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GP de Francfort : Garzelli, sprinter à l'occasion !

Publié le 01/05/2006 17:11

L'Italien Stefano Garzelli gagne le 45ème Grand Prix de Francfort. Il bat au sprint Gerald Ciolek, Danilo Hondo et Erik Zabel.
L'Italien Stefano Garzelli gagne le 45ème Grand Prix de Francfort. Il bat au sprint les Allemands Gerald Ciolek, Danilo Hondo et Erik Zabel.

En avril, ne te découvre pas d'un fil, mais le 1er mai, ne fais pas non plus tout ce qu'il te plaît ! Pas de fête du travail aujourd'hui pour les coureurs, pas de soleil non plus. C'est dans une fraîche grisaille que se dispute la 45ème édition du Grand Prix de Francfort, traditionnel rendez-vous du premier jour de mai. Les jambières et vêtements chauds sont à nouveau de sortie mais l'affluence du public allemand fait vite oublier la rigueur du climat. Le Grand Prix de Francfort est la course allemande la plus populaire. Des milliers de spectateurs se massent au bord des routes de cette épreuve vallonnée, qui prennent parfois l'apparence de celles d'un col d'une grande étape de montagne du Tour de France. Dans de telles conditions, beaucoup de concurrents rêvent de s'illustrer. Le Néerlandais Jens Mouris (Team Regiostrom-Senges) et le Tchèque Lubor Tesar (Team Wiesenhof-Akud) ont cette chance. Ils s'échappent dès le départ et creusent aussitôt l'écart avec le reste du peloton.

L'avance du duo de tête monte à 5'55" avant d'aborder les premières côtes cassantes du parcours. Jens Mouris et Lubor Tesar ne sont pas de grands grimpeurs et ils perdent du terrain dans les portions montantes. A l'inverse, quelques grands favoris décident de lancer les hostilités de bonne heure dans les côtes. Jens Voigt (Team CSC), Andrea Moletta et Fabian Wegmann (Gerolsteiner), Patrik Sinkewitz et Steffen Wesemann (T-Mobile) contre-attaquent à 120 kilomètres de l'arrivée à Francfort ! C'est loin mais ces cinq costauds sont déterminés. L'Allemand Jens Voigt est le plus impressionnant, comme toujours. Le rouleur aux grandes jambes fait mal aux mollets dans les bosses et bientôt, il n'y a plus qu'un homme en mesure de collaborer avec Voigt. Seul Patrik Sinkewitz s'est maintenu dans le sillage du célèbre baroudeur. Ensemble, les deux hommes rattrapent et dépassent les deux éclaireurs que sont Jens Mouris et Lubor Tesar et se lancent dans une incroyable équipée, tâchant de résister au peloton pendant 120 kilomètres.

Jamais l'écart ne dépasse la barre des deux minutes mais Voigt et Sinkewitz s'entendent à merveille, ce qui leur permet d'entrer dans Francfort avec 35 secondes d'avance sur le peloton. Il reste alors trois boucles de 5 kilomètres à parcourir. La course-poursuite est lancée mais Voigt n'abdique pas et abat le plus gros du travail. Malheureusement, la détermination des deux héros du jour ne suffit pas. Repris dans un premier temps par De Maar (Rabobank) et Ivanov (T-Mobile), à 5 kilomètres du but, tous sont revus aux 2 kilomètres pour faire place aux sprinters. Alessandro Petacchi a promis de travailler pour Erik Zabel mais les deux sprinters du Team Milram font n'importe quoi. Petacchi, facile, lance le sprint à 300 mètres de la ligne mais Zabel n'est pas dans sa roue, enfermé en queue de file. L'erreur grossière des Milram sourit à... Stefano Garzelli (Liquigas). Le grimpeur profite de l'effort gratuit de Petacchi pour lancer son sprint. Habilement, il vient enfermer ses rivaux pour s'imposer d'extrême justesse devant Gerald Ciolek (Team Wiesenhof-Akud), Danilo Hondo (Team Lamonta) et Erik Zabel. Du grand art !

Classement :

1. Stefano Garzelli (ITA, Liquigas) les 190,2 km en 4h34'20"
2. Gerald Ciolek (ALL, Team Wiesenhof-Akud) m.t.
3. Danilo Hondo (ALL, Team Lamonta) m.t.
4. Erik Zabel (ALL, Team Milram) m.t.
5. Björn Leukemans (BEL, Davitamon-Lotto) m.t.
6. Stefan Schumacher (ALL, Gerolsteiner) m.t.
7. Luca Ascani (ITA, Naturino-Sapore di Mare) m.t.
8. Davide Rebellin (ITA, Gerolsteiner) m.t.
9. Alexandre Kolobnev (RUS, Rabobank) m.t.
10. Ricardo Serrano (ESP, Kaiku) m.t.