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Interview de Cédric Pineau (Ag2r La Mondiale)

Publié le 24/01/2008 00:05

Interview de Cédric Pineau : "dans une équipe ProTour, tout est plus grand, il y a plus de monde, on est choyés."
Interview de Cédric Pineau (Ag2r La Mondiale) : "dans une équipe ProTour comme Ag2r, tout est plus grand, il y a plus de monde, on est choyés."

On s'est frotté les mains en fin de saison dernière au sein de l'équipe continentale, Roubaix Lille Métropole. On a savouré de voir deux des jeunes pousses signer dans des formations ProTour à l'issue d'une année 2007 marquée par de bons résultats individuels sur les Coupes de France. Le cap est aussi franchi pour Cédric Pineau (fils de Franck, ancien coéquipier de Miguel Indurain chez Reynolds et directeur sportif adjoint de la Française des Jeux), nouvelle recrue Ag2r La Mondiale qui, après une excellente année au sein du groupe nordiste, va attaquer la saison le mors aux dents. Et l'intention bien claire, déjà, de justifier sa sélection sur le Tour de Langkawi, où le dernier vainqueur de Troyes-Dijon a été appelé à remplacer le jeune Espoir moldave Alexandr Pliuschin, récemment accidenté.
Cédric, vous venez de chausser des bottes de géant pour franchir le fossé séparant une équipe continentale d'une des meilleures formations ProTour...
"C'est vrai. Tout s'est passé en cours de saison, en mai-juin. Un contact avec Vincent Lavenu me demandant si j'étais intéressé de rejoindre sa formation à l'issue de 2007. Quelque chose d'extraordinaire pour moi, avec à la clé mon assentiment, vous imaginez bien, tant la proposition d'un contrat de deux ans m'a paru intéressante. De quoi pouvoir me projeter sur l'avenir."

Le fruit de quels résultats obtenus jusqu'à cette période de l'année ?
"Peut-être le profil d'un coureur de classiques, dans un domaine où Ag2r n'était pas spécialement pourvu. Une bonne prestation d'ensemble. Peut-être aussi dans des courses belges d'un jour comme Kuurne-Bruxelles-Kuurne, où j'arrive dans le premier groupe pour la gagne ; le Samyn, où sans une chute pour bris de fourche, j'étais en mesure d'obtenir un très bon résultat ; A Travers la Flandre, où je suis aux avant-postes. Des qualités peut-être intéressantes pour Vincent Lavenu, à la recherche d'un groupe capable d'obtenir des résultats sur les courses du Nord et belges."

Allez-vous centrer votre saison sur les routes de cette région ?
"Pas dans l'immédiat. J'ai dû répondre à la sélection pour le Tour du Langkawi à la place d'Alexandr Pliuschin, accidenté il y peu. La nécessité de récupérer du décalage horaire et des différences de température ne m'empêcheront pas de répondre présent à Paris-Roubaix, le Tour des Flandres et Gand-Wewelgem, voire le Het Volk."

Et en dehors de ces épreuves ?
"D'abord le Tour de Langkawi en Malaisie du 9 au 17 février, en remplacement d'Alexandr Pliuschin, initialement prévu. J'enchaînerai sur le Samyn, les 3 Jours des Flandres Occidentales, Cholet-Pays de Loire le 23 mars, la Semaine Lombarde du 25 au 29 mars, le Grand Prix de Rennes, le Circuit de la Sarthe, en guise de dernière préparation à Paris-Roubaix."

Une participation à Paris-Roubaix rendue possible dorénavant par votre passage chez Ag2r La Mondiale...
"C'est juste. C'est la cerise sur le gâteau. Un plaisir qu'il était inconcevable de pouvoir savourer en appartenant à une équipe continentale. C'est un rêve."

A quel moment de votre carrière avez-vous eu la révélation de vos aptitudes sur ces terrains très particuliers ?
"Très récemment. Je n'avais jusqu'à l'année dernière, c'est-à-dire mon passage chez Roubaix Lille Métropole, pas eu l'occasion de jauger mes aptitudes. A l'UV Aube, on était plutôt confrontés aux Coupes de France, sur des terrains assez variables."

Vous n'avez jamais eu l'idée de rejoindre un jour votre père à la Française des Jeux ?
"Véritablement, cela ne m'a jamais effleuré l'idée. Je tenais à ce que mon père conserve dans mon esprit le lien familial et non devienne mon directeur sportif ou même mon manager. Pour moi, c'était infaisable et pour lui aussi. Un sentiment partagé par nous deux. Et je pense que c'est mieux ainsi, même au niveau de l'encadrement et des autres coureurs."

Votre promotion sonne comme la récompense du travail réalisé par Cyrille Guimard ?
"C'est le but recherché. Le fait d'être deux à passer dans le ProTour, avec Yauheni Hutarovitch, issu comme moi de l'UV Aube. Certains diront que deux, c'est peu, mais je pense que c'est quand même pas mal et c'est un encouragement à poursuivre à ce niveau, pour mon ancienne équipe. Une bonne publicité pour une première année."

Vous devez noter une certaine différence de structure en comparaison de l'an dernier ?
"Tout est plus grand. Il y a plus de monde, tant dans l'encadrement que dans les coéquipiers. On dispose d'une panoplie de soins et d'une attention énorme de la part du staff. On est choyés. Se retrouver à cinquante personnes à table comme en décembre lors du premier stage, c'est énorme. Entre les mécaniciens, les kinés, les médecins, les ostéopathes, les soigneurs..."

On vous aperçoit fringuant et triomphateur lors du dernier Troyes-Dijon. Racontez-nous...
"Ca part toujours entre l'Aube et la Côte d'Or, avec un parcours très casse-pattes. Je passe sans trop d'encombre les deux derniers raidars avant l'arrivée pour l'emporter sur les quatre autres coureurs qui m'accompagnent sur la ligne. Ma deuxième victoire d'affilée en plus. Réalisée par ailleurs en individuel puisque Roubaix Lille Métropole ne pouvait s'inscrire sur une course Elite Nationale. Et pour moi un programme de dernière minute, par le fait de n'avoir pu être aligné sur Cholet-Pays de Loire, qui avait lieu le même jour. J'avais de bonnes sensations les trois jours avant et ça a souri pour moi. Un bon feeling pour me trouver dans la bonne échappée aussi."

Quelles sont vos références sur les courses par étapes ?
"A définir. J'ai bien participé au Tour de l'Avenir en 2006 sous les couleurs d'Agritubel, en tant que stagiaire, avec à la clé le classement général final avec Moises Dueñas. L'immense satisfaction d'avoir apporté ma pierre d'achoppement tous les jours en tant qu'équipier. Une grande expérience."

Une appréciation sur la mise en place du passeport biologique ?
"Je pense que c'est bien pour le cyclisme. Il faut adopter des méthodes comme celle-ci, même si c'est un peu contraignant avec le nombre croissant de prises de sang et de contrôles inopinés. Mais je pense que si c'est la seule solution pour éliminer tous les tricheurs, il faut passer par là."

On évoque de plus en plus la suppression des oreillettes. Un avis ?
"Je n'y vois aucun inconvénient, bien que c'est intéressant au niveau sécurité quand il arrive un problème mécanique. L'oreillette enlève un peu d'intérêt au niveau initiative personnelle du coureur, mais a son avantage sur l'aspect que j'ai cité. Déjà en course, il m'arrive de la retirer."

Propos recueillis par Jean-François Modery à Valescure le 21 janvier 2008.

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