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Interview de Rémi Di Gregorio (Française des Jeux)

Publié le 17/01/2006 00:05

Interview de Rémi Di Gregorio : "pour l'instant, je dois encore observer et progresser en tenant compte de mon jeune âge."
Interview de Rémi Di Gregorio : "pour l'instant, je dois encore observer et progresser en tenant compte de mon jeune âge."

La valeur n'attend pas le nombre des années. Rémy Di Gregorio, lancé très tôt par Marc Madiot dans le professionnalisme, alors qu'il avait tout juste 20 ans l'an dernier à même époque, donne l'impression d'avoir beaucoup appris au contact de coéquipiers chevronnés tels Carlos Da Cruz ou Christophe Mengin. Economisé en première partie de saison, le coureur d'Aubagne a justifié par la suite toute la confiance témoignée par ses dirigeants lors des deux épreuves génératrices de jeunes talents où il fut aligné, le Tour de l'Ain (5ème au classement général final) et le Tour de l'Avenir (5ème à Guéret).

Rémi, dans quel état d'esprit abordez vous cette deuxième année sur le circuit pro ?
"Le meilleur état d'esprit que l'on peut imaginer. La santé est là et la forme aussi. Etant jusqu'ici épargné par des pépins physiques, j'aborde la saison dans des conditions optimales."

Vous a-t-il été proposé un calendrier d'épreuves un peu plus étoffé que l'an dernier ?
"A court terme, je vais débuter à la maison, c'est-à-dire sur le Grand Prix d'Ouverture La Marseillaise puis sur l'Etoile de Bessèges. J'enchaînerai ensuite avec le Tour Méditerranéen et le Tour du Haut-Var. Je pourrais, mais rien n'est sûr pour l'heure, être retenu sur une grande épreuve comme Paris-Nice. La suite est beaucoup plus nébuleuse. Je rêve d'être sélectionné pour un grand tour. Je me rangerai de toutes les façons aux décisions des dirigeants."

Etes-vous toujours habité du même tempérament offensif que celui affiché dans les rangs de votre club formateur du VC La Pomme Marseille ?
"Il est sûr que je resterai le même. Je donne toujours le maximum. C'est peut-être une qualité, non ?"

Pouvez-vous améliorer votre pointe de vitesse afin de tirer votre épingle du jeux lors des arrivées au sprint ?
"C'est clair que j'ai encore une marge de progression tant dans le domaine que vous citez que dans celui de la montagne. Je regarde et j'apprends dans toutes les épreuves auxquelles je participe. Mon jeune âge me fait penser que j'arriverai à de bien meilleurs résultats avec l'expérience. La pointe de vitesse aux arrivées est aussi variable avec l'état de fraîcheur dans lequel on se trouve dans le final d'une épreuve."

Avez-vous beaucoup appris lors de cette première année ?
"Je me suis d'abord imprégné du milieu professionnel. On va dire que cela m'a éveillé à certaines tactiques de course tout à faire différentes de celles pratiquées chez les amateurs. Mais je suis encore en apprentissage."

Quels seront vos objectifs lors de cette saison 2006 ?
"J'en ai quelques-uns. On va dire que je ne manquerai aucune opportunité si elles se présentent. Dans l'esprit d'équipe, il va sans dire."

Vous arrive-t-il d'inscrire le Mont Faron ou le col de l'Ange dans vos parcours d'entraînement ?
"Le Faron, pas spécialement. Je vais même vous avouer ne l'avoir reconnu pour la première fois que la semaine dernière dans la perspective de ma participation au Tour Méditerranéen. J'en ai effectué l'ascension par le côté La Valette, c'est-à-dire par le parcours le plus classique. Le col de l'Ange se classe de son côté dans mes parcours incontournables puisqu'il se situe aux abords immédiats de Marseille."

Peut-on résolument vous classer dans la catégorie des grimpeurs ?
"J'ai obtenu certains résultats assez probants dans cette spécialité en amateurs. Au contact des pros, il faut être plus prudent. Avant, j'étais polyvalent. C'est mi-rouleur, mi-grimpeur."

Y aurait-il du Richard Virenque dans votre tactique de course ?
"Je l'ignore. C'est vrai que les échappées aux longs cours ont parfois des issues heureuses. C'est une idée à retenir pour les années à venir. Pour l'instant, je dois observer et progresser en tenant compte de mon jeune âge."

Quelles sensations avez-vous éprouvé lors du dernier Tour de l'Ain, où nous vous avions souvent aperçu aux avant-postes, en particulier dans la Faucille ?
"De très bonne sensations. Je me suis rendu compte que j'étais capable de jouer la gagne chez les pros. Très réconfortant au demeurant. L'équipe était très bien structurée de plus. J'ai fait en sorte de donner le maximum et ma foi les résultats ont été au rendez-vous. Je garde un excellent souvenir de cette épreuve."

Etes-vous toujours dans le giron familial à Aubagne ?
"Toujours. Mon environnement familial constitue l'épicentre de ma santé morale."

Propos recueillis à Valescure par Jean-François Modery le 13 janvier 2006.

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