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2005 en 101 brèves

Publié le 11/12/2005 12:25

2005 en 101 brèves : Damiano Cunego à la dérive, De Angeli positif à l'EPO, une seule wild-card pour le Tour de France.
2005 en 101 brèves : Damiano Cunego à la dérive, De Angeli positif à l'EPO, une seule wild-card pour le Tour de France.

La saison 2005, sur Vélo 101, ce fut plus de 2000 articles pour des milliers d'informations diffusées dans les rubriques Elites 1, Elites 2, VTT, Cyclo-cross, Piste et Cyclosport. A l'heure des bilans, nous avons retenu les 101 infos qui ont marqué l'année 2005. Jusqu'au 31 décembre, revivez l'actualité cycliste 2005 en 101 brèves.

Damiano Cunego, prince déchu

L'Italien Damiano Cunego s'était révélé en 2004 en devenant le dernier numéro un mondial de l'Histoire du classement UCI grâce à ses victoires dans le Giro, le Tour de Lombardie et le Tour du Trentin, tout ça à 23 ans seulement. On attend beaucoup du jeune prodige Italien, à qui les observateurs ont promis un brillant avenir dans le cyclisme. Malheureusement, les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Damiano Cunego a prévu de faire ses débuts dans le Tour de France mais doit auparavant défendre son titre sur le Giro. 3ème du Tour de Murcie, 9ème du Tour du Pays-Basque et de Liège-Bastogne-Liège, 2ème du Tour de Romandie, la préparation est bonne. Toutefois, l'échec le guette lors de la première grande étape de montagne du Giro. A Zolto Alto, Damiano Cunego craque et se présente au sommet avec un retard de 6'02" sur Savoldelli et Basso. "Ces derniers jours j'ai été surchargé par beaucoup de pression, expliquera Cunego à l'arrivée. Maintenant, je me suis libéré d'un gros poids et je vais poursuivre la course sans pression." Mais on ne reverra plus Cunego devant. Le jeune coureur finira 18ème du Giro avant d'apprendre en juin qu'il souffre d'une mononucléose. Ses débuts sur le Tour sont remis à 2006. Sa saison 2005 n'aura pas été un total échec puisqu'il la terminera par des places d'honneur en Italie et par une victoire sur la Japan Cup.

De Angeli ravive le spectre de l'EPO

Sept ans après l'affaire Festina, l'EPO est bel et bien toujours d'actualité. L'Italien Luca De Angeli (Colombia-Sellle Italia) nous le rappelle à ses dépens en se faisant pincer pour contrôle positif à l'EPO sur les routes de la Semaine Internationale, fin mars en Italie. L'information n'est dévoilée publiquement qu'à l'occasion du Tour d'Italie, auquel De Angeli ne participe pas. Agé de 29 ans, l'Italien a effectué deux années dans les rangs de la Mercatone Uno avant de rejoindre la Colombia-Selle Italia en 2003, une équipe pour laquelle il court à nouveau en 2005 après une saison infructueuse à la Fassa Bortolo. Vainqueur de deux étapes du Tour du Sénégal en 2003, le coureur Toscan s'expose dès lors à une procédure pour dopage. Son manager Gianni Savio ne transige pas avec le règlement et licencie sur le champ Luce De Angeli, qui ignorait sans doute que le dopage fait plus perdre qu'il ne fait gagner, et qu'on ne reverra pas de sitôt chez les professionnels.

Une seule wild-card pour le Tour de France

Avec la mise en place de l'UCI ProTour, les règles de participation aux grands événements ont changé. Le Tour de France, comme le Giro et la Vuelta, doivent obligatoirement accueillir les vingt équipes de l'UCI ProTour, et disposent de deux wild-cards qu'ils peuvent distribuer aux équipes professionnelles continentales de leur choix. Le Giro a choisi Colombia-Selle Italia et Panaria-Navigare, la Vuelta optera pour Comunidad Valenciana et Relax-Fuenlabrada. Mais le Tour de France refuse d'attribuer ses deux cartons d'invitation. Dès la cérémonie de présentation de son épreuve, fin novembre 2004, la Grande Boucle a annoncé qu'elle invitait quoiqu'il arrive la formation Ag2r Prévoyance. Le suspense demeure autour de la dernière wild-card. Les organisateurs observent du coin de l'oeil les performances des équipes non admises dans le ProTour mais décident finalement de ne pas délivrer ce dernier billet. L'équipe Agritubel en est la grande victime. En effet, la formation a vivement animé les courses auxquelles elle avait accès depuis le début de la saison et espérait obtenir en récompense un laisser-passer pour le Tour. Il n'en sera rien. Vingt-et-une formations, soit 189 coureurs, prendront le départ de l'épreuve en Vendée début juillet.