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Interview de Danilo Di Luca (Liquigas)

Publié le 19/05/2006 09:13

Interview de Danilo Di Luca : "je ne m'attendais pas à concéder autant de temps sur le vainqueur et surtout sur Ivan Basso."
Interview de Danilo Di Luca (Liquigas) : "je ne m'attendais pas à concéder autant de temps sur le vainqueur et surtout sur Ivan Basso."

Le sentiment livré à la presse par Ivan Basso, lors de la journée de repos, sur le fait qu'il se sentait autant inspiré par le parcours du contre la montre de Pontedera que par une étape de montagne s'est vérifié. Le verdict de la Maielletta s'est trouvé confirmé en appel sur les routes toscanes. Un vilain jeu de mot dirait qu'il n'a pas "penché" lors du passage des protagonistes à Pise aux abords de la fameuse tour, en faveur de ses principaux adversaires. Mines pincées dans le camp de la Liquigas réuni autour de Stefano Zanatta à l'hôtel Caesar à Lido di Camaiore sur la Versilia (où cohabitent par le fait du hasard les deux équipes) après analyse de la contre-performance du Killer Danilo Di Luca à l'issue de l'exercice chronométré sur 50 Kilomètres. Relégué à 7'33" du Maillot Rose, il est prévisible d'attendre toutefois dans les jours prochains une réaction d'orgueil du vainqueur ProTour 2005.

Danilo, la déception est-elle grande ce soir ?
"Je ne peux pas le cacher. Je ne m'attendais pas à concéder autant de temps sur le vainqueur et surtout sur Ivan Basso. J'étais parti sur une base de deux ou trois minutes au maximum, mais pas plus de quatre minutes et demie. Je ne m'explique pas. J'ai été retenu ensuite par un contrôle antidopage qui m'a fait perdre beaucoup de temps, alors que j'aurais été mieux à l'hôtel."

Quelle explication donnez-vous à cette contre-performance ?
"De moins bonnes jambes sans aucun doute sur le chrono. Cela n'a jamais été un de mes terrains de prédilection, mais quand même."

Un mot sur votre vélo aérodynamique Bianchi D2 chrono ?
"Il n'y a rien à dire sur la machine. Nous l'avions déjà testé en début de saison. Toutes les équipes disposent d'un matériel quasi identique."

Quels seront désormais vos objectifs sur ce Giro ?
"Il va falloir se concentrer sur les étapes et les podiums. Il peut se produire toutefois encore des surprises. Le Giro n'est pas fini."

Pouvez-vous viser les challenges par équipes quand on voit votre classement actuel ?
"C'est ce que nous allons étudier. Notre classement actuel reflète la cohésion du groupe. Il est vrai que nous avons failli le remporter l'an dernier, derrière la Davitamon. On espère que Vladimir Miholjevic va retrouver ses forces, car il est vidé depuis quelques jours. C'est un élément précieux pour le groupe."

Pourriez-vous vous tourner de nouveau vers le registre où vous avez obtenu jusqu'ici vos meilleures performances, c'est-à-dire vers les classiques ?
"On avisera cela à la fin du Giro. Ce Tour d'Italie était pour moi très important afin de tester mes capacités pour viser le podium du classement général."

Possédez-vous encore une marge de progression en montagne ?
"J'ai bien passé la montagne sur le Giro l'an dernier. J'espère encore aujourd'hui réaliser une bonne dernière semaine. Il est un fait que j'aurais aimé suivre les meilleurs dans la Maielletta."

Avez-vous eu votre mot à dire dans la composition de l'équipe qui vous entoure ?
"Non pas vraiment. C'est un domaine qui relève du manager et des directeurs sportifs. Le groupe réunit ici est de valeur. Il est composé d'éléments qui possédaient la forme au moment de la sélection."

Pour quelles raisons voit-on souvent la Liquigas prendre la course à son compte devant le peloton ?
"Pour ce qui concerne les étapes précédentes cela relevait d'une tactique qui devait m'emmener sur les rampes de la Maielletta. La suite des évènements est aussi fonction de la course des adversaires."

Propos recueillis par Jean-François Modery le 18 mai 2006.