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La chronique du Tour : préambule

Publié le 04/07/2003 12:57

Cette année, la chronique du Tour de France vous permettra de suivre le Tour à 101 %. Une avalanche d'infos !
Cette année, la chronique du Tour de France vous permettra de suivre le Tour à 101 %. Une avalanche d'infos !

Le grand départ. Donner le départ du Tour de France à Paris, c'est bien joli. Oui mais voilà, les opérations de départ du Tour du Centenaire se déroulent en plein centre de la capitale, pas facilement accessible en milieu de semaine. Hier, les coureurs ont été surpris et il leur a fallu faire plus d'une heure et demie de route, pris dans les bouchons, pour parvenir jusqu'au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. C'est ici que le Tour de France du Centenaire a commencé à se matérialiser. Les coureurs ont défilé les uns après les autres pour la visite médicale, les centaines de journalistes ont pris leurs repères, les suiveurs sont venus récupérer accréditations, road-books et autocollants tandis que les invités déambulaient dans les allées.
Au vacarme du matin, beaucoup de coureurs ont préféré l'entraînement de l'après-midi, dans l'arrière-pays d'Ile-de-France. Toutes les équipes ont roulé entre deux et quatre heures, certaines profitant de la journée pour aller repérer le contre-la-montre par équipes de mercredi. La soirée a été marquée par plusieurs conférences de presse, donnée par les équipes dans leurs hôtels. Quelques coureurs ont participé à l'émission en prime-time de Michel Drucker. Pour éviter les bouchons, ils ont cette fois usé de stratagèmes, Richard Virenque ralliant le Parvis de l'Hôtel de Ville... en moto.

Les télégrammes :
  • le skieur Autrichien Hermann Maïer ouvrira le bal demain en s'élançant trois minutes avant le premier coureur.
  • l'équipe CSC disputera le Tour avec sérénité. Le groupe danois a prolongé de deux ans son partenariat avec Bjarne Riis.
  • un Trophée du Centenaire récompensera le coureur le mieux placé aux arrivées des étapes historiques du Tour 1903.
  • Emilie, l'épouse de Christophe Moreau, employée à la communication du Crédit Lyonnais, pourrait remettre le Maillot Jaune à son mari s'il gagnait le prologue.
  • 60 jeunes cyclistes européens ont regretté au cours d'une conférence le manque de moyens mis à la disposition du cyclisme féminin et les difficultés de l'après-cyclisme.
  • Lance Armstrong ne sera pas vêtu du Maillot Jaune au départ du prologue. Il estime d'abord devoir le mériter.
  • Plus de 200 lots seront vendus aux enchères dimanche à la Ferté-sous-Jouarre, parmi lesquels un parapluie d'Henri Desgrange.
  • Tyler Hamilton sera suivi par une équipe de cameramen, qui tournent un film de 40 minutes sur la vie d'un coureur du Tour.
Au jour le jour :

Aujourd'hui sur le Tour, l'heure est aux derniers préparatifs. Hier, une grande partie du peloton a déjà satisfait à la traditionnelle visite médicale, qui doit se poursuivre aujourd'hui pour les dernières équipes. Au menu, prise de sang, rythme cardiaque, taille et poids pour alimenter les statistiques. Aujourd'hui, les coureurs gardent le coup de pédale avec un dernier entraînement. Tout le monde se retrouvera à 17h30 à l'Hôtel de Ville de Paris. Pendant trois-quarts d'heure, les directeur sportifs et les coureurs seront briefés par les hauts dignitaires du Tour de France. La cérémonie de présentation des équipes débutera à 18h40 avec le départ des dix véhicules du Centenaire de la caravane du Tour puis de l'équipe des jeunes Européens. A 18h55, Jean Delatour défilera sur les 3 km d'un circuit dessiné entre le Parvis de l'Hôtel de Ville et la Place de la Bastille. La cérémonie s'achèvera à 20h30 par la présentation de l'équipe US Postal-Berry Floor.

Quoi d'neuf, docteur ?

Si tous les coureurs ont été déclarés aptes à disputer le Tour de France à l'issue de la visite médicale, certains n'ont pas caché commencer le Tour souffrants. Stefano Garzelli (Vini Caldirola-So.Di) est actuellement sous antibiotiques pour soigner une inflammation de la gorge. Il espère guérir ces prochains jours afin d'être au top dans les Alpes. Laurent Lefèvre (Jean Delatour) a l'estomac détraqué. Il a dû renoncer à l'entraînement du matin et est allé se dégourdir les jambes seul en fin d'après-midi. Les bonnes nouvelles viennent de Salvatore Commesso (Team Saeco), qui ne se ressent plus de sa chute du Tour de Suisse et quitte l'infirmerie avec un gros moral, et de Michael Boogerd (Rabobank), qui ne souffre plus de douleurs au ventre.


Dans la roue de Lance Armstrong :

Puisque Lance Armstrong est promis à un cinquième sacre, nous avons décidé de nous glisser dans sa roue pour vous narrer les moindres faits et gestes du champion en juillet. Hier, l'Américain a effectué une sortie d'entraînement de deux heures du côté de Compiègne. Le prologue et le contre-la-montre par équipes étaient déjà dans les esprits des US Postal puisque les neuf coureurs utilisaient leur vélo de contre-la-montre. Puis Lance Armstrong et ses boys ont pris le chemin du Parc des Expositions pour la visite médicale la moins passée inaperçue. A suivi la conférence d'avant-Tour où, affichant la même sérénité qu'au départ du Dauphiné-Libéré, le Texan a exprimé sa confiance et sa détermination devant un parterre de journalistes.

"Ces dernières semaines, j'ai eu une mauvaise surprise avec ma chute dans le Critérium du Dauphiné-Libéré. Ma récupération a été un peu plus longue que prévu. Mais ce ne sera pas un Tour facile à gagner. Il y a beaucoup d'adversaires sérieux et moins de place pour faire la différence. Je pense que la course sera plus difficile, plus serrée. Je suis moins jeune et certainement pas plus fort. Des jeunes progressent et peuvent faire mal, notamment Simoni qui a été impressionnant dans le Giro." Cette longue journée s'est finie par un dîner sur les Champs-Elysées et un passage dans l'émission de Michel Drucker.


Le peloton s'exprime :

Gilberto Simoni (Team Saeco) : "je sais que je peux mettre Armstrong en difficulté. Je pars donc avec un seul objectif : celui de gagner ! Après le Giro, j'ai refusé beaucoup d'invitations et je n'ai pas pris de vacances. Je me suis concentré sur le Tour et j'ai récupéré la force mentale. La grande différence entre le Giro et le Tour se situe dans la montagne. En Italie, les cols sont plus raides, en France ils sont plus longs. Mais je pense que le Tour va se jouer dans les dix premiers jours avec le chrono par équipes et l'arrivée à l'Alpe-d'Huez. Ensuite, je pense pouvoir rivaliser avec Armstrong dans les contre-la-montre."

Richard Virenque (Quick Step-Davitamon) : "je vais essayer de gagner une étape car porter le Maillot Jaune me paraît très compliqué. Le GP de la montagne est également dans ma ligne de mire. Je pense que la course sera bloquée jusqu'aux Alpes. Ca tombe bien, ce sont les Pyrénées qui m'inspirent. Sans "Jaja", je sais que j'aurai la grosse cote sur le bord de la route."

Jean-Marie Leblanc (directeur du Tour de France) : "il me semble que le Tour sera un peu plus challengé que les années précédentes. Lance Armstrong a donné de tous petits signes d'être un peu moins dominateur. Je suis très curieux de voir Simoni à l'oeuvre, je vois l'équipe Telekom à multiple tête, le retour encourageant d'Ullrich, les Espagnols comme Beloki et Mayo..."