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3 questions aux Jeunes Reporters du Tour 2007 (3/3)

Publié le 13/11/2007 00:04

Trois mois après l'aventure, les Jeunes Reporters du Tour reviennent sur leur découverte du Tour et du journalisme (3/3).
Trois mois après l'aventure, les Jeunes Reporters du Tour 2007 reviennent sur leur découverte du Tour de France et du journalisme sportif.

En juillet, six jeunes de 15 et 16 ans ont participé à la 2ème édition des Jeunes Reporters du Tour, une opération organisée par Vélo 101, avec le soutien d'Amaury Sport Organisation. Durant trois semaines, Axel, Laura, Marion, Simon, Sylvain et Victor ont partagé le quotidien des journalistes du Tour de France, découvrant les coulisses de la Grande Boucle et devenant acteurs par le biais de leur journal, A Notre Tour, distribué aux suiveurs de l'événement. Trois mois après cette aventure magique au cœur du Tour de France, nos six journalistes en herbe ont retrouvé leur quotidien sur les bancs du lycée, où ils préparent désormais leur bac. Les souvenirs estivaux resteront gravés dans les mémoires. A l'occasion de leurs retrouvailles du côté de Nantes le vendredi 2 novembre, nous sommes revenus avec eux sur l'édition 2007 des Jeunes Reporters du Tour.

Marion Coutret (16 ans, Vendée) :

Tu as participé aux Jeunes Reporters du Tour, quelle image garderas-tu de cette aventure ?
"Quand je repense au Tour de France, il y a des dizaines et des dizaines d'images qui resteront gravées dans ma mémoire, évidemment. Mais une m'a particulièrement marquée. C'est la foule au bord des routes. De Londres à Paris, toujours le même engouement. Des centaines de personnes amassées derrière des barrières n'attendant qu'une chose : la caravane. D'autres arborant fièrement les couleurs de leurs équipes favorites le long des cols : rose, turquoise, orange... Ou certaines venues avec des
slogans sur un carton pour défendre à leur manière ce monument du sport. Mais ce qui m'a le plus surprise, c'est la sympathie des gens, leur sourire, leurs bonjours, dès qu'une voiture "Tour de France" passe sur la route. Dans ces moments-là, on a vraiment l'impression d'être dans un monde à part."

Cette aventure t'a-t-elle conforté dans ton attirance pour le journalisme ?
"Cette expérience m'a donné encore plus envie de devenir journaliste. Elle m'a permis de prendre conscience des qualités dont chaque journaliste a besoin (rapidité d'adaptation, clarté, originalité...), et d'apprendre les bases du métier. Pendant ces trois semaines, j'ai été très bien accueillie dans une salle de presse essentiellement masculine, ce qui m'a donné un peu de confiance en mon travail. Cette expérience va sûrement nous apporter beaucoup dans les années futures. J'espère juste que ce Tour de France ne sera pas le seul à mon actif car une fois qu'on y participe dans ces conditions, il est difficile de ne pas vouloir y revenir avec cette fois une carte de presse en main !"

Que retiendras-tu du projet des Jeunes Reporters du Tour ?
"Pour moi, les Jeunes Reporters, c'est bien plus qu'une bande de jeunes parcourant la France. Ce projet nous apporte autant au niveau journalistique que social. On apprend à vivre en groupe, à s'adapter au caractère de chacun. Ce qui nous a permis de tisser des liens forts entre nous, les jeunes, mais aussi avec nos "animateurs", qui ont vraiment fait le maximum pour qu'on puisse vivre des moments inoubliables : grand merci à Julien Perrot, Fabien Aoustin et Philippe Lesage. C'est vraiment une expérience que je souhaite à tout jeune de réaliser car on en ressort grandi."

Laura Pierlay (17 ans, Dordogne) :

Tu as participé aux Jeunes Reporters du Tour, quelle image garderas-tu de cette aventure ?
"Quand on participe à un tel événement, ce n'est pas une image qui reste à jamais gravée dans nos mémoires mais tout un ensemble de choses. Il est donc difficile de faire un choix et d'en élire une qui nous a plus marqué que les autres. Quand je repense à mon Tour de France, je revois l'ambiance de cet événement. Mais plus qu'une image, ce sont des comportements qui m'ont le plus marqué. Comme celui de nos aînés, les journalistes, derrière la ligne d'arrivée. On a pu, pendant trois
semaines, les observer et même les imiter. Alors que les premiers coureurs passent la bande blanche peinte sur le sol leur indiquant la fin du calvaire jusqu'au lendemain, ces passionnés armés de dictaphones, de caméras ou d'appareils photos, se jettent sans ménagements sur ces forçats de la route, afin d'en tirer le plus d'informations et d'avoir l'exclusivité. On peut les voir se battre avec des mots, et utiliser leurs coudes pour atteindre le coureur du jour. Une bataille qui peut être qualifiée de plaisante et qui ne fait aucune victime, car la passion est toujours plus forte que la violence. Comme on dit, c'est le métier qui rentre."

Cette aventure t'a-t-elle conforté dans ton attirance pour le journalisme ?
"Cette aventure est apparue comme un fort argument me précipitant dans mon envie de devenir journaliste sportif. Ayant déjà eu un aperçu de ce milieu, faire les Jeunes Reporters du Tour était pour moi le moyen de toucher du doigt ce rêve qui m'est cher. Au sortir de ces trois semaines magiques, je me suis rendue compte que ma vie devait ressembler à ce que j'ai vécu pendant cette aventure. Oui, je l'affirme, je souhaite plus que tout faire partie de ces gens qui, chaque jour, construisent l'histoire de ce sport, qui malgré ses turbulences, reste un sport très populaire sur les routes du mois de juillet. Alors, oui, je veux moi aussi faire partie de cette grande famille !"

Que retiendras-tu du projet des Jeunes Reporters du Tour ?
"Pour moi, cette expérience a été l'occasion de revêtir, en l'espace de trois semaines, le costume de journaliste sportif. Loin de l'aventure professionnelle, le projet des Jeunes Reporters du Tour est aussi une aventure humaine pleine de valeur. On en apprend beaucoup sur soi et je pense que cela nous a aidés à évoluer malgré nos différences."