous les couleurs du Crédit Agricole Espoirs à de nombreuses épreuves en Belgique. Des courses de valeur à l'époque 1.6 et 1.5 désormais répertoriées en 1.2. J'ai obtenu une sixième place au Het Volk Espoirs, une 7ème à Harelbeke qui, avec 40 kilomètres de moins, était la réplique du Grand Prix E3. J'ai pas mal marché sur ces épreuves-là en étant souvent à l'attaque et donc devant. Sur Bruxelles-Opwijk, je n'ai été repris qu'à 500 mètres de la ligne. C'est vrai que j'ai une grande attirance pour ces épreuves. Maintenant, de là à ce que cela me réussisse de la même façon chez les pros, il faut voir."

Avez-vous l'espoir d'être aligné sur de belles classiques du calendrier telles Paris-Roubaix ou le Tour des Flandres ?
"Le Tour des Flandres n'est pas inscrit à mon planning, mais Paris-Roubaix peut-être. Je suis noté dans la liste des présélectionnés pour cette belle épreuve. Mais avant cela, il y aura des passages obligés, comme le Het Volk ou le Grand Prix E3 à Harelbeke, qui serviront de repères pour mon éventuelle sélection à la grande classique française."

Vous prétendez avoir davantage de feeling pour le Tour des Flandres que pour Paris-Roubaix. Pour quelles raisons ?
"Parce que jusqu'à présent, j'ai toujours mieux apprécié et mieux marché sur les passages pavés placés sur des secteurs montants du type monts flandriens plutôt que plats du style Paris-Roubaix. On peut peut-être l'attribuer à un déficit de puissance qui se résorbera, il faut l'espérer, avec les années. Les montées sèches et relativement courtes des monts flandriens m'ont toujours mieux réussis."

Votre participation somme toute assez positive sur la Vuelta vous a-t-elle beaucoup apporté ?
"Le Tour d'Espagne a constitué le gros point positif de ma saison 2005. Cela m'a permis de franchir un pallier important dans ma progression. Quand j'entends les anciens autour de moi dire tout le bien que cela peut apporter au niveau de la force, je peux confirmer tout le bénéfice que cela procure. J'ai pris du volume, de la puissance et déjà au niveau des braquets. Maintenant, à moi de démontrer tout cela lors de la saison qui arrive."

Comment jugez-vous votre pointe de vitesse lors des arrivées groupées ?
"J'ai peut-être une certaine faiblesse à ce niveau. Je ne suis pas un pur sprinter. Je suis capable toutefois, en me plaçant bien, de faire une petite placette. De là à gagner un sprint massif, cela m'étonnerait. De gagner de la puissance et du volume me servira un jour, c'est vrai, en cas d'arrivée dans un petit groupe."

Vous êtes proche de Maryan Hary. Avez-vous des nouvelles de lui ?
"Maryan va très bien. Il est actuellement en stage dans la région. Nous avons eu l'occasion de rouler ensemble au mois de décembre et je peux vous dire toute la surprise que cela m'a procuré de voir sa progression et la rapidité avec laquelle il est remonté sur le vélo. J'ai appris qu'actuellement il effectue le même nombre de kilomètres que ses coéquipiers. C'est encourageant pour lui. J'espère que tout se passera bien lors de sa saison."

Le départ de Stuart O'Grady a-t-il été compensé chez Cofidis ?
"Pas au niveau du sprint, bien que nous ayions quand même Jimmy Casper, mais le recrutement nous a apporté beaucoup de jeunes coureurs talentueux et aussi des coureurs confirmés comme Rik Verbrugghe et Ivan Parra, qui pourront en ce qui les concerne apporter autant pour le groupe qu'un Stuart O'Grady sur les grandes épreuves."

Serez-vous sélectionné cette année pour le Tour de France ?
"Pour l'instant, je n'y suis pas prévu alors que je devrais plutôt participer au Giro. Donc après, il faudra voir dans quelle condition je sortirai de l'épreuve italienne. De toutes façons, ma saison sera déjà axée sur les classiques d'avril. Dans la mesure où je continuerai ma carrière, il me restera encore du temps pour découvrir le Tour de France."

Quel va être votre programme ces prochaines semaines ?
"Tour Méditerranéen, Classic Haribo, Het Volk, Nokere Koerse et Grand Prix E3."

Propos recueillis par Jean-François Modery le 16 janvier 2006.

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