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L'année 2003 en 101 anecdotes

Publié le 03/12/2003 00:05

De la saison 2003, Vélo 101 a retenu 101 noms. Aujourd'hui, Paolo Bettini, Beltran et Jean-René Bernaudeau.
De la saison 2003, Vélo 101 a retenu 101 noms. Aujourd'hui, Paolo Bettini, Manuel Beltran et Jean-René Bernaudeau.

Paolo Bettini (ITA, Quick Step-Davitamon)
29 ans, n°1 mondial
1er de Milan-San Remo, de la Clasica San Sebastian, de la Hew Cyclassics Cup, de la Coupe du Monde, du Championnat d'Italie et du Tour Méditerranéen, 2ème du GP de Gippingen, 3ème du Het-Volk et du Championnat de Zurich, 4ème du Trophée Laigueglia et du Championnat du Monde, 5ème du Tour du Haut-Var et de Tirreno-Adriatico, 8ème du Tour d'Emilie



© Paolo Bettini
Samedi 9 août, Clasica San Sebastian. Quand on a gagné Milan-San Remo et la Hew Cyclassics Cup, on porte logiquement la pancarte au départ de la Clasica San Sebastian. En août, Paolo Bettini est incontestablement le meilleur coureur. A moins d'une erreur tactique, rien ne peut lui résister. Aussi, ses adversaires ne sont pas dupes et se reposent intégralement sur lui. A San Sebastian, Paolo Bettini prend donc ses responsabilités. Il fait rouler ses hommes derrière les échappés matinaux puis dicte lui-même sa loi. Il place un double démarrage dans l'ascension de Jaizkibel et bascule au sommet en compagnie de neuf coureurs. Aussitôt, les hommes de tête s'observent. Tous, sauf Paolo Bettini, qui assume seul le travail. Le Toscan ne rechigne pas à l'effort et le prouve à tous une bonne fois pour toutes. Il roule sans demander à être relayé, anéantit les
attaquants puis attaque lui-même. Seul Ivan Basso parvient à le suivre. Mais là encore, Paolo Bettini effectue la majeure partie du travail. Malgré ses relais appuyés, le champion trouve la force de sprinter à San Sebastian. Il remporte une 6ème manche en Coupe du Monde. Quelle leçon !

Manuel Beltran (ESP, US Postal-Berry Floor)
32 ans, n°73 mondial
3ème du Tour d'Aragon, 6ème de la Vuelta, 11ème du Dauphiné-Libéré, 14ème du Tour de France


Vendredi 12 septembre, Tour d'Espagne. A 32 ans, Manuel Beltran est la révélation, pardon, la résurrection de l'année 2003. Dernière recrue de l'équipe US Postal, il participe à la Vuelta dans la foulée d'un Tour de France où il s'est sacrifié corps et âme pour son leader Lance Armstrong. Son rôle premier est d'aider Roberto Heras, mais le coureur Espagnol n'est pas dans l'allure. A Cauterets, Manuel Beltran saisit donc sa chance. Il attaque le groupe des favoris à 12 km de l'arrivée et se dégage illico. Le coup de pédale de l'Espagnol rappelle celui de son leader Américain. Puissant, Manuel Beltran parvient à Cauterets avant tous les favoris. Il se replace en 2ème position au classement général, à 55 secondes du Jersey de Oro. Sa joie est à peine contenue : "cette Vuelta peut être l'occasion pour moi de sortir de l'ombre. Les écarts à l'arrivée confirment que je suis venu avec beaucoup d'illusions et que je suis en forme." Mais la condition physique est un élément fluctuant. Après plusieurs défaillances, Manuel Beltran terminera 6ème de la Vuelta... avec la satisfaction d'avoir encore fait gagner un membre de son équipe.

Jean-René Bernaudeau (FRA, directeur sportif Brioches La Boulangère)
47 ans

Dimanche 29 juin, Championnat de France. Assis au volant de sa voiture, Jean-René Bernaudeau écoute attentivement les nouvelles communiquées par radio-course. Nous sommes à Plumelec, dans les premiers tours du Championnat de France. Notre voiture se porte à la hauteur de celle du directeur sportif des Brioches La Boulangère. Deux-trois mots sont échangés par la vitre baissée. "Jusqu'ici, tout va pour le mieux. On a des gars devant, c'est parfait" confie Bernaudeau, avec ce sourire qui illumine toujours son visage. Puis, Jean-René ferme sa vitre pour mieux s'isoler dans son véhicule, à l'écoute des informations transmises par Jérôme Pineau via l'oreillette. Didier Rous s'est échappé et Jérôme joue les espions dans le groupe poursuivant. "Flickinger est cuit, Halgand a des crampes..." Jean-René Bernaudeau s'empresse de communiquer les nouvelles de l'arrière à Didier Rous, seul au front. De sa voiture, il orchestre tel un métronome le déroulement du Championnat de France. Didier Rous remporte l'épreuve. Le plus bel hommage qu'il pouvait faire à son coéquipier Fabrice Salanson, disparu quatre semaines plus tôt.

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