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Interview de Fabian Cancellara (Fassa Bortolo)

Publié le 15/03/2005 00:39

Interview de Fabian Cancellara : "ma victoire à Montélimar me renforce dans l'idée que mon registre va s'étendre."
Interview de Fabian Cancellara : "ma victoire à Montélimar me renforce dans l'idée que mon registre va s'étendre."

Fabian Cancellara (Fassa Bortolo) s'est rassuré après le premier rendez-vous qu'il s'était fixé pour la saison qui vient de débuter. Second à deux petites secondes de Jens Voigt lors du prologue de Paris-Nice, le jeune champion de Suisse de la spécialité s'est même payé le luxe de devancer le rapide Estonien Jaan Kirsipuu pour le gain de la quatrième étape qui se concluait à Montélimar, revêtissant un jour durant le maillot de leader de l'épreuve lors de l'étape qui conduisait au Mont Faron. Il est bon de rappeler que le coureur Bernois s'est fait connaître du grand public à l'issue du prologue du dernier Tour de France où il déposséda Lance Armstrong du Maillot Jaune. Le protégé de Giancarlo Ferretti n'a eu de cesse depuis cette date de travailler son point faible affiché sur les parcours montagneux de la dernière Grande Boucle.
Fabian, vous avez participé à votre troisième Paris-Nice. Est-ce à dire que vous auriez plus de feeling pour cette épreuve que pour Tirreno-Adriatico ?
"Ma participation est le fruit d'un commun accord avec le team. Mon jeune âge me permettra sans nul doute dans le futur d'être un jour au départ de la "course des deux mers". Paris-Nice est toutefois une grande épreuve qui compte à un palmarès. Je vais même vous faire un aveu : j'ai l'espoir de pouvoir la remporter une fois dans ma carrière. Le fait d'avoir porté le Maillot Jaune dans l'étape du Mont Faron me conforte dans cette idée."

Etes vous satisfait de votre seconde place à deux petites secondes de Jens Voigt lors du prologue d'Issy-les-Moulineaux ?
"Très satisfait. Je suis même heureux d'être déjà au point alors que je n'ai pas participé au Tour Méditerranéen."

Etiez-vous confiant avant votre sprint victorieux de Montélimar face à l'éminent spécialiste qu'est Jaan Kirsipuu ?
"Bien sûr que oui. Dans la mesure où je suis capable de m'imposer devant n'importe quel coureur j'étais confiant. Je n'ignorais pas qu'il possédait une grande expérience, mais cela n'a pas du tout affecté ma détermination et mon assurance."

Etes vous quelque peu déçu d'avoir eu à céder la tunique de leader à Bobby Julich au Mont Faron ?
"Bien sûr que j'aurais eu plus de plaisir à conserver le maillot, mais il m'a fallu me rendre à l'évidence. Le Mont Faron à cette épreuve de l'année ne s'offre qu'à un homme en forme. Le vainqueur est un pur grimpeur. Mon jeune âge m'autorise encore pas mal d'espoirs."

Quels seront vos objectifs lors de la saison qui débute ?
"Les classiques tout d'abord, et aussitôt après le prologue du Tour de France. J'ai aussi pour ambition de boucler la Grande Boucle et de faire un bon Mondial en fin de saison sur le circuit de Madrid."

Le Maillot Jaune du Tour de France deux jours durant obtenu après le prologue de Liège constitue-t-il le meilleur résultat obtenu dans votre jeune carrière ?
"C'est vrai, mais je place immédiatement après ma victoire de Montélimar. C'était une étape en ligne. Elle me renforce dans l'idée que mon registre va s'étendre et ne sera pas orienté exclusivement sur les épreuves contre-la-montre."

Avez-vous encore une marge de progression sur les parcours montagneux ? Dans le chrono de l'Alpe d'Huez, au Tour 2004, vous aviez perdu presque 6 minutes sur la montée alors que vous possédiez le meilleur temps au pied sur la portion plate de 1,5 kilomètre...
"C'était justement merveilleux. Etre premier lors d'un contre-la-montre du Tour de France, même à un pointage, c'est déjà grandiose. Je dois effectivement encore m'améliorer sur les parcours montagneux. C'est aujourd'hui ma faiblesse. Je n'ai que 24 ans et j'ai bien l'intention de combler quelque peu cette lacune."

N'êtes-vous pas déçu par votre performance au Championnat du Monde du contre-la-montre 2004 ?
"Non. Sans avoir effectué une grande préparation, j'ai obtenu une belle huitième place. Ma saison avait été bien remplie jusqu'alors. C'est satisfaisant face à des spécialistes comme Michael Rogers qui avaient presque orienté toute leur saison sur cette course. De plus, le parcours très tourmenté ne favorisait pas les purs rouleurs comme moi."

Savez-vous à quand remonte la dernière victoire suisse sur Paris-Roubaix ?
"Je pense que c'est Ferdi Kubler."

Et bien non, c'est un certain Henri Suter et cela remonte à 1923. Auriez-vous l'espoir de devenir un jour le second helvétique à accrocher un jour cette classique à votre palmarès au vu de votre excellente quatrième place obtenue l'an dernier ?
"Oui. Mille fois oui. J'ai désormais l'ambition de remporter un jour cette magnifique épreuve. Peut-être cette année..."

Reconnaissez-vous minutieusement chaque parcours des étapes chronométrées a laquelle vous participez ?
"Cela fait partie de ma concentration d'avant les courses. J'examine alors tous les détails qui peuvent me permettre d'être dans la bonne trajectoire. C'est très important et aussi pour savoir quel braquet est nécessaire."

Le plaisir est il aussi important pour vous d'aider Alessandro Petacchi à remporter ses sprints que de remporter des prologues ?
"Je ne compte pas dans les coureurs de l'équipe entièrement voués à cette fonction. J'ai une position qui me permet de jouer parfois ma carte personnelle. Je sais, comme le staff, que mes qualités m'autorisent à viser le succés sur de belles courses comme les classiques, des prologues aussi."

Participerez vous au Tour d'Italie ?
"Non. C'est tout pour le Tour de France."

Propos recueillis le 12 mars 2005 par Jean-François Modery.

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