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Journal de Bord de Christophe Edaleine, 5ème étape

Publié le 08/07/2004 21:47

Tour de France, retrouvez le Journal de bord de Christophe Edaleine. Ce soir, retour sur cette 5ème étape.
Tour de France, journal de bord de Christophe Edaleine : "Un grand soulagement. Ce ne sera que du bonus maintenant."

L' Ardèchois Christophe Edaleine (Cofidis) prend le relais de son malheureux coéquipier Frédéric Bessy, pour nous tenir le journal de bord du Tour de France. Chaque soir, Christophe nous dévoilera sa vision de l'intérieur de la course. Une soirée de fête pour la Cofidis, avec le succès d'étape de Stuart O'Grady à Chartres. 21h15, en direct à l'hôtel des vainqueurs du jour.

En tout premier lieu, Christophe, tu féliciteras Stuart O'Grady. Sixième jour de course et déjà une victoire d'étape pour la Cofidis. Est-ce l'euphorie ce soir ?
"On est encore à table, et Stuart n'est toujours pas descendu (sourire !). On va boire le champagne. C'est bien de gagner tôt. Un grand soulagement. Nous sommes plus libres désormais. Ce ne sera que du bonus maintenant."


Tu avais prévu le coup hier. Une échappée au long cour qui va au bout.
"Oui, j'avais prédit quatre-cinq coureurs. C'est parfait."

Reprenons la chronologie de l'étape. D'incessantes attaques dès le départ (Tombak notamment) et la bonne qui part au km 16.
"En fait, il y avait Janek (Tombak) et Stuart (O'Grady) dans la première tentative. Mais moi à ce moment là, j'ai brisé une roue arrière. Le temps que je dépanne et revienne, je me suis aperçu que Janek était le peloton. J'ai appris alors que cinq coureurs étaient bien partis, dont Stuart. C'était bien."

L'écart monte rapidement jusqu'à 15'40, mais les Quickstep et Lotto commençent à embrayer vers le 80ème km. Qu'as-tu pensé alors ?
"La poursuite n'a pas duré trop longtemps puisque les chutes ont cassé le mouvement. En plus, il y avait un fort vent de face. Ils ont vite baissé les bras. Je me suis fait mal aux jambes sur des bordures."

L'écart remonte. Dix sept minutes à 70 bornes de l'arrivée. A partir de quel moment y as-tu cru ?
"Après ils étaient sûrs d'aller au bout. On avait confiance en Stuart. Mais on ne sait jamais avec la poisse que l'on a."

Stuart avait-il des consignes ? On sait qu'il est plutôt très costaud dans ces situations (voir sur le dernier Dauphiné).
"Oui, c'est certain. De plus, on savait qu'il devait être le plus fort au sprint. Mais il ne faut jamais crier victoire avant."

Qui craignait-il le plus dans l'échappée ?
"Normalement personne. Peut être Backstedt."

Dans le final, plusieures attaques dont celle de Stuart aux 5000m, repris. Finalement, ils doivent se faire un sprint à cinq.
"Derrière, on se demandait comment cela se déroulait. On a su qu'ils étaient regroupés au kilomètre, donc que cela se jouerait au sprint. Là, nous étions très confiants."

Racontes-nous ta propre journée. Es-tu resté "au chaud" dans le peloton, malgré la pluie et le vent ?
"Au chaud, façon de parler (sourire!). On s'est pris des seaux d'eau sur la tête. C'était un peu galère. On a dû enlever, remettre les impers. Mais bon, je n'ai pas chuté."

Un mot sur Thomas Voeckler. Il est de la même génération que toi, 1979.
"Oui, je le connais bien. Cela me fait plaisir de le voir à un haut niveau, comme les Casar, Fedrigo. Ce sont des gars qui marchaient lors des manches du Challenge Espoirs que l'on disputait ensemble en amateurs. J'espère que mon tour viendra."

Demain, quelle stratégie de course ? Comment vois-tu l'étape ?
"Encore une échappée. Le problème c'est que ce sont des étapes longues. Je pense que les Brioches La Boulangère vont laisser dix minutes. Je ne vois pas un sprint massif."

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