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Interview de Davide Rebellin (Gerolsteiner)

Publié le 18/03/2007 00:02

Interview de Davide Rebellin : "je n'ai pas encore gagné Paris-Nice, loin de là. Mais je connais le parcours, puisque j'habite ici."
Interview de Davide Rebellin (Gerolsteiner) : "je n'ai pas encore gagné Paris-Nice, loin de là. Mais je connais le parcours, puisque j'habite ici."

Il a été les chercher ses quarante-cinq victoires durant sa carrière déjà longue, Davide Rebellin (Gerolsteiner). Toujours placé encore en ce début de saison (4ème du Tour d'Algarve, 2ème du GP de Chiasso), le Vénitien a pris le Maillot Jaune de leader de Paris-Nice au soir de l'arrivée à Mende, où il ne fut devancé que de 2 petites secondes par l'Espagnol de la Discovery Channel, Alberto Contador. Entré dans l'histoire du cyclisme comme le premier à avoir réalisé la même année la fameuse trilogie Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège en 2004, le "Tintin italien" affectionne les épreuves par étapes d'une semaine puisqu'il remporta la Tirreno Adriatico en 2001 et échoua pour quelques petites secondes derrière l'Allemand Jörg Jaksche lors de Paris-Nice 2004.
Davide, quelle stratégie allez-vous adopter pour sauvegarder le Maillot Jaune sur la dernière étape de Paris-Nice ?
"J'ai parfaitement conscience qu'il ne sera pas possible de contrôler tout le monde. J'ai l'espoir de bénéficier d'une certaine aide de certains coureurs bien placés en souci de défendre leurs positions et aussi dans l'idée de remporter une victoire d'étape. Je pense en particulier à des coureurs de la Lampre et de la Liquigas, mais aussi de la CSC, qui pourraient m'être assez utiles. De toutes façons, je ne vois pas le final en ma défaveur."

Avez-vous disposé, entre Brignoles et Cannes, mais déjà sur les routes du Vaucluse, de toute l'aide que vous souhaitiez de la part de votre équipe ?
"L'équipe a très bien travaillé. Je lui en sais gré. Ils ont vraiment donné le meilleur d'eux-mêmes. J'espère qu'ils vont pouvoir récupérer et qu'ils m'apporteront encore demain un bon coup de main (NDLR : Davide Rebellin a perdu hier quatre coéquipiers : Heinrich Haussler, Volker Ordowski, Oliver Zaugg et Markus Zberg)."

Avez-vous eu quelques frayeurs en voyant le départ de Contador dans le Tanneron ?
"C'est vrai que je n'étais pas spécialement rassuré au moment de son offensive. Au départ, je me suis efforcé de limiter la casse. C'était un calcul dans la mesure où je connais particulièrement les routes de la région. Je savais qu'il restait encore quelques 15 kilomètres de plat avant l'arrivée qui me permettraient de revenir. J'espérais bénéficier d'une certaine collaboration de certaines équipes, et c'est ce qui s'est produit."

Considérez-vous alors désormais avoir fait le plus dur avant d'arriver à Nice ?
"Non, l'étape demain sera encore assez difficile. Je n'ai pas encore gagné Paris-Nice, loin de là. Je connais le parcours, puisque j'habite ici. Le fait d'être à la maison va encore plus me motiver."

Le fait de connaître parfaitement les routes va-t-il vous permettre de mieux gérer ?
"Connaître les routes, c'est bien, mais il faut aussi que les jambes soient au rendez-vous. C'est mon plus grand souhait à la veille de ce rendez-vous si important pour moi. Le fait de porter le Maillot Jaune, conjugué au moral, tout cela devrait me transcender. Enfin, on verra demain. De plus, pas mal de monde aura les jambes lourdes après une journée comme aujourd'hui."

Les statistiques prouvent que la meilleure préparation pour Milan-San Remo se fait sur Tirreno-Adriatico, et pourtant vous avez préféré Paris-Nice. Pourquoi ?
"Je pense le contraire. Le fait de bénéficier de plusieurs jours en plus pour récupérer, à la différence de Tirreno, présente pour moi plus d'avantage pour mieux préparer Milan-San Remo. Le passé, en ce qui me concerne, plaide dans cette théorie puisque c'est après mon bon Paris-Nice de 2004 que j'ai remporté les trois classiques ardennaises. Nous avons bénéficié en plus cette semaine du soleil, de la chaleur, en somme des conditions idéales de préparation pour la première classique du calendrier."

Le Championnat du Monde n'est-il pas l'épreuve qui fait défaut à votre palmarès déjà très riche ?
"C'est vrai que j'y pense souvent. J'ai encore l'ambition d'essayer de le remporter et pourquoi pas cette année en Allemagne."

Sur laquelle de vos sept participations êtes-vous passé peut être le plus prêt du titre ?
"A Plouay je pense. C'est l'année où le titre m'a échappé d'assez peu. En 2000, je crois. Cela me parait déjà si loin. On a encore le temps d'y penser. C'est en août, et même en juillet lors du Brixia Tour, que je verrai où j'en suis."

Une sixième saison dans l'équipe allemande Gerolsteiner est synonyme d'une certaine fidélité à vos dirigeants. Quelles en sont les raisons ?
"C'est une équipe sérieuse dans laquelle j'ai pu fournir mes meilleurs résultats. Je me félicite de leur confiance et je fais le maximum pour la mériter."

Propos recueillis à Cannes par Jean-François Modery le 17 mars 2007.

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