FLASHS

Pros

Interview de Denis Robin (Agritubel)

Publié le 18/04/2006 00:05

Interview de Denis Robin : "je relativise beaucoup plus, même par rapport à mon métier de coureur, c'est juste du sport."
Interview de Denis Robin (Agritubel) : "je relativise beaucoup plus, même par rapport à mon métier de coureur, c'est juste du sport."

Bien que passé professionnel le 1er janvier 2005, Denis Robin (Agritubel) a encore peu d'expérience au sein du peloton pro, qu'il avait dû quitter il y a un an après être tombé dans une étape du Circuit de la Sarthe. Une grave chute qui avait contraint l'Angevin à tirer un trait sur sa première saison pro, victime d'une luxation de la deuxième et de la troisième vertèbre cervicale ainsi que d'une fracture fermée du fémur droit. Après huit mois de galère, Denis Robin a repris la compétition au début du mois de mars.

Denis, comment s'est passé votre retour à la compétition après votre grave accident ?
"Je dresse un bilan plutôt mitigé. J'ai repris la saison un peu tard, aux Monts du Lubéron, puis j'ai rechuté sur Cholet-Pays
de Loire, donc ça a été un peu difficile. Là, je me ressens encore un peu des côtes mais ça revient doucement. Il faut être patient. Depuis un an, je suis assez patient quant à ma reprise du vélo. Donc il faut continuer, c'est parfois un peu dur, mais il faut prendre son mal en patience."

Quelles ont été les conséquences de cette chute à Cholet ?
"En fait, un coureur m'a bien coupé la route et je me suis fait mal au niveau des côtes. Comme c'est assez long à guérir, il faut encore une fois être patient. Mais bon, ce n'est pas trop grave, donc je suis rassuré de ce côté là."

Après ce que vous avez vécu l'année dernière, on relativise davantage ?
"Oui, je relativise beaucoup plus, même par rapport à mon métier de coureur. Quand je rate ma course, c'est vrai que c'est embêtant mais ce n'est pas la fin du monde. On n'est pas en train de sauver des vies humaines ou de sauver le monde, c'est juste du sport et il faut le concevoir comme tel, rester à notre niveau."

Comment s'est passé votre retour progressif au cyclisme après votre accident ?
"Après ma chute, j'ai passé trois semaines à l'hôpital. J'ai ensuite fait deux centres de rééducation, dont un centre pour sportifs de haut-niveau à Capbreton, où j'ai côtoyé Maryan Hary pendant quinze jours. Ensuite, je suis rentré à la maison. J'ai fait pas mal de séances avec mon kiné, jusqu'au mois de novembre. D'avril à novembre, ça a fait quand même pas mal de séances."

Avez-vous eu des périodes de doutes quant à votre retour dans les pelotons ?
"On est obligé d'avoir des doutes quand on est un peu esseulé du monde et qu'on voit les copains courir et avoir des résultats. Au début, j'ai donc douté un peu mais après, j'ai vite repris confiance. C'était une mauvaise période. Maintenant, je préfère me tourner vers l'avant, ne plus trop penser à ça et tourner la page."

Avez-vous été soutenu pendant toute cette période ?
"Oui bien sûr. Dans le vélo, on n'a pas beaucoup d'amis mais ceux qu'on a sont vraiment très proches. Ca m'a aidé. J'ai été beaucoup aidé aussi par ma femme et ma famille, c'est très important."

Quels seront donc vos objectifs cette année ?
"Déjà retrouver un bon niveau et puis me faire plaisir sur le vélo, même si à ce niveau là, c'est difficile de se faire plaisir ! On ne se fait vraiment plaisir que lorsqu'on est devant et que l'on peut peser sur la course."

Avez-vous dans l'idée de participer au Tour de France ?
"Oh, on va rester prudent là-dessus ! Si je dois y aller, il faut d'abord que j'ai le niveau. Si les directeurs sportifs jugent que je suis au niveau, pourquoi pas, mais pour le moment, ce n'est pas d'actualité."

Comment cela va-t-il se passer pour le Tour, chez Agritubel ? Une équipe est-elle déjà prédéfinie ?
"Juan-Miguel Mercado est déjà assuré de faire le Tour. Il a été recruté pour ça. Je pense aussi que José-Alberto Martinez et Manuel Calvente seront de la partie. Pour le reste, ça demeure assez ouvert. Mais il y a quand même des coureurs qui ont passé un palier cette saison, je pense à Cédric Coutouly par exemple, et qui ont de bonnes chances d'y participer."

Aujourd'hui, c'est le Tro Bro Léon. Avez-vous de l'appréhension avant de genre de course ?
"C'est un type d'épreuve que je vais découvrir. Je ne connais pas du tout Paris-Roubaix, je ne connais pas du tout les chemins donc c'est une bonne expérience de le faire au moins une fois dans sa carrière. Si ça sourit, j'y reviendrai peut-être. Je n'ai pas d'appréhension avant une telle course, pas plus en tout cas que pour une autre épreuve. Je pourrais craindre la boue, mais quand on fait des sorties de cinq heures sous la flotte, on ne rentre pas aussi sale mais on est bien sale quand même donc ce n'est pas gênant."

Propos recueillis à Lannilis le 16 avril 2006.

CAMPAGNOLO

INSCRIPTION EN LIGNE
dimanche 07 mars 2021
jeudi 13 mai 2021
samedi 05 juin 2021
dimanche 20 juin 2021
dimanche 01 août 2021
samedi 14 août 2021
vendredi 10 septembre 2021
dimanche 03 octobre 2021

VOIR TOUTES LES EPREUVES