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Interview de Mickaël Buffaz (Cofidis)

Publié le 10/08/2009 19:01

Interview de Mickaël Buffaz : "J'ai fait la chose la plus dure pour un coureur cycliste, gagner chez soi. Tout le monde le dit."
Interview de Mickaël Buffaz : "J'ai fait la chose la plus dure pour un coureur cycliste, gagner chez soi. Tout le monde le dit, c'est ce qu'il y a de plus dur."

Hier soir, il y avait beaucoup d'émotions à l'arrivée. Quels sont les flashs qui restent ?
"Les flashs, c'est de voir les larmes de ma femme en face de moi juste après l'arrivée. J'ai surtout le souvenir de n'avoir pas pu parler pendant plus de 20 minutes, tellement j'avais les larmes aux yeux et qu'il était impossible de les contenir."

6 ans sans victoire, c'était pesant…
"C'est pas que c'était pesant mais c'était frustrant de passer autant de kilomètres échappés et de n'avoir pas plus de réussite que ça. C'était encore une échappée qui était vouée à l'échec et là terminer par une victoire, c'est trop génial !"

Ce qui était marquant, c'était la joie de tous les Français et des adversaires qui étaient content pour toi…
"Oui, c'est ce qui m'a plus marqué avec le recul. La joie de mes coéquipiers, c'est un peu normal mais celle de mes collègues de travail signifie que j'ai une certaine respectabilité au sein du peloton, des gens qui ont une sympathie pour moi, c'est un peu ce que je recherche dans la vie et ce sont des choses qui me marquent."

Cette victoire est une excellente nouvelle en vue de la saison prochaine. On se rend compte aussi que Cofidis garde les bonnes habitudes en s'imposant un dimanche…
"Oui, on a pris ces bonnes habitudes depuis le début de la saison. On gagne le dimanche. Et puis, en plus on est un peu quelque part dans le jardin de l'équipe puisque monsieur Migraine, le PDG de Cofidis habite ici, malgré que la formation soit originaire du Nord. Gagner sur le Tour de l'Ain, ça n'a pas dû arriver souvent à l'équipe Cofidis. On a fait quelque chose de beau et on lui dédicace cette victoire pour tout ce qu'il a fait et ce qu'il fera encore pour le vélo."

Vous avez étudié le road book aujourd'hui. Il y a une bosse à quelques kilomètres de l'arrivée. Garder le maillot jaune, c'est jouable ?
"C'est jouable mais on quand même trois gros leaders, ce qui fait qu'il n'y a que deux coureurs pour m'aider à le défendre, donc si tout va bien on le défend mais ça ne sera pas une priorité."

Finalement, est-ce qu'un grand bonheur sur le Tour de l'Ain, ce n'est pas mieux qu'un bonheur simple d'être sélectionné sur un grand Tour comme le Tour de France ?
"J'ai fait la chose la plus dure pour un coureur cycliste, gagner chez soi. Tout le monde le dit, c'est ce qu'il y a de plus dur à faire. Je décroche une victoire que je n'avais pas obtenu depuis longtemps et en plus à la maison ! Maintenant, être sélectionné pour un Tour de France, ça serait la cerise sur le gâteau. Je l'attends depuis longtemps, en fait depuis mes débuts. Je l'ai toujours loupé pour des problèmes de santé. Donc, on verra."

Votre fin de saison passe par la Vuelta…
"Oui, je participerai au Grand Prix de Plouay, à la Vuelta et j'irai toujours en tant qu'animateur, cela est sûr et certain."

Propos recueillis à Trévoux le 10 août 2009.