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Varriale, trafiquant de produits dopants ?

Publié le 16/05/2002 07:48

Une nouvelle grave affaire de dopage vient d'éclater autour d'Antonio Varriale, accusé de trafic de produits dopants.
Une nouvelle grave affaire de dopage vient d'éclater autour d'Antonio Varriale, accusé de trafic de produits dopants.


© Panaria
C'est à chaque fois le même frisson dans le dos. Il y a une semaine, nous évoquions cette sombre affaire, toujours en cours d'instruction, de seringues d'EPO et d'insuline retrouvées dans un fossé de la CSC Classic. On pensait, utopiques, que cette énième affaire de dopage serait la dernière, après les insoutenables affaires Festina, "blitz" du Giro, affaire Vandenbroucke... Mais la police judiciaire italienne nous a ramené à la réalité dans la nuit de lundi à mardi.

Cette nuit au cours de laquelle l'affaire a éclaté, alors que les enquêteurs italiens étaient dessus depuis déjà plusieurs mois. Après avoir découvert l'existence d'un trafic de produits interdits dans le peloton amateur, repéré dans la région du Lac de Garde, les carabiniers italiens ont décidé de mener
l'enquête de très près. De si près qu'ils en ont conclu un lien avec le coureur italien Antonio Varriale (Panaria-Fiordo).

Antonio Varriale, peu de gens le connaissent. Agé de 28 ans, le Napolitain est passé professionnel en 2000, réalisant de bons résultats ces deux dernières saisons, comme une 5ème place au Tour de Campanie 2000 et une 7ème place au terme d'une étape du Giro 2001, sans toutefois parvenir à enlever son premier bouquet. Pour ce coureur qui assure être consciencieux et patient dans son métier, ne pensant à rien d'autre qu'à la course une fois le départ donné, et rêvant d'imiter son idole Miguel Indurain, les choses ont brusquement tourné dans la nuit de lundi à mardi, lorsque les policiers sont venus frapper à sa porte. Direction la prison de Minogo, sur les bords du Lac de Garde.

Accusé de recel, association de malfaiteurs, violation de la loi antidopage et soupçonné de détention de produits interdits, Antonio Varriale a été maintenu en garde à vue toute la nuit, les enquêteurs suspectant également une seconde personne d'alimenter ce trafic de produits dopants. L'affaire paraît donc bien plus grave que les précédentes, Varriale risquant là bien plus que quelque mois de suspension. La loi italienne prévoit en effet jusqu'à six ans de prison ferme s'il est reconnu que Varriale pratiquait un commerce de substances interdites ; de trois mois à trois ans s'il est avéré que Varriale était seulement en détention de ces produits.

Comme elle semble ridicule, à côté, la suspension de son habituel compagnon de chambre Giuliano Figueras, suspendu trois mois après le "blitz" du Giro. Mais déjà, la carrière d'Antonio Varriale s'est considérablement assombrie. Immédiatement suspendu par son équipe Panaria-Fiordo, le Napolitain a appris hier soir qu'il était également suspendu à titre provisoire par la Fédération Cycliste italienne.

En attendant, Varriale a sans doute perdu la confiance de ses dirigeants. Le manager italien Bruno Reverberi a déclaré sur le Giro s'être "senti trahi. C'est un coureur que j'ai accueilli chez moi voici deux ans quand il a été blessé. On ne peut être sûr de rien". Avant de poursuivre sur le problème mis en avant ici : le dopage amateur. "Quand un coureur commence à prendre l'habitude de ce genre de produits, il y a un grand risque qu'il continue ensuite chez les pros. Il faut agir impérativement dans ces catégories pour prévenir le problème."

Une nouvelle fois, la justice dira par la suite si Antonio Varriale est réellement impliqué dans ce trafic de produits dopants. En attendant, Bruno Reverberi a demandé au médecin de l'équipe Panaria-Fiordo de fouiller tous les bagages des coureurs actuellement engagés sur le Giro.

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