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Interview de Cédric Coutouly (Agritubel)

Publié le 16/12/2005 09:51

Interview de Cédric Coutouly : "ce serait normal qu'Agritubel soit au départ du Tour vu le nouveau mode de sélection."
Interview de Cédric Coutouly : "ce serait normal qu'Agritubel soit au départ du Tour vu le nouveau mode de sélection."

Cédric, comment s'est passé le premier stage d'Agritubel ?
"Le premier stage s'est très bien passé avec l'essai du nouveau matériel, des sorties de trois à quatre heures de vélo, et un tournoi de foot. Ca a été très bien pour faire la connaissance des nouveaux membres de l'équipe. L'ambiance était très bonne."

Vous avez un nouveau vélo, comment se présente-t-il ?
"Très bien ! Nous partons sur des vélos MBK tout carbone équipés Shimano Dura-Ace. Ce sont des vélos assez rigides et confortables à la fois, je m'y sens bien dessus."

Quelle première impression vous ont laissé les nouveaux de l'équipe ?
"Ils m'ont laissé une très bonne impression. Je connaissais déjà Baranauskas pour avoir fait la fin de saison avec lui (Tour du Limousin et Tour de l'Avenir). C'est quelqu'un de timide mais très sympa, tout comme Hans Dekker et Benoît Sinner. Quant aux Espagnols, ils se sont bien intégrés. Reste encore la barrière de la langue mais ils font des efforts, c'est bien."

Si on revient sur 2005, on est frappés par le nombre de vos secondes places. C'est pour mériter le surnom de Coutcoulidor ?
"Oh non, c'est comme ça ! Et c'est aussi un manque de pointe de vitesse de ma part. Je peux dire que c'est rageant car dans le cyclisme il n'y a que la victoire qui compte. Je vais essayer de travailler ça pendant l'hiver."

Diriez-vous, comme Laurent Jalabert, que "gagner ça s'apprend" ?
"Ca s'apprend oui mais chez certains, l'instinct de gagner est inné. Des coureurs arrivent une fois pour la gagne et vont gagner à coup sûr. D'autres arrivent vingt fois pour la gagne et ne gagneront jamais. Il faut la vouloir et également ne pas trop stresser dans le final. Pour ça, Laurent Jalabert était un sacré gagnant."

Pensez-vous qu'un directeur sportif dans sa voiture avec la télé et l'oreillette, peut vous aider ou au contraire, vous inhiber ?
"Pour ma part, l'oreillette ne me dérange pas, mais franchement si elle pouvait disparaître des pelotons je ne serais pas contre, comme ça l'aspect tactique serait plus important et on se fierait plus aux sensations et à l'instinct. Maintenant, c'est souvent le directeur sportif qui prend les décisions. Le coureur a moins de liberté qu'avant."

Lors de l'intersaison, et à l'orée de la nouvelle saison, programmez-vous des aspects sur lesquels vous pensez pouvoir progresser ?
"Oui. Comme je vous l'ai dit plus haut, j'essaie d'améliorer mon sprint et ma puissance."

Vous avez fait second du Tro Bro Leon, le "Paris-Roubaix Breton", la performance de Florent Brard sur l'autre Paris-Roubaix doit vous inspirer ?
"Oui beaucoup. J'adore les classiques du nord. Elles m'ont toujours fait rêver, que ce soit le Tour des Flandres, le Het Volk et bien sûr Paris-Roubaix, qui est vraiment une course d'antologie. J'y pense assez souvent l'hiver et c'est sûr qu'à l'image de Florent cette année, j'aimerais bien y briller un jour. Mais pour ça il faut encore bosser."

Y-a-til une course que vous surlignez particulièrement pour 2006 ?
"Les classiques flamandes et Paris-Roubaix me motivent, de même que la Route du Sud, course de ma région. Mais là, c'est plus les étapes car pour le général il faut bien grimper."

Evoque-t-on le mot Tour de France chez Agritubel, maintenant que les critères de sélection peuvent évoluer ?
"C'est vrai que lors du stage on en n'a pas parlé mais dans les têtes de chacun je pense qu'on y songe fort. Je pense que ce serait tout à fait normal vu le recrutement et le nouveau mode de sélection qu'Agritubel soit au départ du Tour. Ce serait bien que la Société du Tour soit un peu 'patriote' en aidant le cyclisme français et surtout les nouveaux petits sponsors à exister. Que ce ne soit pas que les multinationales qui aient le droit au Tour. Pour ma part, comme tout cycliste, je rêve d'être au départ du Tour mais si un jour je dois le faire, c'est pour pouvoir le finir et être acteur sur quelques étapes pour les baroudeurs. Je pense qu'à ce jour, il y a encore beaucoup de boulot alors progressons et on verra par la suite."

On vous connaît moins, alors dites-nous quel DVD, bouquin, revue ou autres vous emmenez sur une île déserte ?
"Eh bien j'emmène d'abord ma copine (il sourit). Après, en bouquin, ce sera le 'Da Vinci Code'. Quant au DVD, j'aime bien tous les films de Kevin Spacey et Tom Hanks."

Propos recueillis le 16 décembre 2005.

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